Une dernière médaille d’or pour le Canada

La cycliste sur piste Kelsey Mitchell a couronné la meilleure récolte du Canada lors de Jeux d’été non boycottés en gagnant la médaille d’or à l’épreuve de vitesse.
Photo: Christophe Ena Associated Press La cycliste sur piste Kelsey Mitchell a couronné la meilleure récolte du Canada lors de Jeux d’été non boycottés en gagnant la médaille d’or à l’épreuve de vitesse.

Les athlètes féminines du Canada ont commencé les Jeux olympiques de Tokyo en force et elles les ont conclus de la même façon, dimanche. La cycliste sur piste Kelsey Mitchell a couronné la meilleure récolte du Canada lors de Jeux d’été non boycottés en gagnant la médaille d’or à l’épreuve de vitesse.

Le Canada a donc terminé les Jeux de Tokyo avec 7 médailles d’or, 6 d’argent et 11 de bronze. Les 24 médailles représentent une nouvelle marque pour des Jeux d’été non boycottés et les 7 médailles d’or égalent le record canadien établi aux Jeux de Barcelone en 1992.

La seule fois que le Canada a connu une meilleure récolte à des Jeux d’été, c’était en 1984 à Los Angeles. Le Canada avait alors gagné 44 médailles, dont 10 d’or. Ces Jeux avaient toutefois été boycottés par 14 pays du bloc de l’Est.

Le Canada a terminé les Jeux de Tokyo au 11e rang du tableau officiel des médailles et au décompte total des médailles. Les États-Unis ont remporté 3 médailles d’or lors de la dernière journée de compétition pour devancer la Chine au tableau des médailles avec 39 médailles d’or, contre 38 pour la Chine. Au total des médailles, la course a été beaucoup moins serrée. Les États-Unis ont récolté 113 médailles contre 88 pour la Chine au deuxième rang.

Mitchell, qui avait participé à la finale du keirin, a posé la touche finale à des Jeux spectaculaires pour les Canadiennes. Elle a battu l’Ukrainienne Olena Starikova lors de deux manches consécutives, procurant une 7e médaille d’or au Canada et une 24e au total.

Lors des demi-finales, Mitchell a présenté une bonne stratégie pour vaincre l’Allemande Emma Hinze, championne du monde en titre, deux manches à une. « Les gens parlent beaucoup de visualisation dans le sport, et je ne sais pas si c’était intentionnel, mais je me voyais sur le podium, a expliqué Mitchell. J’ai décidé d’aller de l’avant et d’exécuter, donc je suis super excitée de monter sur la première marche. »

Extase de la victoire

Mitchell a décroché la deuxième médaille d’or olympique de l’histoire du Canada en cyclisme sur piste, suivant les traces de Lori-Ann Muenzer, qui avait triomphé aux Jeux d’Athènes, en 2004.

Il s’agissait également de la deuxième médaille canadienne en cyclisme sur piste à ces Jeux, après la médaille de bronze de Lauriane Genest au keirin. Genest a participé à une course de placement, dimanche, et elle a terminé ses Jeux avec une huitième position à l’épreuve de vitesse.

Que ce soit en solo ou en équipe, 18 des 24 médailles du Canada ont été remportées par des femmes.

Nous avons constaté que la différence est mince entre la gloire et la déception. Ça prend du courage pour croire pouvoir arriver à l’une quand vous risquez également l’autre.

 

Sous la chaleur à Sapporo, les Canadiens Ben Preisner, Trevor Hofbauer et Cameron Levins ont tous réussià compléter le marathon masculin. Preisner, 46e en 2:19:27, et Hofbauer, 48e en 2:19:57, ont établi un sommet personnel cette saison. Levins a pris la 72e position grâce à un chrono de 2:28:43.

Le Canada a eu plusieurs raisons de célébrer à Tokyo. Damian Warner au décathlon, l’équipe de soccer féminin, Andre De Grasse au 200 mètres et le huit de pointe féminin ont tous remporté des événements prestigieux. Mitchell, la nageuse Maggie Mac Neil et l’haltérophile Maude Charron sont aussi montées sur la plus haute marche du podium. La nageuse Penny Oleksiak a gagné trois médailles à Tokyo pour devenir la Canadienne la plus décorée de l’histoire avec sept médailles. De Grasse n’est pas très loin derrière, avec six médailles, un sommet pour un Canadien.

Agonie de la défaite

Mais là où il y a l’extase de la victoire, il y a aussi l’agonie de la défaite pas très loin derrière. Le Canada a aussi connu son lot de déceptions et de moments déchirants.

Le cycliste sur route Michael Woods a terminé tout juste au pied du podium lors de la première journée où des médailles étaient remises. La double championne de trampoline Rosie MacLennan, le relais 4 x 400 mètres féminin, l’haltérophile Boady Santavy, les plongeuses Meaghan Benfeito et Caeli McKay, la gymnaste Ellie Black et même Oleksiak — lors de deux finales différentes — ont été parmi les athlètes à prendre la quatrième place.

« Aucun point ou seconde n’a été facile à prendre à l’équipe canadienne, a dit la chef de mission du Canada, Marnie McBean. Nous avons constaté que la différence est mince entre la gloire et la déception. Ça prend du courage pour croire pouvoir arriver à l’une quand vous risquez également l’autre. »

Les succès du Canada ont été particulièrement remarquables étant donné la dernière année, quand les conditions d’entraînement ont été loin d’être idéales. Les athlètes sont aussi arrivés à Tokyo alors que la ville était en état d’urgence et faisait face à une recrudescence des cas de COVID-19. Sans oublier la chaleur et l’humidité, qui ont même forcé certains des athlètes les plus en forme au monde à déclarer forfait.

« Un de nos objectifs était de venir à Tokyo et de rentrer au Canada sans avoir fait face à la COVID », a dit le chef de la direction du Comité olympique canadien (COC), David Shoemaker. Le COC a affirmé qu’aucun membre de la délégation de 840 personnes n’a subi de contrôle positif au coronavirus avant la clôture des Jeux.



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