Le Canada veut détrôner les États-Unis en CONCACAF

Le Canada a vaincu la Jamaïque 3-0 le 14 juillet dernier. Jessie Fleming (en photo) a marqué le premier but du match.
Fernando Llano Associated Press Le Canada a vaincu la Jamaïque 3-0 le 14 juillet dernier. Jessie Fleming (en photo) a marqué le premier but du match.

Les Canadiennes ont eu le dessus sur les Américaines en route vers leur triomphe aux Jeux olympiques de Tokyo l’été dernier. Maintenant, le Canada veut bâtir sur ce succès et détrôner les États-Unis du titre de champion de la CONCACAF.

Les rivaux nord-américains ont connu un parcours identique pour accéder à la finale du championnat féminin de la CONCACAF de lundi. Chacune des nations a dominé ses adversaires 12-0 au chapitre des buts.

L’équipe la mieux classée de la planète et les Canadiennes (6e équipe mondiale) ont respectivement disposé du Costa Rica et de la Jamaïque 3-0 lors des demi-finales de jeudi.

Le Canada et les États-Unis se hissent en tête pour les tirs au but (Canada 59, É.-U. 54), les passes décisives (Canada 11, É.-U. sept) et les coups de pied de coin (Canada 39, É.-U. 29) au tournoi de huit pays.

 

Les Américaines ont toutefois le dessus au chapitre des passes avec 1652, contrairement aux Canadiennes qui en ont totalisé 1573. Le Mexique a pris le troisième rang avec 864 passes.

Neuf joueuses américaines ont fait vibrer les cordages au tournoi, contrairement aux huit Canadiennes.

 

C’est le premier affrontement entre les deux puissances depuis le 2 août 2021, quand le Canada a remporté 1-0 en demi-finale des Olympiques grâce à un penalty de Jessie Fleming. L’Unifolié a mis la main sur la médaille d’or compte tenu d’une victoire à la séance de penaltys contre la Suède tandis que les États-Unis se sont contentés du bronze après une victoire contre l’Australie.

« Je crois assurément que notre confiance est à son plus haut à l’aube de ce match », a affirmé la joueuse de milieu de terrain canadienne, Desiree Scott, dimanche. « Vous savez qu’il a beaucoup de cette confiance qui provient des Jeux de Tokyo.

« Évidemment rien n’est donné, tout est acquis. Et nous sommes au courant de ça avant cette finale. Mais je crois que l’équipe est dans un bon état d’esprit et nous avons très hâte pour cette finale. »

L’entraîneur-chef de la sélection américaine, Vlatko Andonovski, a dit se souvenir de la défaite aux Olympiques, mais qu’il se souvient également de toutes les erreurs de parcours afin de les utiliser comme « opportunité pour grandir par la suite ». Il a toutefois mentionné que la demi-finale à Kashima n’a pas été un sujet de conversation parmi ses joueuses.

« L’une des raisons, c’est parce que seulement, je crois, quatre ou cinq joueuses de notre groupe étaient sur le terrain lors de ce match-là », a-t-il lancé.

En réalité, ce n’est que quatre Américaines qui ont entamé la rencontre contre le Canada lors des Jeux olympiques qui ont été titularisées lors de la demi-finale du championnat féminin de la CONCACAF — Lindsey Horan, Rose Lavelle, Alex Morgan et Becky Sauerbrunn, qui était la capitaine aux Olympiques.

Contrairement au Canada, qui a neuf joueuses qui ont été titularisées lors de la finale des Jeux de Tokyo qui étaient du 11 partant lors de la demi-finale du championnat féminin de la CONCACAF. Une 10e joueuse, la défenseuse latérale Allysha Chapman, a marqué en tant que remplaçante. La 11e joueuse partante, la gardienne Stephanie Labbé, a pris sa retraite depuis.

L’entraîneuse-chef du Canada, Bev Priestman, a admis que le succès olympique a laissé une marque sur ses joueuses.

« Je crois que l’équipe se voit désormais comme l’une des meilleures au monde, a-t-elle déclaré. On pourrait débattre à savoir si elle pensait comme ça par le passé… Je ne sais pas. Mais je crois que cette histoire doit continuer d’être écrite. C’est l’essentiel. Nous ne voulons pas être victimes d’un succès éphémère. Nous voulons être une formation qui peut gagner avec constance sur la scène internationale. »

Seulement le pays gagnant du championnat de la CONCACAF va s’assurer d’une place aux Jeux olympiques. Les équipes qui prendront le deuxième et troisième rang s’affronteront en septembre 2023 pour se disputer la dernière place disponible.

Le Costa Rica et la Jamaïque vont croiser le fer lors du match pour le bronze qui sera disputé plus tôt lundi au Estadio BBVA de Monterrey.

 

Les quatre pays qui ont accédé à la demi-finale du tournoi ont tous en poche un laissez-passer pour la Coupe du monde de 2023 qui se déroulera en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Haïti et le Panama, qui ont terminé au troisième échelon de leur groupe respectif, devront passer par des matchs de barrages internationaux pour se qualifier.

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