Les Pays-Bas l’emportent 3-1 et éliminent les États-Unis

Finalistes à la Coupe du monde en 1974, en 1978 et en 2010, les Pays-Bas ont prolongé à 19 leur séquence de matchs sans défaite.
Luca Bruno Associated Press Finalistes à la Coupe du monde en 1974, en 1978 et en 2010, les Pays-Bas ont prolongé à 19 leur séquence de matchs sans défaite.

Memphis Depay et Daley Blind ont marqué en première demie, Denzel Dumfries a ajouté un but tardif et les Pays-Bas ont éliminé les États-Unis à la Coupe du monde de soccer grâce à une victoire de 3-1 dans le premier de deux matchs de huitièmes de finale, samedi.

Entré sur le terrain en deuxième demie, Haji Wright a permis aux États-Unis de réduire l’avance des Néerlandais à 2-1, à la 76e minute de jeu.

Sur la séquence, un centre de Christian Pulisic a frappé le pied arrière de Wright avant de passer par-dessus la tête du gardien Andries Noppert et tomber dans le filet.

 

Toutefois, Dumfries, qui avait participé aux deux premiers buts des Pays-Bas, a touché la cible pendant la 81e minute de jeu.

« Lorsque vous affrontez une équipe comptant sur autant de talent et que vous lui donnez trois, quatre chances, elle va marquer trois ou quatre buts », a déclaré le capitaine de l’équipe des États-Unis, Tyler Adams.

« Nous pouvons montrer que nous sommes capables de rivaliser avec quelques-unes des meilleures équipes au monde, quelques-uns des meilleurs joueurs au monde, et c’est une amélioration notoire pour le soccer aux États-Unis. Nous allons dans la bonne direction, c’est sûr, mais nous devons continuer de pousser parce que nous n’y sommes pas encore. Mais nous sommes près », a ajouté Adams.

Finalistes à la Coupe du monde en 1974, en 1978 et en 2010, les Pays-Bas affronteront, vendredi prochain, les vainqueurs du duel entre l’Argentine et l’Australie, qui sera présenté plus tard samedi.

Pour les États-Unis, qui espéraient franchir la ronde des huitièmes de finale pour la première fois depuis 2002 avec leur équipe remodelée, il s’agit d’une fin de parcours décevante.

Avec le deuxième groupe le plus jeune dans tout le tournoi, les Américains ont réalisé le strict minimum pour pouvoir parler de succès à cette Coupe du monde en battant l’Iran lors de leur dernière sortie de la phase de groupe et ainsi se qualifier au volet éliminatoire.

Mais comme en 2010 contre le Ghana et en 2014 face à la Belgique, les États-Unis ont été éliminés en huitièmes de finale. Les Américains ne comptent aucune victoire en 12 tentatives face à un rival européen en Coupe du monde depuis 2002, incluant six défaites. Aussi, leur fiche est d’un gain et sept défaites lors de matchs de la phase éliminatoire.

« Je pense que nous avons fait du progrès », a estimé le sélectionneur américain Gregg Berhalter.

« Lorsque les gens regardent notre équipe, ils voient une identité claire », a-t-il ensuite affirmé. « Ils voient des joueurs qui se présentent sur le terrain et qui se battent pour leurs coéquipiers. Ils voient le talent sur le terrain. Nous avons fait du progrès, mais ce soir, nous sommes restés à court. »

Bien que les États-Unis aient été les plus efficaces au début de match, les Néerlandais ont marqué le premier but après avoir sectionné le pressing américain.

 

Posté sur le flanc droit, Dumfries a effectué une passe alors que Depay, laissé sans surveillance, se présentait dans la surface de réparation. Son tir du pied droit, d’une distance d’environ 14 mètres a battu le gardien Matt Turner au second poteau pendant la 10e minute de jeu.

Il s’agissait de son 43e but international, ce qui lui confère le deuxième rang chez les Néerlandais, derrière les 50 filets de Robin van Persie.

Les Pays-Bas ont doublé leur avance sur le dernier botté de la première demie, pendant la première minute des arrêts de jeu. Une remise de touche a mené à une série de passes, et Dumfries a relayé le ballon à Blind, laissé complètement seul sur le point de penalty. Blind a logé le ballon dans le filet pour son troisième but international et son premier en huit ans.

Wright a été dépêché dans la mêlée à la 67e minute et a inscrit son deuxième but international, faisant revivre les espoirs des États-Unis. Mais Dumfries a été oublié par Tim Ream et Antonee Robinson et, avec son pied, gauche, il a fait dévier le centre de Blind dans le filet des États-Unis.

« Vous regardez à travers ce vestiaire et le silence est assourdissant », a décrit Turner.

« Nous voulons créer des moments pour les gens à la maison dans le but qu’ils deviennent amoureux du sport et ce soir n’a pas été l’un d’eux, malheureusement. »

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