Le rappel à l’ordre de Patrick Levels aux Alouettes

Après 16 pénalités, les Alouettes n’étaient vendredi qu’à une seconde et une verge de créer l’égalité face aux Stampeders. Elles ont toutefois été défaites 28 à 22.
Photo: David Chidley La Presse canadienne Après 16 pénalités, les Alouettes n’étaient vendredi qu’à une seconde et une verge de créer l’égalité face aux Stampeders. Elles ont toutefois été défaites 28 à 22.

Patrick Levels n’a pas aimé ce qu’il a vu lors du dernier match des Alouettes, à Calgary. Le demi défensif montréalais compte bien rappeler ses coéquipiers à l’ordre.

Les Alouettes ont écopé de pas moins de 16 pénalités face aux Stampeders, qui ont signé une victoire de 28-22. Malgré tout, les Alouettes ne sont venus qu’à une seconde et une verge de créer l’égalité et de possiblement l’emporter.

« C’est un match que nous avons donné, car nous ne l’avons pas perdu en raison d’une autre raison que l’indiscipline, a déclaré Levels en visioconférence mercredi. Je vais m’assurer que les gars jouent à fond de train, de façon physique, mais intelligente. On ne veut pas de pénalités stupides comme frapper le quart après le jeu. Je ne veux pas que la défense des Alouettes soit reconnue pour ce genre de jeux. Je veux qu’on soit tenace, qu’on soit dans le visage de nos adversaires. Et s’ils décident de nous haranguer, ce sera leur problème, car nous ne répliquerons pas. […] S’ils nous battent sur le terrain, je serai le premier à saluer leur jeu. Mais ce n’est même pas près d’être cela qui s’est produit la semaine dernière. »

Levels a dû rater les deux premiers matchs de la saison des siens en raison de blessures à la hanche et à un doigt. C’est la première fois de sa carrière chez les professionnels qu’il devait s’absenter en raison de blessures. D’ailleurs, à sa première saison à Montréal, en 2019, il avait joué les 18 rencontres du club, récoltant 86 plaqués, dont cinq sacs, en plus de provoquer deux échappés.

« Ça m’a donné l’occasion de diriger les gars un peu, d’expliquer verbalement ce que je fais sur le terrain à mes coéquipiers, a raconté celui qui a manqué un seul match sur 47 au niveau universitaire. Ce que je fais est calculé, étudié. Je ne fais pas que des trucs au hasard. Quand je leur expliquais, ça faisait beaucoup de sens. Ça m’a permis d’apprendre encore mieux comment fonctionne cette défense. »

En plus de ramener ses coéquipiers dans de meilleures dispositions, Levels espère insuffler une bonne dose d’énergie aux Alouettes en vue de leur premier match local en deux ans, vendredi, contre les Tiger-Cats de Hamilton.

« J’espère apporter de l’énergie à mes coéquipiers, mais ce dont nous avons le plus manqué est de calme. De savoir quand faire certaines choses, d’agir en professionnels. La semaine dernière, je crois que nous avons manqué de discipline. Le plus difficile pour moi a été de voir que personne n’a réussi à calmer le jeu. Je pense que nous allons gagner la majorité de nos matchs, mais je n’ai pas senti ça en voyant nos gars jouer la semaine dernière.

« Je crois qu’une partie de mon leadership est de m’assurer que tout le monde conserve ce calme nécessaire. Le match n’est jamais terminé. Nous avons écopé de toutes ces pénalités, donné toutes ces verges et n’avons perdu que par une verge : c’est dur. En même temps, si on nettoie notre jeu, on bat probablement Calgary 40-3 et ils doivent faire jouer deux ou trois quarts. »

« Ce n’est pas comme si nous avions joué un grand match de toute façon, a nuancé l’entraîneur-chef Khari Jones. Mais quand vous cédez plus de 100 verges à l’adversaire, ça a une incidence. Peut-être que certaines pénalités, si elles sont évitées, auraient pu transformer un placement en touché ? Qui sait ? Mais il faut oublier ce match. Je ne me soucie que de la façon dont nous allons jouer à partir de maintenant. »

Et Jones n’est pas fâché de retrouver un de ses piliers en défense pour la suite des choses.

« Il apporte une prestance, de l’énergie. Une énergie canalisée de la bonne façon, a-t-il dit de Levels. Il est capable de s’assurer que les gars se concentrent sur les bonnes choses à faire. C’est un bon communicateur sur le terrain. Alors j’ai hâte de le voir. Je sais qu’il a très hâte de se retrouver sur le terrain. »

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