Championnats du monde de sports aquatiques - Les hauts dirigeants de la FINA repartent tout à fait emballés de Montréal

Tout baigne dans l'huile et les championnats du monde de sports aquatiques seront les meilleurs de l'histoire! Celui qui fait cette prédiction est le docteur Julio Maglione, nul autre que le trésorier de la Fédération internationale de natation (FINA), et ses propos sont appuyés par le directeur général Cornel Marculescu et le secrétaire de l'organisme international qui chapeaute l'événement, Bartolo Consolo.

Les trois hauts dirigeants de la FINA sont repartis de Montréal hier après-midi après y avoir passé une dizaine de jours à voir et revoir toutes les facettes et tous les détails de cette grande compétition internationale qui sera présentée du 17 au 31 juillet.

Bilan

«On part tranquilles et heureux, a déclaré Marculescu, un ancien membre de l'équipe de water-polo de Roumanie. On a rencontré un comité organisateur très enthousiaste et très professionnel sous la direction de René Guimond. On n'a trouvé aucun problème, mais une transparence et une collaboration totale. Je dirais même que je suis super positif. L'organisation est impeccable.»

Marculescu et ses acolytes semblent avoir été surtout impressionnés par «l'enthousiasme et la motivation» des dirigeants en place, ce qui inclut le maire Gérald Tremblay. C'est d'ailleurs la seule raison fournie par l'Uruguayen Maglione quand on lui a demandé comment il pouvait prédire que ces championnats seront les mieux organisés.

«On a un problème, on entre dans le bureau de René Guimond, et deux minutes après, tout est réglé. Et pour tout de bon», explique Marculescu, un polyglotte qui vit à Lausanne, en Suisse francophone, et s'exprime dans un français impeccable.

«En un mois et demi, ces gens-là ont fait un travail incroyable.»

Des questions

Il reste maintenant à savoir si ces championnats vont s'autofinancer ou si les contribuables montréalais vont devoir compenser et si les billets vont bien se vendre.

Dans le premier cas, Marculescu insiste pour dire qu'il ne faut pas compter bêtement les dollars mais tenir compte de l'héritage que les championnats vont laisser à Montréal et des retombées économiques.

«À Barcelone, dit-il, on a dit qu'elles ont été de 70 millions d'euros [plus de 110 millions $CAN]. Et avez-vous pensé à la valeur de ces deux semaines de télévision qui vont parler de Montréal à travers le monde entier?»

Guimond, dont l'objectif est de parvenir à financer complètement les championnats sans avoir à recourir aux millions offerts en garantie par le maire de Montréal, a fait savoir que des commanditaires importants devraient être annoncés bientôt.

Quant à la vente de billets, encore une fois, Marculescu s'est montré très optimiste, convaincu par «un plan de vente très agressif». Et Guimond assure que c'est bien parti.

«Vous avez un voisin, qui a la meilleure équipe de natation de toute son histoire», a tenu à rappeler Marculescu en parlant de l'imposant marché américain.

La beauté du site du parc Jean-Drapeau, au milieu du fleuve sur l'île Sainte-Hélène, le fait que toutes les compétitions pourront être présentées au même endroit, ce qui n'était pas le cas à Barcelone, a rappelé l'Italien Consolo, et le métro qui y mène directement en moins de cinq minutes du centre-ville ou de la Rive-Sud de Montréal sont d'autres avantages indéniables pour le trio de dirigeants décidément très optimiste.