Flushing Meadows, un tremplin pour Fernandez et Auger-Aliassime

Les derniers Internationaux des États-Unis auront fait vivre beaucoup d’émotions aux Canadiens Félix Auger-Aliassime et Leylah Annie Fernandez.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Les derniers Internationaux des États-Unis auront fait vivre beaucoup d’émotions aux Canadiens Félix Auger-Aliassime et Leylah Annie Fernandez.

Les derniers Internationaux des États-Unis auront été tout un tremplin pour Leylah Annie Fernandez et Félix Auger-Aliassime.

Fernandez, à 19 ans seulement, a atteint la finale, où elle s’est inclinée devant la Britannique Emma Raducanu. Cette première participation à une finale d’un tournoi majeur l’a propulsée de 45 rangs au classement de la WTA, jusqu’en 28e place.

« J’ai travaillé tellement fort et fait des sacrifices énormes pour arriver où je suis aujourd’hui », a déclaré la Montréalaise depuis les entrepôts de Flair Airlines, transporteur à bas prix dont elle est devenue coambassadrice en compagnie d’Auger-Aliassime.

Sacrifices

« C’est un parcours incroyable, a-t-elle poursuivi. De voir tous les sacrifices que j’ai faits, les difficultés que nous avions en voyage, comme en Israël, où nous ne savions pas si nous allions pouvoir réserver un hôtel. […] J’ai presque pleuré pendant la conférence de presse [à New York] quand j’ai entendu l’entrevue de mon père. Ce sont des souvenirs que je voulais oublier ; ça me motive encore plus de continuer afin de redonner à ma famille. »

Si le bond a été moins spectaculaire pour Auger-Aliassime, qui a gagné quatre rangs pour devenir le Canadien le mieux classé au 11e échelon de l’ATP, la dernière quinzaine lui permet de se rapprocher des objectifs ambitieux qu’il s’était fixés en début d’année.

Niveau de confiance

« Après le dernier Grand Chelem de l’année, où j’ai récolté beaucoup de points avec une demi-finale, je me suis mis dans une belle position pour le Masters de fin d’année et pour finir la saison dans le top 10. […] C’est à la fois très motivant et très positif. D’être 11e maintenant, avec les quelques mois qui restent à l’année, c’est une belle position. J’avais ces grandes ambitions : je suis à la porte, mais il reste encore beaucoup à faire. »

Pour le joueur de tennis de 21 ans, cette demi-finale, où il s’est incliné devant l’éventuel vainqueur du tournoi, Daniil Medvedev, contribuera à rehausser son niveau de confiance.

« C’est une belle étape pour ma confiance, dans une saison où il y a eu de très belles performances, mais aussi des bas. D’avoir pu terminer l’été de cette façon à New York, c’est très bien. Je dirais que je me sens plus près de mon but, soit de gagner un tournoi du Grand Chelem et d’être parmi les meilleurs au monde. »

Il n’aurait pas dit la même chose au sortir des Jeux olympiques de Tokyo, où il a été éliminé dès le premier tour.

« J’ai dû rebondir. Je n’ai pas caché que c’était une grande déception à Tokyo et les semaines suivantes aussi, a-t-il souligné. Pas tant par mon jeu, mais par la fatigue ressentie : l’année est longue. C’était un apprentissage de jouer aux JO après un long voyage. Il fallait ensuite regagner l’Amérique et jouer d’autres tournois. Tout ça était nouveau pour moi : dans les prochaines années, je serai capable de mieux gérer cela. J’ai ressenti la fatigue, que ce soit à Tokyo ou à Washington au retour. J’ai dû me recentrer pour bien finir l’été. C’est vrai que ces défaites m’ont motivé pour la suite des choses. Mais je ne regrette rien : j’ai vécu une expérience magnifique aux Jeux. J’ai beaucoup appris là-bas. »

Papa toujours sur les rangs

Si elle admet vivre un grand tourbillon d’émotions, Fernandez compte ne rien changer à ses activités ou à son entourage au cours des prochaines semaines.

Ainsi, elle ne modifiera pas le calendrier établi avant sa superbe prestation à Flushing Meadows. Surtout, elle ne compte pas changer d’entraîneur, son père Jorge.

« Mon père sera toujours là, a-t-elle assuré. Il est toujours ouvert à greffer de nouveaux membres à l’équipe. Je suis très heureuse de l’avoir comme père et comme entraîneur. Il est là depuis les tout débuts, il sait quand c’est le temps de faire une pause ou de faire entrer une nouvelle personne au sein de l’équipe. Je fais confiance à 100 % à ses décisions. C’est le meilleur pour juger du succès sur l’ensemble. Il fera partie de l’équipe très longtemps. »

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