Mattias Norlinder, un jeune défenseur à surveiller

Le défenseur âgé de 21 ans participera cette semaine au camp des recrues du Canadien qui se déroulera au Complexe sportif Bell de Brossard.
Photo: Petr David Josek Associated Press Le défenseur âgé de 21 ans participera cette semaine au camp des recrues du Canadien qui se déroulera au Complexe sportif Bell de Brossard.

S’il avait à parier sur un joueur qui pourrait obtenir une invitation au camp officiel du Canadien de Montréal, le directeur du développement des joueurs, Rob Ramage, miserait sans contredit sur Mattias Norlinder.

Le défenseur âgé de 21 ans, qui doit encore écouler une saison à son contrat avec le club suédois Frölunda, participera cette semaine au camp des recrues du Canadien qui se déroulera au Complexe sportif Bell de Brossard.

« Il faudra l’avoir à l’œil. Il devra encore peaufiner quelques petits détails dans son jeu, mais notre groupe d’entraîneurs s’assurera qu’il apporte les améliorations requises, a d’abord confié Ramage en visioconférence. Mais il progresse. Je l’avais vu il y a deux ans en Suède, et je l’ai revu [mardi] pour la première fois et ça m’a assommé : je ne le reconnaissais pas. Ces gars-là changent, leur gabarit évolue, donc nous verrons sa progression, mais s’il faut rapporter un crime, alors il [Norlinder] sera de toute évidence un suspect. »

Si jamais Norlinder n’obtient pas de poste à la ligne bleue avec le grand club cette saison, alors Ramage a indiqué qu’il retournerait poursuivre son développement en Suède — sans passer par le Rocket de Laval.

Questionné au sujet des défis d’adaptation entre les surfaces de jeu européenne et nord-américaine que devra surmonter Norlinder, Ramage s’est servi de l’exemple du défenseur Olli Maatta, qu’il a dirigé à l’époque chez les Knights de London.

« Il arrivait de Finlande, et il est devenu un très bon joueur : il a gagné deux coupes Stanley, a rappelé Ramage. Olli se faisait frapper énormément au départ, parce que son temps de réaction était lent et que les gars ici finissaient leurs mises en échec. Olli a dû s’adapter, être plus rapide dans ses décisions et se protéger davantage. Mattias devra faire la même chose. Il a le talent pour y parvenir. À quelle vitesse y parviendra-t-il ? Il faudra voir. »

Ramage a également abordé les cas de nombreux autres joueurs présents au camp, dont Jesse Ylönen, Jan Mysak et Kaiden Guhle.

« Il se comporte déjà comme un professionnel. Il dégage de la confiance, et non de l’arrogance. Il est professionnel avant même d’être devenu un joueur professionnel. Il sera solide », a résumé Ramage au sujet Guhle, premier choix, 16e au total, du Canadien lors du repêchage de la LNH en 2020.

Ces joueurs font tous partie des recrues du Tricolore qui se sont rapportées au camp mercredi afin de subir leurs tests médicaux et de condition physique.

Les joueurs invités sauteront sur la patinoire jeudi, sous la supervision du nouvel entraîneur-chef du Rocket de Laval, Jean-François Houle, et de son personnel d’entraîneurs composé de Kelly Buchberger, Martin Laperrière et Marco Marciano.

Parmi les 27 recrues invitées au camp, le gardien de but biélorusse Ivan Zhigalov pourrait briller par son absence puisqu’il n’a toujours pas été en mesure de quitter son pays natal.

En plus des séances d’entraînement, les espoirs de l’organisation se mesureront aux jeunes espoirs des Sénateurs d’Ottawa dans une série aller-retour de deux matchs. Une partie contre les joueurs étoiles du circuit universitaire USports est prévue à la conclusion du camp.

« [L’entraîneur-chef] Dominique Ducharme a discuté avec les espoirs [mardi] et il leur a livré un message de motivation. Ce sera intéressant [comme camp]. Et j’ai hâte, je suis fébrile. Il est temps qu’on mette la rondelle en jeu », a conclu Ramage.

Il est à noter que les entraînements et les rencontres présentés à Brossard ne sont pas accessibles au public.

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