La police de London révisera son enquête concernant Hockey Canada

Le président et chef de la direction de Hockey Canada, Scott Smith, sera de retour à Ottawa.
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne Le président et chef de la direction de Hockey Canada, Scott Smith, sera de retour à Ottawa.

La police de London, en Ontario, a ordonné une révision interne de son enquête sur le viol collectif présumé impliquant des membres de l’équipe canadienne ayant pris part au Mondial de hockey junior 2018. De son côté, Hockey Canada a indiqué qu’elle n’allait plus utiliser un fonds créé à même les cotisations de ses membres pour régler des cas d’agression sexuelle.

Le chef de la police de London, Steve Williams, a déclaré par communiqué que la révision déterminera si « d’autres pistes d’enquête pouvaient exister ». Il précise toutefois que l’enquête originale, qui s’était conclue sans que des accusations soient déposées, avait été « longue et détaillée ».

La pression s’est accentuée cette semaine quand La Presse canadienne a rapporté que Hockey Canada maintenait un fonds d’urgence à même les frais d’inscription récoltés partout au pays pour les risques non assurables, comme les cas d’agressions sexuelles.

Mercredi, l’organisme a toutefois indiqué par communiqué que ce fonds ne servira plus à régler les cas d’inconduite sexuelle. « À partir de maintenant [...], il sera exclusivement réservé aux initiatives de l’organisation en matière de sécurité, de bien-être et d’équité, de même qu’à l’assurance — de 2014 à 2021, 98 % des ressources du fonds ont été allouées à ces dépenses. »

Nouveaux témoignages

 

Par ailleurs, le p.-d.g. de Hockey Canada, Scott Smith, et son prédécesseur, Tom Renney, seront de retour à Ottawa la semaine prochaine pour répondre aux questions des membres du Parlement sur leur gestion de ce viol collectif présumé et de l’entente à l’amiable qui secoue leur sport.

L’ex-vice-président aux assurances et gestion des risques de la fédération, Glen McCurdie et le président de la Ligue canadienne de hockey, Dan MacKenzie, doivent témoigner devant le Comité permanent du patrimoine canadien mercredi prochain. Barry Lorenzetti, p.-d.g. de BFL Canada, et Dave Andrews, président de la Fondation Hockey Canada, également.

Les patrons des trois ligues juniors majeures du pays — Gilles Courteau, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec ; David Branch, de la Ligue de l’Ontario ; Ron Robison, de la Ligue de l’Ouest — ont aussi été convoqués

Smith, Renney et Andrews ont déjà comparu devant le Comité permanent du patrimoine canadien le mois dernier, après que TSN eut d’abord rapporté le viol présumé et le règlement de gré à gré.

Les conséquences de leurs témoignages, qui ont laissé plusieurs politiciens pantois, ont alors été immédiates: Hockey Canada a vu son financement fédéral gelé, et plusieurs entreprises partenaires de l’organisation ont retiré leurs billes.

La fédération sportive est en eaux troubles depuis mai dernier, quand il a été révélé qu’elle avait réglé en douce une poursuite intentée par une femme qui déclare avoir été violée par huit joueurs, dont des membres de l’équipe nationale junior, à la suite d’un gala tenu en 2018 à London.

À voir en vidéo