Laporte récolte la première victoire française du Tour

Christophe Laporte Laporte a tiré un maximum de profit de la légère ascension menant au fil d’arrivée.
Daniel Cole Associated Press Christophe Laporte Laporte a tiré un maximum de profit de la légère ascension menant au fil d’arrivée.

Christophe Laporte s’est détaché du peloton dans le dernier droit de la 19e étape du Tour de France pour mettre fin à la disette française à la Grande Boucle grâce à sa première victoire d’étape.

Deux jours seulement avant que ne prenne fin la course à Paris, Laporte a sauvé l’honneur des cyclistes français, qui n’avaient toujours pas goûté à la victoire cette année. Seulement deux fois dans l’histoire de la Grande Boucle, en 1926 et 1999, la compétition a été privée de victoire française.

Laporte a lancé son attaque après qu’un trio de cyclistes en échappée eut été rattrapé avec 1,5 kilomètre à franchir dans cette étape en comptant 188, 5 et se concluant à Cahors, dans le sud-ouest de la France. Avec très peu de dénivelé, cette étape semblait sur papier toute désignée pour les sprinters, mais Laporte a tiré un maximum de profit de la légère ascension menant au fil d’arrivée.

Le cycliste de l’équipe Jumbo-Visma, la même que le meneur Jonas Vingegaard, a conclu en trois heures, 52 minutes et quatre secondes (3:52:05). Il a devancé Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck) et Alberto Dainese (DSM), qui ont croisé le fil d’arrivée les premiers d’un large peloton à une seconde du vainqueur seulement.

Hugo Houle (Israël-Premier Tech) faisait partie de ce peloton. On lui a octroyé le 24e rang. Son coéquipier Guillaume Boivin a terminé 24 secondes plus tard, en 41e place, tandis que Michael Woods a terminé 83e, à 2:26 du gagnant.

Antoine Duchesne (Groupama-FDJ), s’est inséré entre ces deux Canadiens au 63e rang (+1:53).

Il s’agit de la cinquième victoire d’étape ce mois-ci pour la puissante équipe néerlandaise qui compte également sur Wout van Aert. Le polyvalent Belge n’a pas été dans le coup pour la victoire d’étape vendredi, pavant la voie à la victoire de Laporte.

« Je suis super heureux, je ne peux pas le croire. Wout m’a dit : ’Aujourd’hui, c’est pour toi’, a raconté Laporte. J’étais déjà satisfait de notre superbe travail d’équipe, mais de remporter une victoire d’étape au Tour de France est un rêve qui se réalise. »

L’étape n’a pas entraîné de changement significatif au classement général, Vingegaard détenant toujours une avance de 3:26 devant le double champion en titre Tadej Pogacar, cinquième vendredi. Le vainqueur en 2018, Geraint Thomas, occupe la troisième place, à huit minutes.

Les organisateurs avaient d’abord indiqué que Pogacar avait gagné cinq secondes sur Vingegaard après sa cinquième place acquise au sprint, mais ils lui ont finalement accordé le même temps.

Houle a quant à lui grimpé de deux rangs pour se retrouver maintenant en 22e place. Woods est 34e, suivi de Duchesne (63e) et Boivin (120e).

Pogacar a tenté de se sauver du peloton dans la dernière heure, mais van Aert a rapidement réagi et ne l’a pas laissé se détacher. Ce sont plutôt Alexis Gougeard, Fred Wright et Jasper Stuyven qui ont lancé une attaque avec 32 km à faire.

Van Aert a ramené le peloton pour paver la voie à Laporte, tandis que Michael Matthews (BikeExchange-Jayco), a aussi participé à la poursuite, pavant la voie au sprinter Dylan Groenewegen.

Une fois l’échappée rattrapée, Laporte a accéléré et n’a plus regardé derrière.

Il ne reste qu’un test avant que la course n’atteigne Paris : un contre-la-montre de 41 km samedi. Vingegaard semble assuré de remporter un premier Tour de France après la confortable avance qu’il s’est bâtie dans les Alpes et les Pyrénées.

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