Hughes attend toujours la bonne offre pour Petry

«Ultimement, qu’il soit prêt en septembre, en octobre ou en novembre, ce que nous voulons, c’est une résolution finale qui lui permettra d’être un gardien à temps plein dans la LNH», a dit Hughes.
 
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne

«Ultimement, qu’il soit prêt en septembre, en octobre ou en novembre, ce que nous voulons, c’est une résolution finale qui lui permettra d’être un gardien à temps plein dans la LNH», a dit Hughes.

 

Kent Hughes a réduit les attentes après avoir été très peu actif depuis l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la LNH.

Le directeur général du Canadien de Montréal a affirmé en visioconférence jeudi que son dossier prioritaire était toujours d’échanger le défenseur Jeff Petry afin d’obtenir un peu plus de flexibilité à long terme dans sa masse salariale.

Mais alors que la plupart des transactions effectuées dans la LNH au cours des derniers jours ont été à sens unique en raison de contraintes liées au plafond salarial, Hughes a rappelé qu’il ne tenait pas non plus à se départir du défenseur américain âgé de 34 ans.

« Jeff Petry est un défenseur important pour notre équipe. Il n’est pas un joueur que nous cherchons à échanger en raison de son jeu, mais plutôt à cause de circonstances familiales, a rappelé Hughes. Si nous l’échangeons, nous devons gagner de la flexibilité sous le plafond salarial ou obtenir un joueur ou un espoir qui pourra nous aider à devenir meilleurs dans le futur. »

Il n’est donc pas question pour Hughes de retenir une partie du salaire moyen annuel de 6,25 millions de dollars américains de Petry afin de favoriser ses chances de l’échanger. Pas question non plus de bonifier son offre en sacrifiant un espoir ou un choix au repêchage.

Se rapprocher de sa famille

 

Petry, qui est originaire de la région de Detroit, a manifesté son intérêt à être échangé à une équipe américaine afin de se rapprocher de sa famille. Son épouse, Julie, qui a accouché de leur quatrième fils plus tôt cette semaine, et leurs enfants sont restés aux États-Unis l’hiver dernier. Les raisons concerneraient les restrictions canadiennes et/ou québécoises liées à la pandémie de COVID-19.

« Il est possible de l’échanger, nous avions des offres hier, mais nous voulons trouver un échange qui aura du sens pour le Canadien, a dit Hughes. Sinon, Jeff devra revenir à Montréal. Nous l’aimons comme joueur. Il aime tout de Montréal, sauf les complications reliées à sa famille. »

« Nous allons continuer de l’accommoder, mais ça n’a pas besoin de se produire aujourd’hui ou demain. Ça peut arriver dans une semaine ou dans un mois », a-t-il poursuivi.

Questionné sur d’autres avenues envisagées pour obtenir de la flexibilité dans sa masse salariale, notamment en échangeant un ailier, Hughes a simplement répondu qu’il gardait la porte ouverte à toutes les options.

Plusieurs rumeurs ont circulé au cours des dernières semaines concernant l’intérêt du Canadien pour le centre des Jets de Winnipeg Pierre-Luc Dubois. Ce dernier est présentement joueur autonome avec compensation. Il a déjà affirmé publiquement qu’il ne souhaitait pas signer une entente à long terme avec les Jets.

Hughes a joué de prudence lorsqu’il a été interrogé au sujet de son intérêt pour Dubois, indiquant s’être déjà fait taper sur les doigts depuis sa nomination en janvier dernier pour avoir parlé de joueurs n’appartenant pas au Canadien.

« Je peux dire que si nous avions les moyens d’obtenir un grand joueur de centre établi dans la LNH, c’est certain que nous aurions de l’intérêt », a-t-il répondu avec un large sourire.

Hughes a également admis que si Petry était échangé avant le début de la saison, alors il devrait obtenir des renforts en défensive pour ne pas placer les espoirs de l’équipe dans une position délicate.

En attente de réponses pour Price

 

Hughes avait le sourire moins facile en discutant de l’avenir de Carey Price.

Le gardien ayant remporté le plus de matchs dans l’histoire du Canadien a reçu une injection au genou auquel il a été opéré l’été dernier. Le même qui l’a embêté en raison de l’inflammation lors de son retour au jeu en avril.

Hughes a indiqué que Price devait rencontrer ses médecins à Montréal en juillet. Il est toutefois trop tôt pour savoir s’il pourra reprendre le collier dès le début du camp, en septembre.

« Ultimement, qu’il soit prêt en septembre, en octobre ou en novembre, ce que nous voulons, c’est une résolution finale qui lui permettra d’être un gardien à temps plein dans la LNH », a dit Hughes.

Il serait donc étonnant que le Canadien transige le gardien auxiliaire Jake Allen, ou encore qu’il aille chercher des renforts à cette position avant la fin de cette saga.

Par ailleurs, Hughes a indiqué que l’attaquant Paul Byron avait subi une intervention mineure et reçu une injection. Il est possible qu’il ne soit pas disponible lors de l’ouverture du camp.

Mesar signe

 

Moins de 24 heures après son compatriote slovaque Juraj Slafkovský, l’attaquant Filip Mesar a signé un contrat de recrue de trois saisons avec le Canadien, jeudi.

Mesar a été sélectionné au 26e rang du repêchage de la LNH la semaine dernière. Son ami d’enfance Slafkovský a été l’élu du Canadien au premier rang.

Les deux joueurs ont participé au camp de développement du Canadien en début de semaine au Complexe sportif Bell.

 

S’il est évident que Slafkovský obtiendra une véritable chance de se tailler un poste avec le Canadien lors du camp, Hughes suivra de près l’évolution de Mesar. Ce dernier pourrait se retrouver chez le Rocket de Laval, dans la Ligue américaine de hockey. Sinon, ses droits dans la Ligue canadienne de hockey appartiennent aux Rangers de Kitchener.

« Nous voulons qu’il ait une chance d’avoir du succès offensivement, qu’il joue en avantage numérique et dans toutes les phases, a expliqué Hughes. Si nous ne sommes pas en position pour lui offrir ça à Laval, oui, il y a Kitchener. Nous allons évaluer ça de semaine en semaine lors du camp. »

Hughes a également commenté les embauches du défenseur Madison Bowey et des attaquants Anthony Richard et Mitchell Stephens.

 

« Ce sont des joueurs qui amènent de la profondeur dans l’organisation, pas seulement à Laval. Nous avons vu l’importance de la profondeur l’an dernier avec les blessures et la COVID-19 », a rappelé Hughes.

Il n’a pas fermé la porte à d’autres embauches de profondeur au cours des prochains jours, « mais pas un Nazem Kadri », a-t-il souligné.

Pas de d.g. adjoint pour l’instant

Le Canadien a également annoncé jeudi la nomination de Philippe Desaulniers en tant que chef de la technologie, analytique hockey, et Miranda McMillan en tant qu’analyste des données hockey.

Ils travailleront sous la supervision du directeur du département d’analyse de statistiques avancées, Christopher Boucher.

Hughes a indiqué qu’il se concentrerait maintenant sur l’embauche d’un entraîneur adjoint pour remplacer Luke Richardson, récemment nommé entraîneur-chef des Blackhawks de Chicago. Il a également noté le besoin d’embaucher deux recruteurs professionnels.

Toutefois, Hughes a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de se dénicher un directeur général adjoint, alors qu’il continue de se familiariser avec ses nouvelles responsabilités.

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