La «bulle sanitaire» mise en place autour des sites olympiques de Pékin

La Chine, où la pandémie a été détectée pour la première fois fin 2019, a largement éradiqué la maladie en recourant à des mesures très strictes de dépistage, de traçage, de confinement et de vaccination.
Photo: Noel Celis Agence France-Presse

La Chine, où la pandémie a été détectée pour la première fois fin 2019, a largement éradiqué la maladie en recourant à des mesures très strictes de dépistage, de traçage, de confinement et de vaccination.

Une « bulle sanitaire » anti-Covid a été mise en place mardi autour des sites des Jeux olympiques de Pékin, un mois tout juste avant le début des épreuves qui s’annoncent comme les plus surveillées de l’ère pandémique.

La Chine, où la pandémie a été détectée pour la première fois fin 2019, a largement éradiqué la maladie en recourant à des mesures très strictes de dépistage, de traçage, de confinement et de vaccination.

Ses frontières ont été pratiquement fermées dès mars 2020 et les vols internationaux drastiquement réduits.

 

Afin d’accueillir les 3000 sportifs et leur personnel en charge de l’organisation des JO d’hiver (4 au 20 février), une « bulle sanitaire » a été mise en place, pour éviter tout contact entre les personnes en provenance de l’étranger et la population locale en dehors de cette zone.

Mardi, cette « boucle fermée » a été officiellement instituée, avant l’arrivée des premiers participants étrangers. Des barrières tenaient les passants à bonne distance des installations prévues pour les Jeux, comme le « Nid d’oiseau », le stade olympique où se déroulera la cérémonie d’ouverture.

La « bulle » s’étend en fait à tous les lieux par où passeront les participants étrangers, à commencer par l’aéroport de Pékin, où deux Japonais sont arrivés mardi à bord d’un avion en provenance de Tokyo, a rapporté la télévision nationale.

Les deux voyageurs ont été pris en charge séparément par des employés en combinaison de protection intégrale qui les ont accompagnés jusqu’au village olympique « sans attendre les résultats des tests » anti-Covid, a précisé CCTV.

Mesures « très strictes »

À un mois du coup d’envoi des Jeux, les organisateurs se veulent sereins.

« On peut dire que nous avons pratiquement achevé tous les préparatifs. Pékin est prêt », a assuré à l’AFP Zhao Weidong, responsable de la communication du comité d’organisation.

« À l’intérieur de la “boucle fermée”, nous allons mettre en place des mesures sanitaires très strictes, dont des tests quotidiens de dépistage du Covid, pour s’assurer que les cas de contamination sont rapidement détectés », a-t-il expliqué.

Tous les participants étrangers doivent être vaccinés, les autres étant soumis à une quarantaine de 21 jours.

« Nous recommandons aussi fortement de recevoir une dose de rappel », a déclaré M. Zhao lors d’un entretien avec l’AFP avant la mise en place de la « bulle ».

« Nous surveillons de près le nouveau variant Omicron et son impact mondial », a-t-il ajouté, précisant être en étroite communication avec le Comité international olympique (CIO) « pour s’assurer qu’il y aura des marges de manœuvre dans les contre-mesures en fonction de la situation épidémique ».

Les sportifs et le personnel chinois à l’intérieur de la bulle (volontaires, chauffeurs, cuisiniers…) n’en sortiront pour certains qu’après les Jeux paralympiques (4 au 13 mars), après une période de quarantaine.

Les spectateurs (seules seront autorisées les personnes résidant en Chine) n’entreront pas dans la bulle.

Lorsqu’ils se déplaceront d’un site à un autre, les participants resteront séparés de la population locale, avec par exemple des voitures réservées dans le train à grande vitesse conduisant aux pistes de ski.

Si la Chine a largement vaincu l’épidémie, des flambées sporadiques surgissent régulièrement, comme ces dernières semaines dans la métropole de Xi’an (nord).

Le nombre quotidien de personnes contaminées n’a pas dépassé 200 dans cette ville, mais ce foyer est le plus gros signalé en Chine depuis la première flambée épidémique début 2020.

Le bilan officiel chinois reste de 4636 morts et un peu plus de 100 000 malades confirmés.

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