JO de Pékin: la flamme olympique de nouveau allumée sans spectateurs

Le président du CIO Thomas Bach a pris la parole lors d'une conférence de presse dans le lieu d'origine des Jeux olympiques antiques. Dimanche marque le 100e anniversaire de la création du bureau exécutif du CIO.
Photo: Petros Giannakouris Associated Press Le président du CIO Thomas Bach a pris la parole lors d'une conférence de presse dans le lieu d'origine des Jeux olympiques antiques. Dimanche marque le 100e anniversaire de la création du bureau exécutif du CIO.

La flamme olympique sera de nouveau allumée dans un stade antique d’Olympie désespérément vide lundi avant d’entamer un voyage écourté vers les Jeux d’hiver de Pékin, qui se tiendront du 4 au 20 février 2022, en raison de la pandémie de COVID-19.

Pour la seconde fois consécutive et la troisième en tout, la cérémonie traditionnelle dans le berceau de l’olympisme se tiendra en l’absence de spectateurs, comme pour les Jeux de Tokyo.

« À cause de la situation liée à la pandémie de COVID-19, la cérémonie d’allumage se tiendra dans un respect strict du protocole sanitaire local », a annoncé le Comité olympique hellénique, qui reconduit ainsi les mesures drastiques prises en mars 2020.

Avant la crise sanitaire, dans l’histoire des Jeux de l’ère moderne, la flamme n’avait été allumée à huis clos qu’en 1984, quand les organisateurs grecs avaient voulu protester contre le caractère commercial des Jeux olympiques de Los Angeles.

La cérémonie se tiendra devant un parterre limité aux membres du Comité international olympique (CIO) et des comités grec et chinois, en présence de la présidente de la République hellénique Katerina Sakellaropoulou et du président du CIO Thomas Bach.

Comme traditionnellement, la flamme doit être allumée lundi à 4h30 par les rayons du soleil sur les ruines du temple d’Hera à Olympie, siège des Jeux de l’Antiquité en Grèce.

La flamme sera ensuite emportée par le premier relayeur, le skieur grec Giannis Antoniou, suivi du Chinois Li Jiajun, cinq fois champion olympique au patinage de vitesse.

« C’est un des plus grands honneurs pour un athlète que d’être le premier porteur de la flamme olympique », a déclaré Antoniou à l’AFP. « Particulièrement pour moi qui tente de me qualifier et de participer à ces Jeux », a-t-il dit dimanche, en marge de la répétition, qui coïncidait avec le 100e anniversaire de la création du bureau exécutif du CIO.

Un relais express

Le Grec Vasilis Papavassiliou - un athlète local - sera le dernier à porter la flamme lundi à Olympie, alors que les organisateurs ont décidé que le relais serait « plus court que par le passé ».

Conformément aux mesures drastiques prises à Pékin, sans spectateurs étrangers, le Comité grec a encore renforcé les précautions sanitaires pour ces seconds Jeux pandémiques.

« Il n’y aura pas de relais de la flamme sur le sol grec », avaient prévenu les organisateurs mi-octobre.

En moins de 24 heures, elle aura été transmise au comité Pékin-2022 lors d’une cérémonie sans public mardi à 5h au stade Panathénaïque à Athènes, avant de s’envoler vers Pékin.

Habituellement, la flamme parcourt des centaines de kilomètres en plusieurs jours, traverse une cinquantaine de villes et sites archéologiques de Grèce, relayée par des artistes et des sportifs du monde entier.

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