Le retour à la compétition de la gymnaste Simone Biles se conclut avec le bronze

Simone Biles a gagné mardi une septième médaille olympique en carrière.
Photo: Lionel Bonaventure Agence France-Presse Simone Biles a gagné mardi une septième médaille olympique en carrière.

Simone Biles a effectué un retour à la compétition rempli de succès, mardi, aux Jeux olympiques de Tokyo.

La gymnaste américaine a mis la main sur une médaille de bronze à la poutre d’équilibre, après s’être retirée de plusieurs compétitions pour prendre soin de sa santé mentale.

Biles a ainsi gagné une septième médaille olympique en carrière, égalant le score Shannon Miller pour le plus haut total par une gymnaste américaine.

Biles a reçu une note de 14,000 pour sa routine, se faufilant derrière les Chinoises Guan Chenchen (14,633) et Tang Xijing (14,233).

L’Américaine est arrivée sur le plancher environ 90 minutes avant le début de la compétition. Elle ne semblait pas nerveuse et elle s’est échauffée comme s’il s’agissait d’une journée habituelle au gymnase.

Thompson-Herah défend son deuxième titre

La Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah a défendu avec succès son doublé des Jeux de Rio, remportant aisément le 200 m.

Thompson-Herah a réalisé le deuxième chrono le plus rapide de l’histoire sur la distance, grâce à un temps de 21,53 s.

Elle a devancé la Namibienne Christine Mboma par 48 centièmes de seconde. L’Américaine Gabrielle Thomas a obtenu le bronze.

La compatriote de Thompson-Herah Shelly-Ann Fraser-Pryce s’est contentée de la quatrième place. Shaune Miller-Uibo, qui s’était concentrée sur le 200 m, plutôt que la défense de sa couronne au 400 m, a terminé la finale en dernière position.

Miller-Uibo est toujours en lice au 400 m, après avoir gagné sa vague préliminaire, plus tôt mardi.

Photo: Luis Acosta Agence France-Presse La coureuse jamaïcaine Elaine Thompson-Herah remportant l'or au 200m mardi

Dans l’histoire des Jeux, Thompson-Herah est la troisième femme à défendre avec succès son titre olympique au 200 m, après sa compatriote jamaïcaine Veronica Campbell-Brown et Barbel Wookel, de la République démocratique d’Allemagne.

Elle avait défendu sa couronne au 100 m, samedi.

Le record du monde au 200 m appartient à Florence Griffith Joyner, qui avait franchi la distance en 21,34 s aux Jeux de Séoul en 1988.

De Grasse bat son propre record au 200 m

Le Canada a flirté avec quelques médailles mardi aux Jeux olympiques de Tokyo, mais il a finalement été blanchi pour une deuxième journée de suite.

Toutefois, Andre De Grasse et Aaron Brown ont placé le Canada en bonne posture pour gagner une médaille au 200 m.

De Grasse a fracassé son record canadien sur la distance avec un temps de 19,73 s. Le natif de Markham a aisément remporté sa vague des demi-finales.

De Grasse, qui est âgé de 26 ans, visera une deuxième médaille à Tokyo après avoir remporté le bronze au 100 m, dimanche. Il avait obtenu l’argent sur 200 m aux Jeux de Rio, quand il avait établi son ancienne marque canadienne avec un temps de 19,80 s.

« Je savais que j’avais ça en moi. Je savais que je pouvais battre mon meilleur temps de 2016, surtout après avoir battu mon record personnel deux fois l’autre soir », a dit De Grasse en revenant également sur ses performances au 100 m.

« Je ne m’attendais pas à aller si vite. Je voulais garder un peu d’énergie pour la finale, mais l’Américain Kenny [Kenneth Bednarek] m’a poussé un peu. Je voulais simplement être certain de me qualifier pour la finale », a-t-il ajouté.

