Montréal retire sa candidature en vue de la Coupe du monde FIFA de 2026

La Ville de Montréal avait été identifiée en 2018 comme une candidate pour accueillir des matchs.
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne La Ville de Montréal avait été identifiée en 2018 comme une candidate pour accueillir des matchs.

La Coupe du monde de la FIFA 2026 ne passera finalement pas par Montréal.

Dans un communiqué publié mardi, la Ville de Montréal a annoncé qu’elle retirait sa candidature pour accueillir un certain nombre de matchs du prestigieux tournoi de soccer.

Selon les autorités de la Ville, le manque de financement entraîné par le retrait de l’appui du gouvernement du Québec empêche Montréal de poursuivre les étapes de sélection comme ville hôte pour la Coupe du monde FIFA 2026.

La Ville dit avoir tenu des échanges soutenus et répétés avec ses partenaires afin d’évaluer différentes options et de convenir des prochaines étapes, « à la suite du retrait d’un partenaire financier majeur ».

Dans un communiqué de presse, les dirigeants de la FIFA ont précisé avoir été informés du retrait de la candidature de Montréal par l’Association canadienne de soccer.

De son côté, Soccer Québec doit publier un communiqué en début d’après-midi pour faire part de sa réaction.

Hausse des coûts

 

Le 28 janvier dernier, le gouvernement du Québec, par l’entremise du bureau du ministre du Tourisme, avait décidé de ne pas appuyer financièrement la candidature de Montréal pour y tenir des matchs, invoquant, notamment, une « explosion des coûts appréhendée ».

« Nous comprenons que la décision de ne pas soutenir l’accueil de matchs de la Coupe du monde de la FIFA en 2026 puisse décevoir la Ville de Montréal et les amateurs de soccer. Nous aurions été heureux et prêts à soutenir l’accueil de la Coupe du monde de la FIFA à Montréal, mais l’explosion des coûts appréhendée de l’événement devenait pour nous difficile à justifier auprès des contribuables québécois », avait expliqué la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, dans une déclaration transmise par courriel à La Presse canadienne.

Selon Mme Proulx, en moins de trois ans, les coûts estimés pour le gouvernement du Québec avaient doublé, passant de 50 à 103 millions de dollars.

« Dans le contexte actuel, avait ajouté Mme Proulx, nous considérons que la priorité demeure d’accompagner les Québécois et les entreprises en temps de pandémie et vers la relance économique. »

Dès le moment de l’annonce par Québec, les chances que Montréal soit le site de matchs de la Coupe du monde de 2026 avaient grandement diminué.

« La Ville a déposé sa candidature pour accueillir des matchs de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 après avoir obtenu des engagements écrits de la part de ses partenaires gouvernementaux pour un partage équitable des coûts de la tenue de cet événement majeur. Le retrait de la participation financière du gouvernement du Québec met donc en péril la candidature montréalaise, seule ville francophone en lice », avait affirmé Youssef Amane, directeur des communications du cabinet de la mairesse et du comité exécutif de Montréal.

Cela ne laisse donc que deux villes au Canada, Toronto et Edmonton, comme lieux potentiels pour présenter des matchs du tournoi qui, pour la première fois de son histoire, doit accueillir 48 équipes. Des parties doivent aussi avoir lieu aux États-Unis et au Mexique.

 

À l’origine, le projet prévoyait la présentation de 60 matchs aux États-Unis, incluant les quarts de finale, les demi-finales et la finale. Toujours selon le projet initial, 10 matchs auraient été disputés au Canada, dont possiblement trois ou quatre au Stade olympique, à Montréal, et 10 autres au Mexique.

La Ville de Montréal avait été identifiée en 2018 comme une candidate pour accueillir des matchs.

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