Les Alouettes s’inclinent 27-10 devant les Tiger-Cats

Les visiteurs ont gâché la fête au stade Percival-Molson, l’emportant 27-10.
Photo: Peter McCabe La Presse canadienne Les visiteurs ont gâché la fête au stade Percival-Molson, l’emportant 27-10.

La défense des Alouettes a été fort pugnace face aux Tiger-Cats de Hamilton pour leur premier match de la saison à la maison. Mais l’attaque montréalaise a été plutôt timide, si bien que les visiteurs ont gâché la fête au stade Percival-Molson, l’emportant 27-10.

Une interception de Frankie Williams ramenée sur 37 verges jusqu’à la ligne de 14 des Alouettes (1-2) au début du quatrième quart a sonné le glas des protégés de Khari Jones. Les Tiger-Cats ont inscrit leur deuxième touché du match quatre jeux plus tard, une passe de trois verges de Dane Evans (15 en 22, 183 verges, 2 touchés) à l’ailier rapproché Nikola Kalinic pour prendre les devants 20-10.

L’ex-Carabin Sean Thomas Erlington est venu mettre un point d’exclamation avec trois courses, dont une spectaculaire de 25 verges en fin de match, avant de franchir la zone des buts après un effort de cinq verges.

Thomas Erlington a d’ailleurs complété sa soirée de travail avec 73 verges en 10 courses.

Steven Dunbar fils avait inscrit le premier touché des Tiger-Cats (1-2), qui avaient rapidement pris les devants 10-0 au premier quart. Michael Domagala a réussi des placements de 13 et 46 verges, avant de rater sur 38 et 50 verges.

Quan Bray a marqué l’unique touché des locaux. David Côté a complété le pointage avec un placement de 29 verges.

Vernon Adams fils a connu un deuxième match consécutif en deçà des attentes pour les Alouettes (1-2). Sur l’interception de Williams, sa passe vers Kaion Julien-Grant manquait de vélocité, ce qui a donné le temps à Williams de s’interposer.

« Ils étaient en couverture homme à homme et je n’ai pas été en mesure de placer le ballon assez profondément », a expliqué Adams.

Adams a souvent manqué de précision au cours de cette rencontre, ne complétant que 16 de ses 31 passes pour 171 verges et un touché.

« Ce n’est absolument pas près d’être une performance suffisante », a admis Adams, qui semblait très ébranlé par la tournure des événements.

« Il n’a pas connu un bon match. À nous maintenant de l’aider à trouver ce qui ne va pas et à le remettre en selle, a indiqué l’entraîneur-chef Jones. Il y a des passes sur lesquelles nous devrions progresser que nous ne complétons pas présentement. Il a connu une excellente semaine à l’entraînement ; il n’a simplement pas été en mesure de transposer ça dans la rencontre. »

Il faut toutefois ajouter qu’Adams n’a pas obtenu beaucoup d’aide de la part de son attaque au sol. William Stanback a connu une soirée tranquille avec 40 verges en 12 courses.

« Les Tiger-Cats avaient un excellent plan de match, a dit Adams, refusant de jeter le blâme sur son coéquipier. Ils ont fait ce qu’ils devaient faire. »

Malgré tout, comme la semaine dernière à Calgary, les Alouettes ont eu l’occasion de revenir dans ce match. Avec quelque sept minutes à jouer, l’attaque montréalaise a amorcé une séquence loin dans sa zone.

Une fois la ligne centrale traversée, ils n’ont toutefois pas été capables de progresser plus loin. Bray a notamment écopé d’une pénalité pour avoir touché le protecteur facial d’un opposant sur une tentative de long jeu, coupant l’herbe sous le pied des Alouettes, qui se sont retrouvés avec un 2e jeu et 25 verges à franchir. Ils n’ont pas réussi.

S’ils ont de nouveau été dans le match jusqu’à la toute fin, les Alouettes doivent remercier leur défense. Celle-ci a réussi pas moins de six sacs au cours de cette rencontre, en plus de bousculer Evans en plusieurs occasions.

« C’est certain que ce sont des jeux positifs pour nous, les sacs, a raconté le joueur de ligne défensive David Ménard. Mais ils ont couru beaucoup le ballon et nous avons écopé de plusieurs pénalités (8 pour 86 verges) : c’est suffisant pour qu’ils gagnent. »

« La défense joue tellement bien, mais je les place dans de bien mauvaises situations, a ajouté Adams. De lancer cette interception en fin de match… Je ne sais pas ce que c’est, mais je dois le trouver. Je dois retrouver mon jeu et recommencer à gagner des matchs. »

Ce n’est sûrement pas le retour à la maison que souhaitaient les Alouettes pour ce premier match depuis novembre 2019 au stade Percival-Molson. La foule de 14 753 spectateurs — sur les 15 000 permis par la Santé publique — a bruyamment appuyé ses favoris, jusqu’à l’interception de Williams.

Sur une saison écourtée de 14 rencontres, les séries de défaites devront être très courtes afin que le train ne déraille pas. Souhaitons que les ennuis d’Adams — remplacé par Matthew Shiltz lors de la dernière séquence offensive des Alouettes — et de l’attaque montréalaise ne soient que passagers.

Jones et son personnel d’entraîneur devront retourner à la table à dessin en vue du match de vendredi prochain, à Ottawa.

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