Les États-Unis remettent la main sur la Coupe Ryder

Les Américains ont remis la main sur la Coupe Ryder, dimanche, lançant un message fort à l’Europe à la suite de l’impressionnante performance de la plus jeune équipe de leur histoire.
Photo: Ashley Landis Associated Press Les Américains ont remis la main sur la Coupe Ryder, dimanche, lançant un message fort à l’Europe à la suite de l’impressionnante performance de la plus jeune équipe de leur histoire.

Les Américains ont remis la main sur la Coupe Ryder, dimanche, lançant un message fort à l’Europe à la suite de l’impressionnante performance de la plus jeune équipe de leur histoire.

Scottie Scheffler, un des six nouveaux venus des États-Unis à la Coupe Ryder, a donné le ton en battant l’Espagnol Jon Rahm, le meilleur golfeur au monde, par la marque de 4-et-3.

Le coup de grâce a été donné par le golfeur de 24 ans Collin Morikawa, qui était le plus jeune joueur de la formation américaine. Il a réussi un coup roulé d’une distance de trois pieds pour un oiselet au 17e fanion, permettant aux États-Unis d’atteindre le total nécessaire de 14 points et demi.

Les célébrations sur le parcours de Whistling Straits étaient déjà en cours, et ce, même si plusieurs résultats restaient à être connus.

« Je me suis levé ce matin et je disais aux gars d’atteindre les 20 points parce que ce sera la nouvelle ère de l’équipe américaine à la Coupe Ryder, a dit Patrick Cantlay, qui a terminé le week-end en signant une victoire contre Shane Lowry. Nous avons beaucoup de jeunes golfeurs. Ils feront partie de l’équipe pendant encore longtemps, et je voulais lancer un message. »

Les États-Unis ont finalement triomphé 19-9, ce qui s’avère leur victoire la plus décisive contre l’Europe à ce tournoi.

Tony Finau a mentionné avant le début des matchs individuels que cette représentation du tournoi était importante parce que l’Europe avait remporté neuf des douze dernières.

Les États-Unis comptaient tellement de nouveaux visages qu’il n’y avait pas vraiment de cicatrices d’avoir vu les Européens soulever la coupe il y a plus de trois ans.

Les partisans ont réservé l’un de leurs plus bruyants cris au capitaine des Américains, Steve Stricker, qui a maintenant été à la tête d’une dégelée à la Coupe Ryder et à la Coupe des Présidents.

« C’est la nouvelle ère du golf américain, a-t-il insisté. Ils sont jeunes et ils arrivent avec beaucoup de passion et d’énergie. Ils sont tellement bons. »

Le « vieux routier » Dustin Johnson, âgé de 37 ans, a été très bon aussi.

Johnson est devenu le premier golfeur américain depuis Larry Nelson, en 1979, à présenter un dossier de 5-0 pendant le tournoi. Il a complété son week-end parfait en battant Paul Casey.

Les Américains étaient jeunes, mais ils pouvaient également compter sur quatre des cinq meilleurs golfeurs au monde : Johnson, Morikawa, Cantlay et Xander Schauffele. Les quatre joueurs ont montré une fiche combinée de 14-1-2.

Stricker n’a pas été le seul à verser des larmes.

Rory McIlroy, qui avait perdu ses trois premiers matchs du tournoi, a vaincu Schauffele lors de la confrontation individuelle. Ça n’a pas été suffisant, et la défaite devenait de plus en plus inévitable.

En pleurs lors d’une entrevue sur le terrain, McIlroy a parlé de ce que la Coupe Ryder représente pour lui.

« Je n’ai jamais pleuré ou été émotif par rapport à ce que j’ai accompli comme individu, mais cette équipe… de voir Sergio (Garcia) battre des records, de voir Jon Rahm éclore cette semaine, de voir un de mes meilleurs amis en Shane Lowry effectuer ses débuts à la Coupe Ryder, c’est phénoménal. Je suis déçu de ne pas avoir pu contribuer un peu plus cette semaine », a-t-il exprimé.

Les partisans ont pu voir la nouvelle génération de golfeurs américains, mais ils ont aussi vu une équipe européenne vieillissante.

Casey, un des quatre Européens dans la quarantaine, n’a récolté aucun point en quatre matchs. Ian Poulter a eu raison de Finau lors de leur duel en simple, mais il s’est demandé s’il s’agissait de sa dernière présence au tournoi.

Poulter a aussi eu une pensée pour son capitaine, Padraig Harrington.

« Ça va être difficile parce que Paddy sera remis en question et ça ne devrait pas être le cas », a-t-il soutenu.

La prochaine étape pour les États-Unis sera de gagner à l’étranger, ce qu’ils n’ont pas accompli depuis 1993. L’Europe revendique un dossier de 11-9-1 à la Coupe Ryder depuis 1979, lorsque des joueurs de tout le continent ont pu être sélectionnés.

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