Brown a aussi bien fait lors de sa demi-finale, avec un temps de 19,99 s. Brown, le Libérien Joseph Fahnbulleh et l’Américain Noah Lyles ont dû être départagés avec les photos d’arrivée, mais le Canadien a été déterminé vainqueur.

Le Canada a eu moins de veine en volleyball de plage, ses deux équipes féminines ayant baissé pavillon en quarts de finale.

Tsimanouskaya doit mettre une croix sur la compétition

La saga entourant la sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya a franchi une autre étape, mardi.

Le Tribunal arbitral du sport a déclaré dans un communiqué avoir rejeté la demande de Tsimanouskaya d’obtenir une décision provisoire qui lui aurait permis de prendre part à l’épreuve du 200 m.

Le tribunal a révélé les mesures juridiques prises par Tsimanouskaya lorsqu’elle cherchait à recevoir un visa humanitaire pour quitter les Jeux de Tokyo en toute sécurité. Elle veut éviter de retourner en Biélorussie, où elle pense que sa vie serait en danger.

Tsimanouskaya « n’a pas été en mesure de fournir une preuve pour obtenir une mesure provisoire », a affirmé le tribunal dans le communiqué, sans donner de détails.

Les éliminatoires ont eu lieu le lundi matin, au Stade olympique, alors que les demi-finales se sont déroulées le soir.

Le Comité international olympique a mentionné mardi que le rôle de l’équipe olympique biélorusse dans le déclenchement de cet incident diplomatique faisait l’objet d’une enquête officielle.

 

Pour bien suivre les JO de Tokyo

En vélo, les records tombent

Les Pays-Bas ont établi un record olympique en remportant l’épreuve de vitesse par équipes chez les hommes au vélodrome d’Izu.

Jeffrey Hoogland, Roy van den Berg et Harrie Lavreysen ont fait arrêter le chrono à 41,369 s, défaisant aisément la Grande-Bretagne.

Les Britanniques Ryan Owens, Jack Carlin et Jason Kenny détenaient une mince avance après le premier tour, mais ils n’ont pas été en mesure de maintenir la cadence.

À l’épreuve féminine de poursuite par équipes, l’Allemagne a battu son propre record du monde en franchissant la ligne d’arrivée en un temps de 4:04,259.

Franziska Brausse, Lisa Brennauer, Lisa Klein et Mieke Kroege ont dominé les Britanniques par plus de six secondes, remportant ainsi la médaille d’or.

La surprise cubaine

Cuba a décroché une médaille d’or inespérée en canoë biplace sur une distance de 1000 m, devançant la Chine et l’Allemagne.

L’Allemagne avait gagné cette course lors de cinq des sept derniers Jeux olympiques et Sebastian Brendel avait été dans une embarcation triomphante en 2012 et en 2016.

La bataille s’est toutefois jouée entre Cuba et la Chine lors des 500 derniers mètres. Serguey Torres Madrigal et Fernando Dayan Jorge Enriquez ont tout juste eu le dessus, par 2 dixièmes de seconde.

Le duo cubain avait remporté la médaille d’argent aux Championnats du monde de 2019, mais Cuba n’avait pas obtenu une médaille dans cette discipline aux Olympiques depuis 2000.

Un cas de dopage

Un lanceur de poids de la Géorgie a reçu un test de dépistage positif à des stéroïdes et il a été retiré de la compétition de mardi.

L’Agence de contrôle internationale a mentionné que les résultats de Benik Abramyan se sont révélés positifs à deux stéroïdes et à une hormone interdite dans un échantillon prélevé à Tokyo, samedi. C’était le jour de son 36e anniversaire.

Abramyan devait prendre part à la ronde de qualification du lancer du poids, plus tard mardi.

L’agence a indiqué que l’athlète peut faire appel de sa suspension provisoire auprès du Tribunal arbitral du sport.

Abramyan a participé aux Jeux olympiques de Rio, en 2016, et il n’a pas atteint la finale.



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