Une confiance inébranlable chez le Canadien

La remontée du Canadien face aux Flyers est venue faire oublier un peu les ennuis de l’équipe au niveau de l’exécution.
Graham Hughes La Presse canadienne La remontée du Canadien face aux Flyers est venue faire oublier un peu les ennuis de l’équipe au niveau de l’exécution.

Martin St-Louis disait jeudi qu’il était convaincu que sa troupe allait vaincre les Blue Jackets de Columbus même si elle accusait un retard de deux buts. C’est finalement 48 heures plus tard face aux Flyers de Philadelphie que le Canadien de Montréal a réussi le coup.

La confiance inébranlable de l’entraîneur-chef du Tricolore est visiblement contagieuse.

« Nous sommes déjà venus de l’arrière quelques fois cette saison et nous savons donc que nous avons ce qu’il faut pour y arriver, a souligné le centre Christian Dvorak après la victoire en fusillade de 5-4 du Tricolore, samedi soir au Centre Bell. Nous sommes confiants même quand nous sommes en retard au pointage. »

« Lors des deux derniers matchs, nous avons travaillé d’arrache-pied pour venir de l’arrière. Nous avons trouvé une façon de gagner cette fois-ci. Nous devons connaître de meilleurs débuts de match, mais nous savons que nous sommes toujours dans le coup. »

Il a fallu un bijou ou deux de Nick Suzuki pour que le Tricolore parvienne à renverser les Flyers samedi. Le capitaine a d’abord mis la table pour le but égalisateur de Cole Caufield alors qu’il restait 1,9 seconde de temps réglementaire. Il a ensuite effectué une feinte magistrale devant le gardien Carter Hart pour marquer du revers en tirs de barrage.

« Il fait preuve de sang-froid. Il est très calme même quand tout va vite autour de lui », a mentionné St-Louis au sujet des exploits de Suzuki en fin de rencontre.

« Il fait quelque chose pour préparer le jeu suivant. C’est comme aux échecs, a ajouté St-Louis en revenant sur sa passe transversale vers Caufield qui a mené au but égalisateur. Il comprend que le jeu qui vient d’être fait provoque une rotation chez l’adversaire et il sait tirer avantage de la situation quand il reçoit la rondelle. »

St-Louis a aussi rappelé que l’intelligence et la diversité du jeu de Suzuki lui permettaient de continuer à trouver Caufield fin seul de l’autre côté de la patinoire. Suzuki a d’ailleurs l’aide primaire sur quatre des 11 buts de Caufield cette saison.

« La supercherie est un élément important de son jeu, a expliqué St-Louis. Quand il s’avance le long du flanc droit, il va parfois tirer et l’adversaire doit respecter ça. Et c’est là qu’il trouve Cole. S’il ne tirait jamais, peut-être que Cole ne serait pas démarqué aussi souvent. Il est donc imprévisible. »

La remontée du Canadien face aux Flyers est venue faire oublier un peu les ennuis de l’équipe au niveau de l’exécution.

Pendant de longs moments, le Tricolore a eu des ennuis à orchestrer des sorties de zone en contrôle de la rondelle et des attaques soutenues en territoire adverse.

« Je crois que c’était la première fois ce soir qu’une équipe nous donnait de la misère à sortir de notre zone en possession de la rondelle et à rentrer à la ligne bleue avec la possession de la rondelle, a admis St-Louis. Nous allons analyser ça et essayer de trouver des solutions. »

Les gardiens du Canadien ont accordé au moins quatre buts lors de chacun des quatre derniers matchs de l’équipe.

Les joueurs étaient en congé dimanche. Ils reprendront l’entraînement lundi, puis accueilleront les Sabres de Buffalo, mardi au Centre Bell. Le Canadien sera ensuite à Columbus, mercredi, puis à Chicago, vendredi, pour des duels contre les Blue Jackets et les Blackhawks. Le match de vendredi sera présenté à 14 h.

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