Le Tricolore retrouve Jeff Petry

Jeff Petry croit que le long parcours éliminatoire du Tricolore l’été dernier pourrait l’avoir affecté.
Photo: Bruce Bennett/Getty Images/AFP  Jeff Petry croit que le long parcours éliminatoire du Tricolore l’été dernier pourrait l’avoir affecté.

Le défenseur Jeff Petry était de retour avec le Canadien de Montréal mardi matin, au Complexe sportif Bell de Brossard, mais il faudra encore patienter un peu avant de savoir s’il sera en uniforme, mercredi, face aux Bruins à Boston. « Tous ceux qui portaient des chandails blancs ou rouges aujourd’hui — à part [Josh] Anderson et [Tyler] Toffoli — sont disponibles. Ceux qui nous rejoindront à Boston seront disponibles aussi. Mais, dans tous les cas, on va patiner demain matin et on va prendre les décisions ensuite », a expliqué l’entraîneur-chef Dominique Ducharme en visioconférence.

Ducharme pourra donc compter sur le retour progressif de ses vétérans au cours des prochains jours, voire des prochaines semaines. Le pilote du CH a ainsi indiqué que Paul Byron était probablement celui qui se rapproche le plus d’un retour au jeu, à l’instar d’Alex Belzile, de Rafaël Harvey-Pinard et de Jesse Ylönen.

« J’ai aimé la façon dont notre groupe s’est comporté depuis trois jours [à l’entraînement] pour nous préparer, a confié Ducharme. Ces dernières semaines, on perdait un ou des gars chaque jour, alors que présentement on dirait qu’on ajoute des gars chaque jour. C’est pas mal plus positif. On regarde vers l’avant et nous sommes plus optimistes, c’est certain. »

Ces dernières semaines, on perdait un ou des gars chaque jour, alors que présentement on dirait qu’on ajoute des gars chaque jour. C’est pas mal plus positif. 

 

Ducharme a aussi mentionné que Brendan Gallagher pourrait rejoindre ses coéquipiers plus tard pendant le voyage, ce qui ne sera toutefois pas le cas du gardien étoile Carey Price. Ce dernier poursuivra ses traitements à Montréal et pourrait éventuellement s’entraîner en gymnase et sur la patinoire, a précisé Ducharme. De son côté, Petry, qui connaît une saison passablement difficile jusqu’ici avec une récolte de seulement deux mentions d’aide et un différentiel de moins 7 en 27 rencontres, a rejoint ses coéquipiers pour la première fois en 2022. Il n’a pas pris part à une rencontre depuis le 16 décembre contre les Flyers de Philadelphie.

« Recul » bénéfique

Sans vouloir justifier son rendement, Petry croit que le long parcours éliminatoire du Tricolore l’été dernier pourrait l’avoir affecté. « Habituellement, la finale de la Coupe Stanley se termine en juin, alors que nous avons joué jusqu’en juillet et que nous n’avons disposé que de six semaines de repos. Il fallait soigner nos blessures et nous préparer pour la prochaine saison en très peu de temps. Ç’a joué, je crois, sur notre niveau de préparation en vue de la saison », a confié celui dont la famille est demeurée au Michigan pendant la pause décrétée par l’équipe.

Petry a cependant profité au maximum de la situation, mentionnant que celle-ci lui avait permis de « prendre du recul » et de « s’aérer l’esprit ». Il faut dire que Petry en avait bien besoin.

L’Américain s’était fait remarquer pour ses propos après une défaite de 2-5 contre les Penguins de Pittsburgh à la mi-décembre — il avait notamment dit : « On dirait qu’on cherche tout le temps où sont les autres. C’est comme si nous n’avions pas de structure sur la patinoire » — , qui avaient été interprétés comme un désaveu des stratégies de Ducharme. L’éponge semble depuis avoir été passée. « D’après ce que j’ai constaté aujourd’hui, ç’a bien été pour lui. Il avait de l’explosion dans son coup de patin et un bon niveau d’énergie. C’est ainsi qu’il connaîtra du succès : il doit jouer sur le bout de ses orteils, être mobile et effectuer ses jeux rapidement. Il faut qu’il prenne ça et qu’il l’applique dans les matchs », a déclaré Ducharme au sujet de Petry, dont le nom avait été soumis au protocole de la ligue pour la COVID-19 depuis le 27 décembre.

Après son duel contre les Bruins, le Canadien se rendra à Chicago pour y affronter les Blackhawks jeudi soir. Ce voyage, qui s’étalera sur deux semaines, totalisera sept parties et constituera en soi un défi pour le CH — qui n’a remporté que deux victoires à l’extérieur jusqu’ici cette saison, faut-il le rappeler.

« Il faudra prendre un match à la fois, car on n’a pas le choix de toute façon. Ce ne sera pas les conditions idéales pour nos vétérans qui reviennent au jeu, et c’est certain que ce sera un défi. Cependant, après une pause, ça pourrait être une bonne chose, car on pourra se rassembler et passer du temps ensemble. On veut tourner ça en positif et connaître du succès », a résumé Ducharme.

Par ailleurs, les attaquants Tyler Toffoli et Josh Anderson se sont aussi exercés avec leurs coéquipiers, mais ils portaient des chandails interdisant les contacts. Toffoli a été opéré à une main à la mi-décembre et, dans son cas, c’était la première fois depuis cet épisode qu’il patinait avec ses coéquipiers.

Entre-temps, le Canadien a mis l’accent sur les unités spéciales et peaufiné son jeu en avantage numérique pendant la séance d’entraînement. Les Montréalais pointent au 32e et dernier rang de la ligue à ce chapitre, avec un taux d’efficacité famélique de seulement 11 %.

Le Tricolore n’a pas disputé de rencontre depuis le 1er janvier, contre les Panthers de la Floride, en raison de l’éclosion de COVID-19 qui a secoué l’équipe ces dernières semaines.

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