Lock-out - Joueurs, entraîneurs et directeurs généraux espèrent que la fin approche

Toronto — Daniel Brière refuse de se laisser berner encore une fois. Le centre des Sabres de Buffalo entend toutes ces rumeurs voulant que les discussions entre la LNH et l'Association des joueurs aillent bon train et qu'il puisse y avoir entente d'ici le mois de juillet. Il refuse toutefois de mordre à l'hameçon cette fois.

«Je suis un peu plus prudent malgré toutes les rumeurs positives qu'on entend depuis deux semaines, a déclaré Brière hier. On s'est fait avoir à quelques reprises au cours de l'hiver, alors qu'on pensait qu'il y avait entente mais que dans les faits, ce n'était même pas proche. Je suis le dossier de près, c'est certain, mais je reste calme.»

Brière a peut-être raison. Même si on évoque de plus en plus la possibilité d'une entente imminente, il reste encore plusieurs obstacles à franchir.

«Quand ils me diront que tout a été absolument complété et finalisé et que nous allons recommencer à jouer au hockey, seulement à ce moment-là je vais m'exciter», a déclaré Brière depuis Ottawa.

Le capitaine des Islanders de New York, Michael Peca, avait sensiblement la même attitude. «Je pense que la leçon que nous avons apprise, c'est qu'il ne faut pas trop s'exciter quand on semble faire des progrès, et ne pas trop déprimer quand on semble dans une impasse, a-t-il dit hier depuis sa résidence de Buffalo. Ce sera fait quand ce sera fait, pas avant. Je ne veux pas trop m'emporter, même si je dois reconnaître que j'ai commencé à m'entraîner un petit peu plus fort afin de me préparer en vue d'une saison.»

Dur pour les nerfs

Les joueurs ne sont pas les seuls à tenter d'éviter de se laisser emporter par les émotions.

«C'est un défi, au jour le jour, d'essayer de tempérer ses émotions», a déclaré le directeur général des Maple Leafs de Toronto, John Ferguson, hier, depuis son bureau du Centre Air Canada.

«J'ai passé à travers cela en 1994 et c'était comme les montagnes russes, a commenté le directeur général des Red Wings de Detroit, Ken Holland. Cette fois, je me suis dit qu'il fallait que je reste le plus calme possible.»

Chose que Ken Hitchcock, entraîneur des Flyers de Philadelphie, semble réussir plutôt mal. «Je ne veux même pas y penser», a-t-il lancé.