Le New York City FC sacré champion de la MLS pour la 1ère fois de son histoire

Depuis son arrivée en MLS, en 2015, le New York City FC n’avait encore jamais accédé à la grande finale.
Photo: Amanda Loman Associated Press Depuis son arrivée en MLS, en 2015, le New York City FC n’avait encore jamais accédé à la grande finale.

Le gardien Sean Johnson a fait la différence en tirs de barrage et le New York City FC a vaincu les Timbers de Portland pour remporter la coupe MLS, samedi.

C’est le but d’Alex Callens, en bris d’égalité, qui a fait pencher la balance en faveur du NYCFC. Il s’agit d’un premier titre pour la franchise new-yorkaise. En raison d’une égalité persistante de 1-1 après la prolongation, le championnat a dû être tranché en tirs de barrage. Une épreuve remportée 4-2 par le NYCFC.

Récipiendaire du Soulier d’or de la MLS, Valentin « Taty » Castellanos a marqué le premier but du match en première demie. Le NYCFC semblait ensuite se diriger vers un couronnement, mais Felipe Mora en a décidé autrement en créant l’égalité pendant le temps ajouté par l’arbitre en fin de match.

En tirs de barrage, le gardien Johnson a été brillant en stoppant deux tireurs, soit Mora et Diego Valeri. À juste titre, c’est Johnson qui a été nommé joueur par excellence de la finale.

« Quelle folle aventure on a vécu cette année ! Il y a eu tellement de hauts et de bas, a commenté le héros du jour après le match. On s’est parlé avant la partie et on s’est dit qu’on avait tout simplement une immense chance de faire en sorte que tout ça en ait valu la peine. Et ça, c’est pour ça qu’on vit, ces moments. »

Au sujet de sa sélection comme joueur par excellence de la finale, Johnson a ajouté : « Ça représente quelque chose d’énorme, mais en même temps, c’est encore bien plus gros de pouvoir soulever cette coupe avec ce club. »

Dès que les joueurs du NYCFC ont vu le tir de Callens pénétrer dans le filet, ils se sont rués vers lui pour célébrer. Dans le camp adverse, Valeri, qui venait d’être frustré par Johnson, semblait assommé.

Un groupe de joueurs du NYCFC s’est peu après détaché des festivités pour aller saluer leurs partisans qui avaient fait le voyage et se trouvaient regroupés dans le coin opposé du stade.

Les joueurs sont restés sur le terrain longtemps après la fin de la partie. L’entraîneur-chef Ronny Delia s’est déshabillé pour soulever la coupe en sous-vêtements pendant que les joueurs buvaient du champagne.

« Je ne regrette pas de l’avoir fait, c’était un grand moment, a déclaré Delia. Je vais continuer de le faire si l’on continue à remporter des coupes ! »

Depuis son arrivée en MLS, en 2015, le NYCFC n’avait encore jamais accédé à la grande finale.

Castellanos, qui comptait 19 buts en saison régulière, était de retour sur le XI partant après avoir raté le match de la finale d’association contre le Union de Philadelphie. L’attaquant argentin était sous le coup d’une suspension après avoir reçu un carton rouge en demi-finale contre les grands favoris, le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Le NYCFC avait aussi gagné ce match en tirs de barrage.

Le NYCFC remporte la coupe MLS après être entré en éliminatoires à titre en quatrième position dans l’association Est en vertu d’une fiche de 14-9-11 en saison régulière.

De leur côté, les Timbers avaient aussi pris le quatrième rang dans l’association Ouest grâce à une fiche de 17-13-4 en saison régulière. Au cours de leur parcours éliminatoire, les Timbers ont montré la sortie aux favoris les Rapids du Colorado, puis ont réservé le même sort au Real Salt Lake avant de s’incliner devant New York.

Les Timbers ont remporté la coupe MLS en 2015 et ont aussi perdu en finale contre Atlanta, en 2018.

 

« C’est cruel, on se sent amer, c’est difficile à accepter », a commenté pour sa part l’entraîneur-chef des Timbers Giovanni Savarese.

S’il reconnaît qu’il faut apprendre dans la défaite, Savarese souligne toutefois qu’avant de tirer une quelconque leçon, il faut passer à travers le processus émotif. C’est-à-dire la douleur d’échouer dans la quête d’un objectif qui était de soulever la coupe devant les partisans de Portland.

« On n’aurait pas pu imaginer un plus beau scénario pour nous que de soulever la coupe. Alors, la première chose à faire est de gérer nos émotions et de réaliser que ça ne s’est pas déroulé comme prévu. Le sport peut être très cruel », a-t-il partagé.

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