Aux Jeux de Pékin, les conditions d’isolement sont dénoncées par les athlètes

Lorsque le résultat du test PCR détectant la COVID-19 est positif, les sportifs sont envoyés dans un centre de quarantaine dédié et ne peuvent en sortir qu’en recevant des résultats négatifs ou un avis d’un comité d’experts médicaux.
David J. Phillip Associated Press Lorsque le résultat du test PCR détectant la COVID-19 est positif, les sportifs sont envoyés dans un centre de quarantaine dédié et ne peuvent en sortir qu’en recevant des résultats négatifs ou un avis d’un comité d’experts médicaux.

À Pékin, les athlètes utilisent les réseaux sociaux pour dénoncer leurs conditions de quarantaine. Le comité organisateur des Jeux olympiques a affirmé dimanche qu’il prenait acte des plaintes.

La Chine a mis en place de nombreuses mesures sanitaires pour éviter que les Jeux olympiques soient à l’origine d’une éclosion de COVID-19 dans sa population. Plus strictes qu’à Tokyo, les règles en vigueur exigent que les athlètes se tiennent dans une bulle et se soumettent à un test PCR quotidien.

Lorsque le résultat est positif, les sportifs sont envoyés dans un centre de quarantaine dédié et ne peuvent en sortir qu’en recevant des résultats négatifs ou un avis d’un comité d’experts médicaux.

Depuis quelques jours, plusieurs plaintes circulent sur les réseaux sociaux, dénonçant notamment des chambres trop petites, et la mauvaise qualité de la nourriture offerte.

 

Matin, midi et soir

« J’ai mal au ventre, je suis très pâle et j’ai d’énormes cernes autour des yeux. Je veux que tout cela s’arrête. Je pleure tous les jours. Je suis très fatiguée », publiait sur Instagram la biathlonienne Valeria Vasnetsova.

Placée en isolement dès son arrivée à Pékin, l’athlète russe a partagé cette fin de semaine une photo de son plateau-repas. Dans une barquette compartimentée, elle se voyait servir matin, midi et soir des pâtes blanches, quelques pommes de terre, accompagnées d’une sauce et de maigres morceaux de viande et de poisson.


Peu après sa publication sur Instagram, un représentant du Comité olympique russe a publié une photo montrant que la qualité de la nourriture fournie s’était améliorée. On avait donné à Valeria Vasnetsova du saumon, des morceaux de concombre et du yogourt, entre autres.

La santé mentale en jeu

 

Testée positive à la COVID-19 à son arrivée, puis plusieurs fois négative, la Belge Kim Meylemans croyait qu’elle se dirigeait enfin vers le village olympique. Elle a plutôt été emmenée dans un autre hôtel servant de centre d’isolement.

L’athlète est alors apparue en pleurs dans une vidéo publiée il y a cinq jours sur Instagram. « Je ne suis pas sûre de pouvoir endurer ça », commentait-elle, rejoignant les témoignages de plusieurs athlètes se plaignant de leur état de santé mentale.

La pression sur les réseaux sociaux a fonctionné, puisque les autorités sont intervenues pour la faire entrer dans le village.

Un porte-parole du comité organisateur des Jeux de Pékin a aussi précisé que les athlètes pourront commander leur repas au village olympique et le faire livrer dans leur chambre d’isolement.

Deux mondes parallèles

 

La nourriture disponible dans le village olympique semble, en effet, être d’une tout autre qualité. Plusieurs vidéos circulent sur TikTok, montrant la diversité de choix offerts à la cantine du village.

La Chine réalise une prouesse plus technologique que culinaire, servant les repas sans contact, à l’aide de robots.

Le comité organisateur rapportait hier que 363 personnes avaient reçu un résultat positif à un test de dépistage de la COVID-19. Ce nombre comprend des athlètes, des représentants des médias et des membres des équipes de mission.

Avec Associated Press

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