Soccer - Une élimination qui laisse un goût amer dans l'entourage de l'Impact

L'entraîneur Nick DeSantis semblait relativement serein hier après-midi au Soccerplexe Catalogna quand les membres de l'Impact de Montréal se sont réunis pour la première fois depuis leur élimination aux dépens des Sounders de Seattle en ronde demi-finale.

Certes, DeSantis était déçu que ses joueurs ne soient pas parvenus à conserver le championnat de la D1 de la USL obtenu en 2004. Mais il se consolait avec l'excellente prestation des siens en saison régulière, qui leur a valu une séquence record de 15 matchs sans défaite, un dossier de 18-3-7 et le premier rang au classement général.

«Avant le début de la saison, mon but, c'était de faire en sorte qu'ils retrouvent la même motivation qu'ils avaient eue l'an dernier, et ils l'ont fait», a souligné DeSantis.

Le pilote de l'Impact s'est dit d'autant plus impressionné que son équipe a dû composer avec une relative instabilité au sein du onze de base, à l'attaque et au milieu du terrain surtout — à cause des blessures à des joueurs-clés comme Eduardo Sebrango et Zé Roberto, de l'absence de six joueurs rappelés par l'équipe canadienne en milieu de saison et du départ vers l'Europe de Sandro Grande et d'Ali Gerba.

«Nous avons obtenu des résultats positifs même avec des gars qui avaient moins d'expérience, de qui on ne s'attendait pas tant», a déclaré DeSantis, qui a notamment louangé la contribution du nouveau venu Masahiro Fukasawa, un vétéran de la J-League qui a été le seul, avec le capitaine Mauro Biello, à disputer chacun des 28 matchs de la formation montréalais en saison régulière.

«Malheureusement, il n'était pas habitué à jouer aussi souvent en si peu de temps, et c'est pourquoi Masa ne commençait plus autant de matchs dernièrement, a expliqué DeSantis. Je préférais l'utiliser en fin de partie, pour qu'il puisse mieux profiter de sa vitesse à un moment où l'adversaire est plus fatigué.»

Cette situation, conjuguée au départ inopiné de Grande vers l'Europe et à la blessure à Zé Roberto, a fait en sorte que l'Impact n'était tout à coup plus aussi dominant au milieu du terrain, a noté DeSantis.

À l'attaque, l'équipe n'a pu miser sur Sebrango que pour 12 matchs — celui-ci se dirigeait vers une saison de 10 à 12 buts avant sa blessure, selon l'entraîneur montréalais — et a dû jouer à la chaise musicale avec les Kevin Wilson, Ali Gerba, Carlos Garcia, Darko Kolic, Joel Bailey et Charles Gbeke.

«Ce n'était pas facile de trouver une chimie entre les deux attaquants», a déclaré Biello, qui a néanmoins sauvé les meubles pour l'Impact en 2005 avec une récolte de neuf buts, la deuxième meilleure prestation dans la carrière du vétéran de 33 ans, et sept filets vainqueurs, un nouveau record d'équipe.

«Nous sommes chanceux que Mauro ait pris les choses en mains, tout comme nous sommes chanceux d'avoir pu mettre la main sur Charles Gbeke tout juste avant la date limite des transferts», a dit DeSantis de ce dernier, qui a récolté deux buts et deux aides en neuf matchs en saison régulière, puis marqué chacun des trois buts de l'Impact en séries.

La défensive de l'Impact a été tout aussi dominante qu'il y a un an, accordant seulement 15 buts en 28 matchs pour la deuxième saison d'affilée. Elle aura toutefois accordé quatre buts en deux rencontres éliminatoires face aux Sounders de Seattle, dont deux filets lors du match retour que le gardien Greg Sutton et ses coéquipiers aimeraient bien revoir.

«Nous n'étions pas aussi alertes que nous aurions dû l'être et ils en ont profité, a déploré Sutton. Nous avons laissé la victoire nous glisser des mains. Selon moi, c'est clair que nous avions la meilleure équipe.»

«La série Seattle-Montréal, c'était la finale avant la lettre, a affirmé DeSantis. Il faut rendre crédit aux Sounders. Ils se sont ajustés. L'an dernier, ils avaient tenté de jouer un style offensif contre nous en finale. Cette année, ils se sont regroupés en défensive et ont joué la contre-attaque.»

Les membres de l'Impact se réuniront une dernière fois en début de semaine prochaine, à l'occasion du banquet annuel de l'équipe.

DeSantis (entraîneur de l'année), Biello (joueur le plus utile) et Gabriel Gervais (défenseur de l'année) sont en lice pour les honneurs qui seront remis par la ligue ce week-end.