LNH - Les entraîneurs ont modifié leur stratégie

Toronto — Au début de la saison en octobre, il semblait que toutes les équipes jouaient avec plus d'agressivité et préconisaient un style divertissant alors qu'elles tentaient de s'adapter aux nouveaux règlements visant à favoriser le jeu offensif dans la LNH.

Mais alors qu'on s'approche de la mi-saison, quelques équipes sont maintenant revenues à un style plus défensif.

Les statistiques n'ont pas tellement changé. Il y avait une moyenne de 6,3 buts par match avant les rencontres d'hier, une légère diminution par rapport à 6,4 au mois d'octobre.

Mais Edmonton, Colorado, New Jersey et Tampa Bay ont réalisé des jeux blancs mardi. Et alors qu'une douzaine de joueurs semblaient se diriger vers des saisons de 50 buts à la fin du mois d'octobre, il n'y en a plus que sept maintenant.

Les entraîneurs et les joueurs ont commencé à faire les ajustements nécessaires mais ce n'est pas une surprise. On s'y attendait.

«C'est ce que je pense, cela a pris un certain temps, a noté l'entraîneur Jacques Martin, des Panthers de la Floride. Au début de la saison, parce qu'il y avait de nouveaux règlements et que c'était un retour au jeu après une année d'absence, il semblait qu'il y avait plus de pénalités et plus d'attaques.»

«La clé maintenant, c'est de se positionner, se déplacer afin se mettre en position pour contrer l'adversaire. Et je pense que des ajustements ont été apportés, et cela a aidé à réduire le nombre de pénalités et aidé les joueurs à surveiller leurs rivaux de la bonne façon.»

Les Blues de St. Louis sont maintenant plus prudents pour faire de l'échec-avant après avoir connu un départ horrible.

«Plus tôt cette saison, nous étions trop agressifs et nous le sommes moins maintenant, a révélé l'entraîneur des Blues, Mike Kitchen. Quand on va trop vite et qu'on n'a pas l'occasion de faire de l'échec-avant, mieux vaut alors rester à l'arrière pour ne pas se faire déjouer.»

«Nous avions des problèmes au début de la saison parce qu'on accordait trop de bonnes occasions de marquer. C'était plus facile qu'on le pensait de marquer. Nous avons décidé de préconiser ce qu'on appelle la trappe pour donner moins de marge de manoeuvre et aussi moins d'options.»