Max Verstappen s’impose au Grand Prix de Belgique

La victoire du Néerlandais lui permet de consolider sa position au sommet du classement des pilotes.
Photo: John Thys Agence France-Presse La victoire du Néerlandais lui permet de consolider sa position au sommet du classement des pilotes.

Le Néerlandais Max Verstappen, sur Red Bull, a remporté le Grand Prix de Belgique, malgré un départ de la 14e place sur la grille, en raison d’une pénalité.

Comme il l’avait fait au Grand Prix d’Hongrie avant la pause estivale, alors qu’il était parti de la 10e place avant de l’emporter, Verstappen a offert une autre performance impériale en Belgique.

Cette victoire lui permet de consolider sa position au sommet du classement des pilotes, lui qui détient maintenant une avance de 93 points sur son plus proche poursuivant. Mais il ne s’agit plus de Charles Leclerc, qui a glissé en troisième place en raison d’un difficile week-end pour Ferrari, mais de son coéquipier chez Red Bull Serio Perez, deuxième sur le mythique circuit de Spa-Francorchamps.

« C’est un week-end que je n’aurais pas pu imaginer, a dit Verstappen. Je crois que nous en voulons davantage et continuerons de travailler d’arrache-pied.»

« Ça a été très chaotique, très difficile d’éviter les problèmes dans le premier tour. Une fois en tête, il ne restait plus qu’à gérer tout cela. Mais tout ce week-end a été fabuleux. »

Carlos Sainz, parti de la pole position dans sa Ferrari, a complété le podium de cette course, devant George Russell (Mercedes).

 

Verstappen s’est hissé en tête de la course dès le 12e tour (sur 44) et a en plus récolté le point boni offert au tour le plus rapide. Sa troisième victoire consécutive constitue sa neuvième de la saison la 29e de sa carrière.

« Max, tu as été brillant. Dans une classe à part toute la fin de semaine », lui a lancé le directeur de Red Bull, Christian Horner, après qu’il eut franchi le fil d’arrivée. »

Parti 15e, Leclerc s’est hissé jusqu’au cinquième rang. Il a toutefois été relégué en sixième place au classement finale en raison d’une pénalité de cinq secondes qui lui a été imposée pour vitesse excessive dans les puits, ce qui a permis à Fernando Alonso (Alpine Renault) de terminer cinquième.

« Je ne savais même pas, personne ne m’en a parlé, a déclaré un Leclerc surpris par cette pénalité. Pourquoi ai-je écopé de cette pénalité ? »

Quant à sa course pour le championnat avec Verstappen, Leclerc semble avoir abandonné.

« Je ne me concentre pas sur le championnat présentement. Les Red Bull étaient sur une autre planète aujourd’hui. Nous devons trouver pourquoi elles sont autant devant les autres. »

La quête d’un troisième podium d’affilée de Lewis Hamilton (Mercedes) a pris fin dès le premier tour, quand il a touché Alonso et que sa voiture s’est brièvement trouvée dans les airs.

Le Québécois Lance Stroll, parti neuvième, a chuté de deux places pour conclure au 11e rang, hors des points. Son coéquipier chez Aston Martin, Sebastian Vettel, a quant à lui amélioré son sort de deux places par rapport à sa position de départ pour conclure en huitième position.

Le Torontois Nicholas Latifi (Williams) a quant à lui été le dernier pilote à compléter la course, en 18e place. Il était parti de la 11e place sur la grille.

Esteban Ocon (Alpine) a terminé septième, suivi de Vettel, Pierre Gasly (Alpha Tauri) et Alex Albon (Williams).

 

Bon départ des Mercedes

Sainz s’est retrouvé en pole puisque Verstappen et Leclerc faisaient partie d’un groupe de plusieurs pilotes à avoir été sanctionnés de positions sur la grille. Il s’est maintenu devant le peloton au départ, tandis que Russell et Hamilton ont dépassé Perez pour se retrouver derrière Alonso.

Hamilton a alors tenté de dépasser Alonso par l’extérieur, mais il a touché le côté de sa voiture, ce qui a eu pour effet de soulever la sienne. Les commissaires de course ont révisé l’incident, mais n’ont pas imposé de sanction supplémentaire.

« Quel idiot de refermer la piste de l’extérieur, s’est plaint Alonso à son équipe. Nous avons connu un super départ, mais ce gars ne sait piloter et prendre le départ que de la pole. »

Quand un journaliste a voulu lui rapporter les propos d’Alonso, Hamilton l’a interrompu.

« Je me fous de ce qu’il peut dire, je ne l’ai pas vu dans mon angle mort. »

Dans une entrevue subséquente, le Britannique a toutefois admis ses torts.

 

« C’était ma faute. J’en ai payé le prix. Mais j’étais devant. »

Quelques secondes après qu’Hamilton eut dû abandonner, Latifi a glissé sur la piste et poussé l’Alfa Romeo de Valtteri Bottas dans le gravier, forçant l’intervention de la voiture de sécurité.

Hamilton s’est tenu aux côtés de sa voiture tandis que de la fumée s’en échappait, avant de regagner les garages à pied. Il a par la suite reçu un avertissement pour avoir refusé de visiter le centre médical.

Ferrari a encore une fois pris une décision bizarre au cours de cette saison aux stratégies bâclées : l’écurie a rappelé Leclerc pour un train de pneus neufs avec un tour à faire, dans une quête futile de réussir le tour le plus rapide. Leclerc a été dépassé par Alonso tandis qu’il sortait des puits, a dû dépasser l’Espagnol, mais n’a pas été capable de réussir ce tour le plus rapide.

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