Verstappen console Red Bull au Grand Prix de F1 des États-Unis

Le champion Max Verstappen après sa victoire au Grand Prix des États-Unis à Austin au Texas
Chris Graythan Getty Images via Agence France-Presse Le champion Max Verstappen après sa victoire au Grand Prix des États-Unis à Austin au Texas

La victoire de Max Verstappen, dimanche, au Grand Prix de F1 des États-Unis, apportant le titre des constructeurs à Red Bull, est venue consoler l’écurie autrichienne endeuillée par la mort de son fondateur, Dietrich Mateschitz, et sous le coup d’une sanction pour dépassement du plafond budgétaire en 2021.

« C’était difficile. Tout semblait bien se passer, mais l’arrêt au stand a été un plus long que prévu », a déclaré Verstappen. « Évidemment, c’est un week-end très difficile pour nous, et nous le dédions à Dietrich. La seule chose que nous pouvions faire aujourd’hui était de gagner », a-t-il souligné.

Deux semaines après son sacre à Suzuka, dans des conditions dantesques dues à la pluie, le double champion du monde néerlandais a devancé le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), qui attendra pour décrocher sa première victoire de la saison, et le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari).

Coéquipier de ce dernier, Carlos Sainz Jr, parti en position de tête, a abandonné après quelques hectomètres, après avoir manqué son départ et percuté au premier virage par le Britannique George Russell (Mercedes).

 

Verstappen en a profité pour égaler le record de 13 victoires dans une saison, copropriété de Michael Schumacher et Sebastian Vettel. Une performance remarquable, à néanmoins relativiser, car, à leur époque, les deux Allemands avaient moins de courses au calendrier (18 et 19 contre 22).

Il n’en reste pas moins que la domination de « Super Max » est plus que jamais écrasante sur cet exercice 2022 et il lui reste trois épreuves, au Mexique, au Brésil puis à Abou Dhabi, pour établir une nouvelle référence.

« Joli »

Sa victoire sur le toujours aussi bosselé circuit des Amériques, sa deuxième de suite, n’a néanmoins pas été de tout repos. S’il a longtemps dominé les débats, un tournant survenu au 36e des 56 tours est venu saupoudrer de suspense la course, quand son changement de pneus a duré une éternité (11,1 secondes).

À sa sortie des stands, derrière Charles Leclerc, entré juste après lui mais plus rapide à en sortir, le Néerlandais, énervé, a lancé un amer « joli » à la radio, adressé à ses techniciens.

Descendu en 5e position, le Néerlandais s’y est pris à deux fois pour doubler le Monégasque. Et à six tours de l’arrivée, il a dépassé Hamilton pour définitivement s’échapper, bien qu’étant exposé à une pénalité de cinq secondes s’il ressortait une quatrième fois des limites.

À lui seul, son succès a offert à Red Bull le 5e titre des constructeurs de son histoire, le premier depuis 2013 et 17 ans après le premier, couronnant une domination presque totale cette saison, puisque l’écurie, basée à Milton Keynes en Angleterre, compte désormais 15 victoires en 19 épreuves, Ferrari ramassant les restes.

Il n’y avait qu’à voir les yeux embués de larmes de son patron, Christian Horner, pour comprendre que des sentiments mitigés ont traversé l’écurie, orpheline de son propriétaire, Dietrich Mateschitz, décédé samedi.

Hommage à Mateschitz

Un hommage a d’ailleurs été rendu, avant la course, par tout le paddock à l’homme d’affaires, mort à 78 ans.

Dans ces conditions, inutile d’attendre de la part de Red Bull une annonce pour savoir si elle allait accepter la proposition de sanction formulée jeudi par la Fédération internationale de l’automobile (FIA,) qui l’a épinglée pour dépassement du plafond budgétaire la saison passée.

Quelque 440 000 fans étaient rassemblés autour du circuit des Amériques, un record.

Preuve que la popularité de la F1 aux États-Unis se vérifie également dans la sphère des célébrités en tout genre, les chanteurs et musiciens Ed Sheeran, Pharrell Williams, la nouvelle retraitée du tennis Serena Williams, l’actrice Eve Hewson, fille du chanteur de U2 Bono, se sont promenés sur la grille avant le départ, tout comme l’ancienne star de la NBA Shaquille O’Neal, chargé d’envoyer du son sous le surnom de DJ Diesel après la course.

L’acteur Brad Pitt, lui, est venu tout le week-end observer la vie du paddock, en vue d’un film sur la F1, avec Lewis Hamilton à la production, dans lequel il va jouer et qui sera tourné sur certains Grands Prix en 2023.

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