Eugène Lapierre soulagé et satisfait

Eugène Lapierre a livré un bilan positif d’un tournoi présenté dans un contexte sans précédent.
Photo: Minas Panagiotakis / Getty Images / AFP Eugène Lapierre a livré un bilan positif d’un tournoi présenté dans un contexte sans précédent.

À partir du moment où Eugène Lapierre a obtenu la confirmation que l’Omnium de tennis Banque Nationale serait de retour en 2021, un premier objectif venait de se concrétiser. Mais il restait encore à tenir et à terminer les neuf jours de compétition sans anicroche et Lapierre s’est dit soulagé et satisfait du déroulement du tournoi qui se terminait dimanche.

Un peu plus de deux heures avant le début de la finale du simple féminin entre la Tchèque Karolina Pliskova et l’Italienne Camila Giorgi, Lapierre a livré un bilan positif d’un tournoi présenté dans un contexte sans précédent.

Évidemment, Lapierre n’avait pas de record d’assistance à dévoiler aux journalistes, comme ce fut souvent le cas dans le passé. Toutefois, lors de sa visioconférence dimanche matin, il a dit s’attendre à pouvoir annoncer une foule totale au-delà de 50 000 spectateurs, un chiffre qui serait légèrement supérieur à l’objectif qu’il s’était fixé.

« Je pensais à 50 000. En calculant grosso modo, je me disais que si on a entre 3500 et 4000 spectateurs en moyenne par séance, on va y arriver. Là, on m’a dit qu’on allait dépasser 50 000. On va attendre la fin de la journée pour savoir jusqu’à quel point », a déclaré le directeur du tournoi.

« Financièrement, on va sûrement arriver autour du kif-kif pour la semaine, alors on est très satisfaits là aussi. Et on a eu de grands matchs tout au long de la semaine, on a découvert de nouvelles joueuses, on va avoir une nouvelle championne à l’Omnium Banque Nationale. Alors oui, on est satisfaits », a ajouté Lapierre.

Reste à voir si les organisateurs seront capables de réinvestir dans le développement, la raison d’être du tournoi.

« Entre Toronto et Montréal, les dernières années, on pouvait réinjecter entre 16 et 17 millions de dollars par année ; on va être très loin de ça. Mais au moins, on ne perd pas de sous, comme on l’a fait l’année dernière, où on a perdu une dizaine de millions », a souligné Lapierre.

« On a eu de bons résultats quant aux spectateurs ; on a dépassé nos attentes. On s’était mis des objectifs relativement modestes, mais on les a dépassés. On va faire les comptes et on espère être capables de réinjecter des sous. »

Sur le plan sanitaire, Lapierre a affirmé qu’il y avait eu deux tests positifs à la COVID-19 pendant les neuf jours du tournoi.

Une joueuse japonaise venue participer aux qualifications a reçu un résultat positif à son arrivée et a été retournée à l’hôtel exclusif.

Sur le site, il n’y aurait eu qu’un seul cas positif, un serveur travaillant dans l’un des salons « pendant une couple d’heures », a indiqué Lapierre.

Celui-ci, par ailleurs, estime que les « dépenses COVID » se chiffreront entre 2 M$ et 2,5 M$

« Tout est sous contrôle. Je vais faire une prière à un moment donné, mais je pense que tout s’est bien déroulé et on se croise les doigts pour que la dernière journée se passe très bien aussi. »

Par ailleurs, sur les courts, Lapierre a qualifié d’inégal le rendement des trois Canadiennes inscrites en simple.

Rebecca Marino a été la seule des trois à signer deux victoires pendant la semaine. Bianca Andreescu a été éliminée en troisième ronde, après avoir joué deux matchs, tandis que la Québécoise Leylah Fernandez a dû plier bagage après la ronde initiale.

« On attendait Bianca, on attendait Leylah et c’est finalement Rebecca qui a eu la meilleure performance. C’était bien et je suis content pour elle. Elle a travaillé fort et on connaît son parcours, et j’étais content de l’entendre dire, après ses deux matchs, “je me suis prouvé que je fais partie de l’élite mondiale et que je peux compétitionner avec ces joueuses-là”. C’est très agréable d’entendre ça. »

Au sujet de Fernandez, Lapierre croit qu’elle a sous-estimé le fait de revenir chez elle et de jouer devant les siens, sur le court central.

« Elle avait énormément de pression et elle a joué son match de façon un peu trop fébrile. Il y en aura d’autres, elle n’a que 18 ans. »

Quant à Andreescu, Lapierre a rappelé qu’elle ne compte pas assez de matchs au compteur.

« Elle ne nous a pas montré le niveau de jeu qu’elle a atteint en 2019 en remportant Toronto et New York. Il y a un petit peu de travail à faire de son côté. Mais les coups sont là, c’est de mettre tout ça ensemble et d’éviter les erreurs non provoquées. Mais il faut qu’elle joue, il faut qu’elle joue plus que ça. Il faut qu’elle aligne les tournois. Si elle réussit à le faire, je pense que ça va bien aller. Mais on aurait aimé la voir un peu plus longtemps à Montréal. »

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