Vettel partira en tête au Grand Prix du Canada

Le pilote Sebastian Vettel a poursuivi aujourd’hui sa saison de rêve en enregistrant le meilleur temps des qualifications du Grand Prix du Canada.
Photo: La Presse canadienne (photo) Paul Chiasson Le pilote Sebastian Vettel a poursuivi aujourd’hui sa saison de rêve en enregistrant le meilleur temps des qualifications du Grand Prix du Canada.

Le pilote allemand, Sebastian Vettel, a poursuivi aujourd’hui sa saison de rêve en enregistrant le meilleur temps des qualifications du Grand Prix du Canada sur une piste montréalaise pourtant pas censée être favorable à sa Red Bull. Suivi de près par les deux pilotes d’une équipe Ferrari en pleine renaissance, il se prépare à courir demain la première épreuve cette saison à se dérouler sous la pluie.

Le jeune champion du monde en titre a parcouru les 4,361 km du circuit Gilles-Villeneuve en 1 minute 13,014 secondes entre une piste sèche et un ciel menaçant.

L’Espagnol Fernando Alonso et le Brésilien Felipe Massa de l’écurie Ferrari ont été les deux autres pilotes les plus rapides de l’après-midi, respectivement à 0,185 seconde et 0,203 seconde du meneur. La quatrième place sur la grille de départ ira au coéquipier de Sebastian Vettel, Mark Webber. Le gagnant de la course de l’an dernier, Lewis Hamilton n’a pas pu faire mieux que le cinquième temps avec sa McLaren, suivi par Nico Rosberg de l’équipe Mercedes, en 6e place, l’autre pilote McLaren, Jenson Button, en 7e, Michael Schumacher (Mercedes), en 8e, et les deux pilotes Renault, Nick Heidfeld et Vitaly Petrov, en 9e et 10e place.

Sebastian Vettel remportait ainsi sa 6e pôle position en 7 épreuves dans un championnat où il compte déjà 5 victoires en 6 courses. Son équipe ne partait pourtant pas favori, ce week-end, l’enchaînement de longues lignes droites et de virages serrés de la piste de l’Île Notre-Dame convenant en principe mal à sa voiture surtout réputée pour la qualité de son aérodynamisme et sa vitesse dans les longues courbes rapides.
«Ce n’est probablement pas la piste qui nous convient le mieux, mais nous avons fait nos devoirs», a commenté le pilote de 21 ans qui a commencé son week-end de course, hier matin, en allant échouer sa voiture dans le fameux «mur du Québec».

Les pilotes de l’écurie Ferrari avaient de quoi être fiers eux aussi après un difficile début de saison qui place actuellement le double champion du monde, Fernando Alonso, au cinquième rang de la course au titre, et son coéquipier en 8e. «C’est clairement notre meilleur début de week-end depuis longtemps, a observé Alonso qui bénéficie à Montréal d’une voiture à laquelle on a apporté de nombreuses améliorations. Ça fait du bien de revenir parmi les meilleurs.»

Hamilton déçu

Ce résultat constitue une certaine déception pour les McLaren déjà censées être bien adaptées aux caractéristiques de la piste et auxquelles on croyait aussi avoir apporté des améliorations. «J’avais pourtant l’impression d’avoir fait un tour fantastique, a confié Lewis Hamilton. Les changements qu’on a apportés sont, à l’évidence, moins bons que ceux de Ferrari. C’est des choses qui arrivent. Ça ne veut pas dire que l’on ne pourra pas se battre demain.» Auteur jusque-là de trois pôles positions et de deux victoires en trois présences à Montréal, le Britannique avait annoncé d’entrée de jeu, hier, que le circuit Gilles-Villeneuve était l’un de ses préférés.

Pleuvra, pleuvra pas

Tous se sont dit bien conscients cependant combien ce tableau pourrait changer durant la course de demain, sur une piste qui a la réputation d’être très dure sur la mécanique et pleine de pièges. Surtout si les météorologues devaient avoir raison et qu’elle devait se dérouler au moins en partie sous la pluie.

«On sait qu’il va pleuvoir demain, a déclaré Sebastian Vettel qui dit continuer de se méfier des McLaren. La question est de savoir quand et en quelle quantité. La place sur la grille de départ est toujours importante, mais ce sera une longue course durant laquelle beaucoup de choses pourraient arriver.»

Les équipes ont eu bien peu d’occasions cette saison de tester les pneus pluie du nouveau fabricant attitré Pirelli, a noté Felipe Massa. «Il y aura peut-être de la pluie, peut-être pas. Ça ne fait rien parce que nos voitures devraient être bonnes sur le sec et comme sous la pluie.»

«C’est peut-être la grille de départ la moins déterminante de toute la saison jusqu’à présent», a noté son coéquipier, Fernando Alonso. «Ça risque d’être encore plus amusant pour vous, et plus stressant pour nous.»