La «Crosby-folie» a frappé Montréal

Sidney Crosby, lors de son passage à Toronto, lundi soir. Hier, à Montréal, il a accordé le point de presse le plus couru cette saison dans l’entourage du Canadien.
Photo: Agence Reuters Sidney Crosby, lors de son passage à Toronto, lundi soir. Hier, à Montréal, il a accordé le point de presse le plus couru cette saison dans l’entourage du Canadien.

La «Crosby-folie» a déferlé au Centre Bell, hier matin. Sidney Crosby a accordé le point de presse le plus couru cette saison dans l'entourage du Canadien.

Le directeur général Bob Gainey aurait annoncé le congédiement de Claude Julien que la salle n'aurait pas été plus bondée de journalistes.

Le jeune surdoué des Penguins de Pittsburgh est resté imperturbable, répondant aux questions en français et en anglais avec le sourire aux lèvres. Il n'y a que lorsqu'on l'a interrogé au sujet de sa non-sélection au sein de l'équipe olympique canadienne qu'il a adopté un air plus sérieux.

Crosby n'a pas fait de déclarations fracassantes, répétant ce qu'il dit dans chacune des villes qu'il visite depuis l'ouverture de la saison. Évidemment, une première visite au Centre Bell revêtait un cachet particulier pour lui, le Canadien ayant «toujours été mon équipe préférée», comme il a répété en français.

Le cirque s'est déplacé dans les vestiaires des deux équipes, au terme de leur séance d'entraînement respective. On se serait cru en pleine finale de la coupe Stanley. Dans le camp des Penguins, on a permis à trop d'amateurs de venir rencontrer Crosby et compagnie. L'entraîneur Michel Therrien a senti le besoin de convoquer une réunion d'équipe afin de vider la place et de recentrer ses troupes sur la tâche à accomplir.

«Croyez-moi, ce n'est pas comme ça partout où je vais», avait dit Crosby plus tôt. Le Néo-Ecossais, natif de Cole Harbour, avait également admis que l'arrivée de Therrien avait fait le plus grand bien à l'équipe qui était désorganisée avec Ed Olzcyk à sa barre. «Il est juste, mais il exige le meilleur de chacun de nous. Il est bien structuré et il a le souci du détail, on avait besoin de ça. C'est un gros changement», a-t-il commenté.

Au sujet des critiques qu'on a formulées à son endroit à Toronto, lundi, à l'occasion de son premier match au Canada, le numéro 87 a dit qu'elles ne modifieront en rien son style. «On dit que je me laisse trop emporter par les émotions. Je ne vais rien changer, je vais rester un joueur intense, un passionné pour mon sport. Je vais continuer d'être émotif dans le feu de l'action.»

S'il y a un aspect qu'il s'efforce toutefois de corriger, c'est d'adresser la parole le moins possible aux arbitres. «Il est plus important pour moi de rester concentré sur mon rendement. Ce n'est parfois pas facile en raison de toutes les pénalités qui sont signalées.»

Il s'est dit quelque peu surpris de s'être vu confier la tâche d'adjoint au capitaine.

«Ça m'a donné confiance et j'essaie de m'améliorer davantage. Je veux montrer le bon exemple à mes coéquipiers sur la glace parce que je ne suis pas celui qui va parler le plus dans le vestiaire.»