Penguins 6, Canadien 4 - Deux buts pour Crosby

Sidney Crosby n'a pas raté sa rentrée à Montréal, contre l'équipe pour laquelle il a tellement rêvé de jouer, y allant d'un doublé dans la victoire de 6-4 que les Penguins ont arrachée au Canadien, hier, devant une salle comble de 21 273 spectateurs au Centre Bell.

Les Québécois Michel Ouellet et Maxime Talbot ont également joué les trouble-fête, contribuant trois buts. Ouellet en a obtenu deux, ses sixième et septième de la campagne en seulement 11 matchs, et Talbot a ajouté son cinquième, en plus de récolter une passe. De quoi faire plaisir à l'ancien entraîneur du CH, Michel Therrien, qui a savouré la victoire à son retour à Montréal à la barre des Penguins.

Après avoir connu un début de match affreux, le Canadien a comblé un retard de trois buts, prenant même les devants 4-3 en deuxième période, mais les Penguins ont eu le dernier mot.

Quoique chanceux, le deuxième but de la soirée du numéro 87 s'est avéré celui de la victoire, à 1:58 du dernier tiers. Crosby a redirigé la rondelle du patin gauche sur le tir de Zigmund Palffy. Le disque a bifurqué sur la jambière droite de Théodore, avant de glisser dans le filet. Ouellet a cloué le dernier clou à 14:57, complétant la belle passe de Talbot.

S'il a tant rêvé de porter les couleurs de l'équipe qui a réclamé son père au repêchage de 1984, Crosby n'a pas fini de faire faire des cauchemars aux partisans du Tricolore. Crosby a joué un rôle important dans les deux défaites du CH contre les Penguins cette saison, ayant tranché le débat en tirs de barrage à Pittsburgh le 10 novembre.

Shane Endicott, son premier en carrière, a inscrit l'autre réussite des Penguins (11-19-9).

Jan Bulis, en plus d'une aide, Steve Bégin, Sheldon Souray et Jonathan Ferland, son premier à son premier match dans la LNH, ont réussi les buts du Canadien (18-14-6), qui continue de s'enliser. Bégin, Ferland et Garth Murray ont eu beau amener de l'entrain à l'équipe, le traitement choc de Claude Julien n'a pas fonctionné.

Les Penguins ont eu l'avantage 36-33 dans la colonne des lancers, Marc-André Fleury étant supérieur à José Théodore.

Le Canadien a été pitoyable en défense au cours du premier vingt et il n'a pu compter sur Théodore afin de racheter ses erreurs.