Petry se reconnaît en Romanov

Même s’il a disputé 54 des 56 matchs réguliers, Alexander Romanov a participé à seulement 4 des 22 rencontres du Tricolore lors des séries éliminatoires.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Même s’il a disputé 54 des 56 matchs réguliers, Alexander Romanov a participé à seulement 4 des 22 rencontres du Tricolore lors des séries éliminatoires.

Jeff Petry admet se reconnaître un peu quand il observe Alexander Romanov. Il n’a peut-être pas la même énergie et exubérance que le Russe de 21 ans, mais il a dû continuer sa progression pour maintenir sa place dans la LNH et devenir un élément clé d’une équipe.

Romanov se prépare à disputer une deuxième saison dans la ligue. Il a rejoint le Canadien après avoir été nommé défenseur par excellence du Championnat mondial junior en 2019 et disputé deux saisons complètes dans la Ligue continentale de hockey (KHL), en Russie.

Après avoir fait bonne impression lors du camp en janvier 2021 et en début de saison, Romanov a connu des hauts et des bas lors de sa campagne recrue. Même s’il a disputé 54 des 56 matchs réguliers, il a participé à seulement 4 des 22 rencontres du Tricolore lors des séries éliminatoires.

S’épanouir

« Il y a très peu de joueurs qui arrivent et qui sont prêts pour tout dès leur première saison, a dit Petry, qui complète un duo avec Romanov depuis le début du camp. Je crois qu’il y a beaucoup de jeunes qui font leur place dans la LNH, mais les équipes comprennent qu’ils devront poursuivre leur apprentissage. C’est bien de passer à travers les étapes en jouant des matchs. C’est de cette manière que vous allez apprendre des choses. Quand je le vois [Romanov] et que je pense au joueur que j’étais, je vois beaucoup de similarités. »

Petry a connu de nombreux hauts et bas au cours de sa carrière, particulièrement lors de son séjour chez les Oilers d’Edmonton. Ce n’est qu’après son arrivée à Montréal qu’il a réussi à devenir un défenseur plus complet et c’est à ce moment-là que sa production offensive a également augmenté.

Il y a très peu de joueurs qui arrivent et qui sont prêts pour tout dès leur première saison

 

Il a finalement connu une première campagne d’au moins 40 points à l’âge de 30 ans et a depuis répété l’exploit chaque saison. L’hiver dernier, à 33 ans, il s’est classé septième parmi les défenseurs de la LNH avec 42 points en seulement 55 rencontres.

Petry n’est donc pas inquiet de voir Romanov s’épanouir un jour, même si certains aimeraient le voir progresser plus rapidement. « Il patine bien, il est fort, il bouge bien la rondelle. Il a tout ce qu’il faut pour devenir un très bon défenseur, a dit Petry. Comme tout jeune joueur, et même dans mon cas encore, il y a place à amélioration. »

La constance est la clé

 

Au cours des dernières années, Petry a souvent été appelé à prendre le relais de Shea Weber lorsque ce dernier était blessé. Le Canadien se tournera vers lui pour guider la brigade défensive cette saison, en l’absence du capitaine.

« Au cours des dernières années, j’ai réussi à rendre mon jeu plus complet et j’ai développé un style qui me va bien, a mentionné Petry. Je vais donc vouloir continuer dans le même créneau. [L’absence de Weber] ne changera pas grand-chose. Peut-être que j’aurai un rôle plus important en désavantage numérique, mais c’est quelque chose qui n’a pas encore été abordé.

« Je veux simplement être un joueur constant. »

La constance a été la clé de Petry l’hiver dernier, alors qu’il a passé la majorité de la saison à la droite de Joel Edmundson. L’entraîneur-chef, Dominique Ducharme, n’a pas encore employé des duos avec des membres réguliers depuis le début du camp, outre la combinaison Romanov-Petry, notamment en raison de l’absence d’Edmundson.

Le Manitobain âgé de 28 ans continue de patiner en compagnie d’un thérapeute sportif adjoint et n’a toujours pas rejoint ses coéquipiers à l’entraînement. Quand il sera de retour, il ne serait pas étonnant de le revoir à la gauche de Petry.

« C’est certain que cette paire avait un effet stabilisateur pour l’équipe, a dit Ducharme. C’est comme un trio qui a déjà connu du succès offensif. Nous pourrions commencer avec cette paire. Nous verrons, quand “Edy” sera de retour, dans quel état est aussi le reste de la formation. Mais de savoir que nous pouvons retourner à ça, c’est rassurant. »

Petry devrait aussi voir son rôle prendre plus d’importance dans le vestiaire en l’absence de Weber. Il devrait faire partie du groupe de meneurs, en compagnie notamment de Brendan Gallagher, de Tyler Toffoli, de Josh Anderson et de Nick Suzuki.

 

À voir en vidéo