La Chine reconnaît qu’Omicron complique l’organisation des JO

La Chine fait état ces dernières semaines de seulement quelques dizaines de nouveaux cas quotidiens de COVID-19. Le variant Omicron n’a pas encore été détecté dans le pays, hormis dans le territoire autonome de Hong Kong.
Photo: Nicolas Asfouri Agence France-Presse La Chine fait état ces dernières semaines de seulement quelques dizaines de nouveaux cas quotidiens de COVID-19. Le variant Omicron n’a pas encore été détecté dans le pays, hormis dans le territoire autonome de Hong Kong.

La Chine a reconnu mardi que le nouveau variant Omicron serait synonyme de difficultés supplémentaires pour l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de Pékin (4 au 20 février), mais a réaffirmé sa confiance dans la réussite de l’événement.

« Cela apportera certainement quelques défis en matière de lutte contre l’épidémie », a concédé lors d’une conférence de presse Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« Mais la Chine a de l’expérience en la matière, et je suis pleinement convaincu que les JO d’hiver se dérouleront sans souci et comme prévu », a-t-il souligné.

La Chine a largement maîtrisé l’épidémie sur son sol grâce à des mesures draconiennes : très forte limitation des vols internationaux, quarantaine obligatoire à l’arrivée, dépistages massifs ou encore isolement des cas contacts, relevés grâce aux applications de suivi des déplacements.

La vie a largement repris son cours normal dès le printemps de l’année dernière. Mais le pays reste aux prises avec l’apparition de petits foyers sporadiques.

Dans le contexte où les frontières chinoises sont pratiquement fermées depuis mars 2020, les Jeux de Pékin se dérouleront dans une bulle sanitaire dont ne pourront sortir les quelque 2900 sportifs attendus, et sans spectateurs étrangers. Les participants devront soit être vaccinés soit se soumettre à une quarantaine de 21 jours à leur arrivée. Tous seront soumis à des tests de dépistage quotidiens.

De « nombreuses options » à l’étude

« Les tests avant le départ, la politique de vaccination », la bulle stricte et le dépistage sur place « sont autant d’éléments essentiels qui permettront aux Jeux de se dérouler en toute sécurité », a promis mardi le Comité international olympique auprès de l’AFP. La deuxième version des manuels (« playbooks ») regroupant toutes les mesures sanitaires reste attendue « début décembre », selon le Comité, et son contenu pourrait encore être « adapté » selon l’évolution de la pandémie.

« Concernant le variant Omicron, la Chine a fait ce qu’il fallait en matière de préparation technologique », a assuré mardi lors d’une conférence de presse distincte Xu Wenbo, spécialiste des maladies virales du Centre chinois de prévention et de lutte contre les maladies.

« Nous avons de nombreuses options qui ont été lancées, avec des vaccins inactivés, des vaccins à protéine recombinante et des vaccins à vecteur viral qui en sont au stade préliminaire de recherche. »

La Chine fait état ces dernières semaines de seulement quelques dizaines de nouveaux cas quotidiens de COVID-19. Le variant Omicron n’a pas encore été détecté dans le pays, hormis dans le territoire autonome de Hong Kong.

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