Les absents retiennent l’attention à Wimbledon

Daniil Medvedev, classé n ° 1, a été exclu de l’All England Club, ainsi que tous les autres joueurs de Russie et de Biélorussie, à cause de la guerre en Ukraine.
Photo: Alberto Pezzali Associated Press Daniil Medvedev, classé n ° 1, a été exclu de l’All England Club, ainsi que tous les autres joueurs de Russie et de Biélorussie, à cause de la guerre en Ukraine.

Avant même qu’une balle soit frappée, cette édition de Wimbledon retient l’attention davantage pour les absents que pour les joueurs qui sont là.

Et ce, même en tenant compte du fait que Serena Williams revient au jeu en simple, après un an d’absence.

Daniil Medvedev, classé n ° 1, a été exclu de l’All England Club, ainsi que tous les autres joueurs de Russie et de Biélorussie, à cause de la guerre en Ukraine.

Le favori Novak Djokovic, triple champion en titre, a résumé les choses ainsi : « C’est vraiment difficile de dire ce qui est correct et ce qui ne l’est pas. »

« Comme enfant de la guerre dans les années 1990, je sais ce que c’est d’être dans la position [des Ukrainiens] », a déclaré le Serbe de 35 ans, qui lancera les activités sur le central lundi, face à Soonwoo Kwon.

« D’un autre côté, je ne peux pas dire que je suis entièrement d’accord avec le fait d’interdire les joueurs russes et biélorusses. Je ne vois tout simplement pas comment ils ont contribué à quoi que ce soit qui se passe. Je ne pense pas que ce soit juste. »

Djokovic est en quête d’un 21e trophée du Grand Chelem. Dans l’état actuel des choses, il ne pourra pas jouer à New York en août, n’étant pas vacciné contre le coronavirus. Et il ne compte pas le devenir.

« C’est une motivation supplémentaire pour bien jouer ici », a-t-il ajouté.

À la suite de l’interdiction de certains joueurs, les deux circuits professionnels ont retiré leurs points de classement de Wimbledon.

C’est dur à avaler qu’il n’y ait pas de points. Je ne vais pas vous dire que j’en suis content, mais c’est hors de notre contrôle.

Le tournoi garde quand même son cachet avec le gazon, ses traditions de longue date et, il faut bien le dire, ses dizaines de millions de dollars en prix.

« C’est dur à avaler qu’il n’y ait pas de points. Je ne vais pas vous dire que j’en suis content, mais c’est hors de notre contrôle, a dit Frances Tiafoe, tête de série numéro 24. Au bout du compte, si je disais à ma mère que je ne joue pas à Wimbledon, elle me dirait que je suis vraiment tombé sur la tête. C’est sûr que j’y serai. »

La championne en titre Ash Barty a pris sa retraite en mars, à 25 ans.

Roger Federer, titré huit fois à Wimbledon, récupère d’une autre série d’opérations au genou ; il n’a participé à aucun tournoi depuis Wimbledon l’an dernier.

Alexander Zverev, classé n° 2, est écarté après s’être déchiré les ligaments de la cheville droite à Roland-Garros.

Pour la toute première fois, il n’y aura pas de jour de repos le premier dimanche ; il y aura donc des matchs pendant 14 jours, et non 13.

Les foules seront de retour, après les restrictions liées à la pandémie l’an dernier et l’annulation du tournoi en 2020.

C’est aussi le centenaire du Court central, inauguré en 1922.

Championne de Roland-Garros et joueuse la mieux classée à la WTA, Iga Swiatek arrive en ayant remporté 35 matchs d’affilée.

Couronnée sept fois au All England Club (et 23 fois en Grand Chelem), l’invitée Williams a joué en simple le plus récemment en juin 2021, lorsqu’elle a glissé sur le court central et s’est blessée à l’ischio-jambier droit. Elle a dû se retirer au premier set, au premier tour.

Rafael Nadal, grand vainqueur en Australie et à Roland-Garros, cette année, souffre de douleurs chroniques au pied gauche. Cela a amené l’Espagnol de 36 ans à se demander s’il pouvait être au tournoi ou même continuer de jouer, tout court.

« Je peux marcher normalement la plupart des jours, presque tous les jours. C’est le principal, a déclaré Nadal. Quand je me réveille, je n’ai plus cette douleur que j’avais depuis un an et demi. J’en suis très heureux. »

À voir en vidéo