Le Comité international olympique expulse deux entraîneurs biélorusses

La sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya avait critiqué les entraîneurs d’équipe sur les réseaux sociaux et elle est maintenant en Pologne par l’entremise d’un visa humanitaire.
Photo: Wojtek Radwanski Agence France-Presse La sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya avait critiqué les entraîneurs d’équipe sur les réseaux sociaux et elle est maintenant en Pologne par l’entremise d’un visa humanitaire.

Le Comité international olympique a retiré des Jeux olympiques deux entraîneurs de l’équipe biélorusse, quatre jours après qu’ils eurent tenté de renvoyer au pays la sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya.

Le CIO a affirmé qu’il a annulé et retiré les accréditations d’Artur Shimak et de Yury Maisevich.

Le CIO a déclaré que les deux hommes «ont été priés de quitter le village olympique immédiatement et l’ont fait dans l’intérêt du bien-être des athlètes».

Shimak et Maisevich ont continué à avoir des contacts avec des athlètes biélorusses depuis dimanche, après que le CIO les eut liés à l’embarquement de Tsimanouskaya en voiture à l’aéroport pour la faire monter à bord d’un avion qui partait pour la Biélorussie.

Tsimanouskaya avait critiqué les entraîneurs d’équipe sur les réseaux sociaux et elle est maintenant en Pologne par l’entremise d’un visa humanitaire.

Le CIO a dit que Shimak et Maisevich «se verraient offrir la possibilité d’être entendus» par sa commission disciplinaire enquêtant sur l’affaire.

Les cas augmentent

 

Le nombre d’infections de COVID-19 liées aux Jeux olympiques a grimpé à 387, alors que la ville de Tokyo enregistre plus de 5000 cas en une journée pour la première fois depuis le début de la pandémie.

Les organisateurs des Jeux de Tokyo ont ajouté 29 cas positifs à leur total depuis le 1er juillet. Aucun athlète ou résident du village olympique n’en fait partie.

Le total de 387 cas positifs inclut 207 employés, vivant au Japon ou en visite de l’étranger, qui travaillent aux Jeux.

Les responsables à Tokyo ont annoncé un total quotidien de 5042 nouveaux cas pour la journée de jeudi.

Le premier ministre du Japon, Yosihide Suga, a déclaré jeudi que «les infections se développent à un rythme que nous n’avons jamais connu auparavant».

Van Riessen prend du mieux

 

La cycliste sur piste néerlandaise Laurine van Riessen se remet sur pied dans un hôpital de Tokyo, un jour après avoir été victime d’un violent accident lors de la demi-finale de l’épreuve de keirin au vélodrome d’Izu.

Van Riessen a été brièvement assommée lorsqu’elle est entrée en collision avec la Britannique Katy Marchant à plus de 40 milles à l’heure. Van Riessen est restée sur le tablier de la piste pendant plusieurs minutes avant que les médecins la chargent sur une civière et la retirent du vélodrome.

Elle a été transportée dans un hôpital de Tokyo et diagnostiquée avec une clavicule cassée, des côtes cassées et une contusion pulmonaire.

 

Un porte-parole de l’équipe néerlandaise a indiqué que van Riessen va bien, mais qu’elle ne se souvient pas de la chute. Le médecin de l’équipe l’accompagne et van Riessen a pu faire savoir que la douleur se trouvait majoritairement à son épaule.

Une longue épopée vers l’or

Le Polonais Dawid Tomala a gagné ce qui pourrait être la dernière épreuve de 50 kilomètres marche des Jeux olympiques.

 

Tomala a fait arrêter le chrono à 3:50:08 à Sapporo, remportant la médaille d’or.

L’Allemand Jonathan Hilbert a décroché la médaille d’argent, à 36 secondes de Tomala. Le Canadien Evan Dunfee a mis la main sur la médaille de bronze.

Les épreuves de marche ont été déplacées à Sappoto en raison de la chaleur accablante et de l’humidité étouffante pendant l’été à Tokyo.

Le 50 kilomètres marche a été retiré du programme pour les prochains Jeux olympiques d’été, à Paris en 2024, et il pourrait ne pas être de retour.

Présentée pour la première fois aux Jeux de Los Angeles, en 1932, cette épreuve a été tenue lors de chaque Jeux depuis l’exception à Montréal, en 1976.

Le plus gros drapeau

 

Les organisateurs des Jeux olympiques de Paris 2024 ont déclaré qu’ils utiliseraient la tour Eiffel pour présenter «le plus grand drapeau jamais déployé», dimanche, lors de la cérémonie de clôture à Tokyo.

Le président du comité organisateur de Paris, Tony Estanguet, a parlé du projet de promouvoir le transfert officiel à la prochaine ville hôtesse des Jeux d’été.

Il y a deux mois, un drapeau géant a fait un vol d’essai depuis le monument emblématique parisien, bien que la raison exacte n’ait pas été expliquée à l’époque.

La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, est à Tokyo pour participer à la traditionnelle passation de pouvoir lors de la cérémonie de clôture.

Bonne journée pour les Américaines

Sur les sites de compétition, les États-Unis ont connu une bonne journée dans les sports collectifs féminin. En volleyball de plage, April Ross et Alex Klineman ont remporté l'or après avoir vaincu les Australiennes Mariafe Artachio del Solar et Taliqua Clancy 21-15, 21-16.

Les Américaines participeront aussi aux finales des tournois de basketball contre le Japon, et de volleyball, face au Brésil.

En athlétisme, les Américaines ont cependant dû se contenter de la médaille d'argent, derrière la Jamaïque au relais 4 x 100 mètres.

Sur le plan individuel, Allyson Felix a terminé au troisième rang du 400 mètres. Du coup, elle a mérité la 10e médaille de sa carrière et s'est hissée au premier rang dans l'histoire de l'athlétisme féminin.

En soccer masculin, le Mexique a défait le Japon 3-1 dans le match pour la médaille de bronze.
 



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