La Slovaque Petra Vlhova décroche l'or en ski alpin

La Slovaque Petra Vlhova
Photo: Luca Bruno Associated Press La Slovaque Petra Vlhova

Les premiers jours des Jeux olympiques de Pékin ont des airs de cauchemar pour la skieuse américaine Mikaela Shiffrin. En contrepartie, la Slovaque Petra Vlhova vit des moments de pur bonheur, comme elle en avait peu savouré au cours des dernières années.

Deux jours après avoir failli à la tâche lors du slalom géant, où elle avait enfourché une porte en haut du parcours de la manche initiale, Shiffrin a vécu la même mésaventure mercredi, lors de sa première sortie en piste lors de l’épreuve du slalom.

Son exclusion de la seconde manche a ouvert la porte à Vlhova, qui a offert à son pays la première médaille olympique de son histoire, et la plus recherchée d’entre toutes.

Vlhova a obtenu un chrono cumulatif de 1 min 44 s 98, et elle a gagné l’or, huit centièmes de seconde devant l’Autrichienne Katharina Liensberger.

La Suissesse Wendy Holdener, médaillée d’argent il y a quatre ans à Pyeongchang, a cette fois remporté le bronze, à 12 centièmes de la gagnante.

Médaille autour du cou, Vlhova a expliqué ses succès par une approche plus détendue, sous la direction de Mauro Pini, son nouvel instructeur.

 

« Mauro m’a apporté quelque chose d’énorme, parce qu’il me donne le sourire », a raconté Vlhova, tout en ajoutant que, lorsqu’elle avait été épuisée, les saisons passées, elle n’avait plus eu de plaisir à skier.

De son côté, c’est avec les larmes aux yeux que Shiffrin s’est adressée aux journalistes. « Je n’ai jamais été dans cette position auparavant et je ne sais pas comment réagir », a admis Shiffrin, championne olympique en slalom en 2014, à Sotchi, et en slalom géant en 2018, à Pyeongchang. « J’ai poussé et peut-être que c’est allé au-delà de mes limites », a-t-elle ajouté.

16 ans plus tard, enfin !

Pendant que Shiffrin cherchait des réponses, sa compatriote Lindsey Jacobellis a finalement concrétisé un vieil objectif en remportant la médaille d’or lors de la finale du snowboard cross.

À l’âge de 36 ans et à ses cinquièmes Jeux olympiques, Jacobellis a procuré un premier triomphe à son pays à Pékin. Elle est aussi devenue l’Américaine la plus âgée à remporter une médaille d’or.

C’est un rêve qu’elle n’a jamais cessé de poursuivre depuis qu’elle avait dû se contenter de la médaille d’argent dans des circonstances crève-cœur lors des premiers Jeux de sa carrière.

Jusqu’à mercredi, Jacobellis était surtout connue pour avoir pris une énorme avance avant le saut final aux Jeux de Turin en 2006, mais elle a chuté en voulant célébrer trop hâtivement sa victoire pour finalement se contenter de la médaille d’argent.

« [Les gens] peuvent en parler autant qu’ils le désirent parce que ça m’a aidée à devenir la personne que je suis aujourd’hui. Ça m’a gardée affamée, et ça m’a poussée à continuer de batailler dans ce sport. »

À l’épreuve de grand saut en ski acrobatique, le Norvégien Birk Ruud était assuré de repartir de l’épreuve avec la médaille d’or autour du cou avant même de s’élancer pour son troisième saut.

Il avait obtenu des notes de 95,75 et 92,00 à ses deux premiers essais, ce qui lui conférait un total de 187,75 points.

En luge biplace, les Allemands Tobias Wendl et Tobias Arlt ont remporté leur troisième médaille d’or olympique d’affilée. Ils ont devancé leurs compatriotes Toni Eggert et Sascha Benecken par 99 millièmes de seconde.

Depuis le début des Jeux de Pékin, l’Allemagne a gagné trois médailles d’or en trois sorties en luge.

En hockey masculin, dans des duels du groupe B, le Comité olympique russe a blanchi la Suisse 1-0 et le Danemark a vaincu la République tchèque 2-1.

 

La cérémonie des médailles pour la compétition par équipe de patinage artistique a été reportée en raison d’« ennuis judiciaires » qui pourraient changer le podium, a déclaré le Comité international olympique (CIO).

La remise de médailles prévue mardi devait confirmer le couronnement de l’équipe du Comité olympique russe. Les Américains et les Japonais devaient recevoir respectivement leurs médailles d’argent et de bronze.

Le Canada a pris le quatrième rang lors de l’épreuve et pourrait donc se hisser sur le podium.

Les Canadiennes déçues mais fières

Laurence St-Germain et ses coéquipières de l’équipe canadienne de ski alpin s’attendaient à de grandes choses au slalom des Jeux olympiques de Pékin. Déçues par leurs résultats, les quatre skieuses retirent tout de même une certaine fierté de ce qu’elles ont accompli. St-Germain, Erin Mielzynski, Ali Nullmeyer et Amelia Smart se sont toutes qualifiées pour la deuxième manche, mais elles ont toutes été exclues du tableau des 15 meilleures skieuses.

« Nous aurions toutes pu avoir une chance d’accéder au podium ou de terminer parmi les cinq meilleures, a dit Mielzynski, meilleure Canadienne avec une 16e place. C’est ce que nous visions, nous ne venions pas ici pour participer. Nous étions des prétendantes. C’est pourquoi c’est si décevant pour moi. »

« C’est sûr que, sur papier, je ne suis pas tellement fière du résultat, surtout d’avoir moins bien fait qu’à Pyeongchang, a ajouté St-Germain, 17e, à plus de deux secondes et demie de la gagnante, la Slovaque Petra Vlhova. Je suis contente, car mon but pour arriver à la médaille que je visais était d’arriver confiante et d’attaquer, ce que j’ai fait. » Nullmeyer a terminé 21e, tandis que Smart a inscrit le 27e temps.



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