Serena Williams renonce aux Internationaux des États-Unis

Serena Williams fêtera ses 40 ans en septembre.
Photo: Christophe Archambault Agence France Presse Serena Williams fêtera ses 40 ans en septembre.

Serena Williams a annoncé mercredi son forfait pour les Internationaux des États-Unis qui débutent la semaine prochaine. C’est une blessure à une jambe qui lui fait faire un pas de plus vers la retraite alors qu’elle fêtera ses 40 ans en septembre.

Elle laisse ainsi s’envoler l’une de ses dernières chances d’égaler le record de 24 titres du Grand Chelem détenu par Margaret Court.

« Après mûre réflexion et sur le conseil de mon équipe médicale, j’ai décidé de me retirer des Internationaux des États-Unis afin de guérir complètement de ma déchirure aux ischiojambiers », a écrit sur les réseaux sociaux la joueuse américaine, qui espérait remporter le tournoi new-yorkais pour la septième fois.

« Tu as tout tenté », a commenté son entraîneur Patrick Mouratoglou sur le compte Instagram de la joueuse.

Mais son corps en a voulu autrement. La blessure qui l’a poussée à l’abandon au premier tour à Wimbledon le 29 juin ne lui permet finalement pas de défendre ses chances à Flushing Meadows. Elle n’a plus joué depuis et aucune date de retour n’est avancée.

« L’équipe médicale autour d’elle avait imaginé tout un protocole pour qu’elle arrive à jouer aux Internationaux des États-Unis, explique Mouratoglou sur le site Tennis Majors. Chaque semaine, il devait y avoir des évolutions dans ce qu’elle serait capable de faire. On savait que s’il y avait le moindre pépin, on serait en retard. À un moment, il y a eu un petit retour en arrière dans le déroulé. Il nous a coûté quinze jours. On les paie maintenant. Si le tournoi avait eu lieu dans trois semaines, il aurait été envisageable de jouer. Aujourd’hui, ça ne l’est pas. »

« Tu vas manquer »

C’est avec un évident regret que les organisateurs des Internationaux des États-Unis (30 août-12 septembre) ont commenté le forfait sur blessure d’une autre de leurs têtes d’affiche — après ceux de Roger Federer, Rafael Nadal et Dominic Thiem (tenant du titre) — : « Serena Williams, tu vas manquer aux Internationaux des États-Unis cette année », a tweeté la Fédération américaine de tennis.

Pour la première fois depuis l’édition 1997, presque un quart de siècle, ni Federer (40 ans), ni Nadal (35 ans), ni Serena Williams (40 ans le 26 septembre) ne sont engagés dans le tournoi new-yorkais.

La cadette des sœurs Williams a remporté six fois l’épreuve depuis sa première participation en 1998 (1999, 2002, 2008, 2012, 2013, 2014) et a manqué quatre éditions, en 2003 (genou), 2010 (pied), 2017 (maternité) et donc 2021.

Elle a remporté son premier tournoi du Grand Chelem à Flushing Meadows en 1999 à 17 ans et son 23e en Australie en 2017 à 35 ans, avant un congé maternité. De retour sur le circuit en 2018, elle a joué quatre finales majeures : Wimbledon et les Internationaux des États-Unis en 2018 et idem en 2019, sans parvenir à égaler Margaret Court.

« Aucune certitude »

Depuis, ses apparitions en compétition sont de plus en plus rares (elle n’a joué que six tournois cette année) et malgré deux demi-finales (US Open 2020 et Australie 2021), ses résultats en tournois majeurs s’effritent.

Alors comme après chacun de ses échecs à égaler le record, la question de l’avenir de sa carrière se pose de nouveau. « Je ne pense absolument pas à ça », avait-elle déclaré après son élimination en huitièmes de finale à Roland-Garros. « J’ai eu le cœur brisé », avait-elle reconnu simplement après son abandon à Wimbledon.

De nouveau mercredi, l’ancienne no 1 mondiale retombée au 22e rang de la WTA n’a pas évoqué la retraite, donnant même rendez-vous à ses admirateurs : « Merci pour votre soutien et votre amour. À bientôt », conclut-elle son message.

Néanmoins, Mouratoglou ne cache pas une certaine inquiétude.

« On n’a parlé que des Internationaux des États-Unis, qui étaient le dernier objectif de la saison. Il va falloir qu’elle digère d’abord ; ensuite, on parlera de la suite. Je n’ai aucune certitude, ni dans un sens ni dans l’autre », affirme-t-il.

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