Le Groupe baseball Montréal ne réagira pas à l’initiative des Rays

Les Rays de Tampa Bay attirent en moyenne 9513 spectateurs par match. En photo: le numéro 70 des Rays, Nick Anderson.
Photo: Mike Carlson/Getty Images/AFP Les Rays de Tampa Bay attirent en moyenne 9513 spectateurs par match. En photo: le numéro 70 des Rays, Nick Anderson.

Ceux qui espéraient une réaction de Stephen Bronfman et de son Groupe baseball Montréal à la suite de la décision des Rays de Tampa Bay d’exécuter le projet de villes sœurs lors des prochaines séries du Baseball majeur seront déçus : le groupe n’émettra aucun commentaire.

Samedi, le président des Rays, Matt Silverman, a indiqué au Tampa Bay Times que l’équipe promouvrait le projet de garde partagée, présenté à Tampa et à Montréal en juin 2019, par une publicité installée au Tropicana Field.

Invité à commenter le dossier, le Groupe baseball Montréal, par le truchement de son porte-parole, Daniel Granger, a décliné une demande d’entrevue de La Presse canadienne. Un message envoyé à Bronfman est demeuré sans réponse.

Les Rays ont également décliné une demande d’entrevue de La Presse canadienne.

Ce projet, qui a reçu l’aval du comité exécutif du Baseball majeur, verrait les Rays amorcer leur saison à St. Petersburg avant de déménager vers Montréal autour du 24 juin. En cas de présence en éliminatoires de l’équipe, les deux villes accueilleraient les rencontres d’après-saison en alternance, sur une base annuelle.

En décembre dernier, l’actionnaire majoritaire de l’équipe, Stuart Sternberg, a mentionné que ce projet de villes sœurs était « l’unique option » envisagée par l’organisation pour garder la MLB à long terme dans la région de Tampa-St. Petersburg. Pour qu’il fonctionne, il implique la construction de deux stades, un dans la baie de Tampa, l’autre à Montréal, qui accueilleront le club pour une demi-saison chacun.

Annonce après les élections

Il n’y a pour l’instant aucun financement, privé ou public, pour la construction d’un stade en Floride, où les Rays ont un bail avec le Tropicana Field jusqu’en 2027. À Montréal, le Groupe baseball doit d’abord se porter acquéreur d’un terrain situé au bassin Peel, appartenant à la Société immobilière du Canada, qu’il exploiterait en compagnie du promoteur immobilier Devimco.

Cette décision des Rays a ramené le dossier du retour du baseball à l’avant-scène au Québec. Le week-end dernier, le Journal de Montréal rapportait « qu’une annonce importante serait faite dans ce dossier après les élections municipales du 7 novembre ».

Lundi, les deux principaux candidats aux élections, la mairesse Valérie Plante et l’ex-maire Denis Coderre, ont tous deux eu à répondre à des questions sur ce dossier.

Mme Plante s’est dite très enthousiaste au retour du baseball à Montréal, rappelant cependant qu’elle ne souhaitait pas voir l’argent des contribuables utilisé pour la construction d’un stade.

M. Coderre « voit le projet d’un bon œil », pourvu « qu’il vienne du privé ». Il ajoute toutefois que les gens ne souhaitent pas entendre parler de baseball ou de construction d’un stade dans le contexte actuel.

Cette décision des Rays survient quelques semaines après que l’organisation du sud de la Floride, qui devrait terminer la saison avec le meilleur dossier de l’Américaine, eut annoncé la mise en vente de nombreux billets au coût de 10 $US afin d’assurer de plus grandes foules.

Avant les matchs de lundi, les Rays avaient attiré en moyenne 9513 spectateurs par match, un chiffre bon pour le 26e rang de la MLB, devant les Athletics d’Oakland, les Blue Jays de Toronto et les Marlins de Miami.

Les Blue Jays ont toutefois disputé une partie de leurs rencontres à leur complexe d’entraînement printanier de Dunedin, en Floride, où la capacité maximale du TD Ballpark a été limitée à 1000 spectateurs, et au Sahlen Field de Buffalo, où les partisans ne pouvaient occuper plus de 35 % des 16 600 sièges lors des premiers matchs. Le stade a pu être occupé au maximum de sa capacité à la fin juin, avant que l’équipe ne retrouve le Rogers Centre — limité à 15 000 spectateurs — à la fin juillet.

Les A’s ont aussi été limités à un maximum de 12 000 spectateurs au Colisée d’Oakland une bonne partie de la saison.

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