Marie-Michèle Gagnon termine 8e de la descente olympique

Marie-Michèle Gagnon, de Lac-Etchemin, a été la huitième à s’élancer sur la piste Rock du Centre national de ski alpin de Yanqing.
Photo: Alessandro Trovati Associated Press Marie-Michèle Gagnon, de Lac-Etchemin, a été la huitième à s’élancer sur la piste Rock du Centre national de ski alpin de Yanqing.

La Québécoise Marie-Michèle Gagnon a pris le huitième rang de la descente des Jeux olympiques de Pékin, mardi. Même s’il s’agit de son meilleur résultat aux JO, elle n’était pas entièrement satisfaite.

« On est aux Jeux olympiques : il n’y a que les podiums qui sont importants pour les athlètes et le public », a laissé tomber celle qui avait pris le neuvième rang du slalom de Sotchi, en 2014.

Gagnon, de Lac-Etchemin, a été la huitième à s’élancer sur la piste Rock du Centre national de ski alpin de Yanqing. Elle a franchi la distance en une minute, 33,45 secondes (1:33, 45), exactement le même chrono que celui de l’Autrichienne Mirjam Puchner, partie tout juste derrière elle.

Le temps de Gagnon et Puchner était à 1,58 seconde du temps de référence établi par l’Helvète et championne du monde en titre Corinne Suter (1:31,87), qui récolte ainsi la première médaille olympique de sa carrière.

« Je ne comprends pas tellement comment j’ai pu être aussi loin de la meneuse, a indiqué Gagnon, qui a probablement disputé sa dernière course olympique. J’ai fait une belle manche, je ne sais pas trop où j’ai perdu du temps.

« Avec mon entraîneur, on a regardé la descente de (Suter). Je ne sais pas si la piste est devenue plus rapide plus tard ou si le vent m’a ennuyée, mais nous avons pratiquement la même descente. Il y a quelques petites choses qu’elle a mieux faites, mais nous avions la même attaque. Est-ce que ce sont les skis qui n’ont pas roulé ? On ne sait pas. Il faudra qu’on analyse ça. Tout ce que je peux faire, c’est être contente d’une belle performance. »

Au moment de terminer sa descente, Gagnon occupait le troisième rang, 58 centièmes derrière ce qui était alors le temps de référence, celui de l’Italienne Elena Curtoni, qui a terminé cinquième. La Québécoise se doutait bien que ça n’allait pas tenir le coup.

« Je le savais : il restait plusieurs très bonnes filles à venir. Je ne savais toutefois pas que l’écart serait aussi important : 1,6 seconde, c’est énorme (entre la première et la huitième). J’étais encore dans le coup, mais j’avais un "feeling" que ce ne serait pas assez. »

Même si elle a établi une marque personnelle avec cette huitième place aux JO, Gagnon avait quand même de plus grands objectifs pour cette épreuve.

 

« Quand tu es parmi les 10 meilleures au monde de ta profession, c’est super. Mais ce n’est pas ça qui comptait aujourd’hui. On n’est pas ici pour collectionner les top 10. J’y allais pour plus. »

Goggia tout près d’un doublé

Suter a devancé de 16 centièmes la médaillée d’or des Jeux de Pyeongchang, l’Italienne Sofia Goggia (1:32,03).

« Je n’ai jamais pensé au podium aujourd’hui, a-t-elle dit après sa victoire. Je voulais seulement skier le plus vite que je peux. Depuis la première descente d’entraînement, j’ai adoré la piste. […] Après l’analyse de l’entraînement (lundi), j’avais un plan en tête et je voulais seulement donner le meilleur de moi-même. »

« Je n’aurais pas pu faire mieux aujourd’hui », a pour sa part analysé Goggia, qui a subi une grave blessure au genou lors d’une chute à Cortina d’Ampezzo, en janvier. On craignait même qu’elle doive rater les JO à ce moment.

Une autre Italienne, Nadia Delago, a complété le podium, en 1:32,44.

 

L’autre Canadienne en lice, Roni Remme, de Collingwood, en Ontario, a terminé en 21e place. Son chrono de 1:35,36 accusait un retard de 3,49 secondes sur la gagnante.

Les dames seront de retour en piste jeudi pour le combiné alpin, mais Gagnon ne sera pas de la partie.

 

« Nous n’avons pas fait de préparation en vue du slalom, alors je ne vais pas faire cette course, a indiqué Gagnon. Des filles qui sont très proches de moi en descente sont très fortes en slalom, alors mes chances de médailles tiendraient de la pure chance. »

Remme et elle prendront plutôt la direction de Crans-Montana, en Suisse, où aura lieu la prochaine Coupe du monde, du 24 au 27 février.

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