Mac Neil fracasse le record du monde au 50 m dos

La nageuse, qui a remporté l’or au 100 m papillon aux Jeux de Tokyo (photo), a terminé en 25,27 secondes pour mettre la main sur la médaille d’or aux Championnats du monde en petit bassin de la FINA à Abou Dabi.
Photo: Martin Meissner Archives Associated Press La nageuse, qui a remporté l’or au 100 m papillon aux Jeux de Tokyo (photo), a terminé en 25,27 secondes pour mettre la main sur la médaille d’or aux Championnats du monde en petit bassin de la FINA à Abou Dabi.

Margaret Mac Neil est la nouvelle détentrice du record du monde au 50 m dos dames.

L’Ontarienne, qui a remporté l’or au 100 m papillon aux Jeux de Tokyo, a terminé en 25,27 secondes pour mettre la main sur la médaille d’or aux Championnats du monde en petit bassin de la FINA à Abou Dhabi. Le précédent record était détenu par la Néerlandaise Kira Toussaint (25,60 secondes).

Sa compatriote spécialiste de l’épreuve de dos, Kylie Masse, a décroché l’argent en 25,62. Ce temps est inférieur à l’ancien record canadien que Masse partageait avec Mac Neil.

« Si vous m’aviez dit que mon premier record du monde serait au dos, je ne vous aurais pas cru, a confié Mac Neil. Mais, je savais que si je pouvais corriger mes virages, j’avais une chance. C’était assurément mon objectif pour cette compétition. »

Masse est double championne mondiale et médaillée d’argent aux Jeux de Tokyo au 100 m dos.

La Suédoise Louise Hansson a complété le podium grâce à un chrono de 25,86.

Masse, âgée de 25 ans, a obtenu sa 10e médaille en carrière aux mondiaux, ce qui fait d’elle la nageuse canadienne la plus décorée de l’histoire.

Elle a dépassé Penny Oleksiak et Ryan Cochrane, qui en totalisent neuf chacun.

 

« Je n’aurais jamais imaginé une telle carrière jusqu’à présent. Je suis extrêmement compétitive et je ne me sens jamais satisfaite. C’est la beauté du sport et c’est ce qui me garde motivée. »

L’équipe canadienne est par ailleurs montée sur la plus haute marche du podium au relais 4x200 m dames style libre. Summer McIntosh, Kayla Sanchez, Katerine Savard et Rebecca Smith ont abaissé le record canadien et ont raté le record du monde par 11 centièmes de seconde. Les États-Unis ont terminé à la deuxième position, devant la Chine.

« Nous voulions gagner cette épreuve, a expliqué Smith. Nous voulions essayer de nous rapprocher le plus près possible du record du monde et réaliser le meilleur relais 200 libre dont nous étions capables. C’est une longue compétition, avec plein de courses pour certains membres de notre équipe, alors nous voulions la finir en force. »

Plus tôt, Sydney Pickrem avait triomphé au 200 m quatre nages individuel en 2:04,29. Elle a devancé la Chinoise Yiting Yu et l’Américaine Kate Douglass. « Je savais que je devais nager de mon mieux la deuxième moitié de la course, c’est ma force », a décrit celle qui se trouvait à la troisième position à mi-chemin.

Grâce à ses quatre autres médailles, le Canada établit une nouvelle récolte record aux mondiaux en petit bassin avec jusqu’à présent douze médailles (six d’or, cinq d’argent et une de bronze). Les meilleures récoltes de l’équipe, soit huit médailles, remontaient à 1999 et 2016. « C’est une soirée fantastique pour la natation canadienne », a commenté John Atkinson, directeur de la haute performance et entraîneur national. Les performances que les athlètes ont réussies à la fin de l’année sont une excellente façon de terminer 2021 et de passer à la prochaine année.

« Les athlètes, les entraîneurs et le personnel de soutien ont travaillé sans relâche toute l’année. Venir ici et connaître ce qui pourrait être la plus belle soirée de natation pour le Canada à des championnats du monde est incroyable, et tout le mérite leur revient. »

La compétition se termine mardi.

 

Avec Le Devoir

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