Wimbledon : Djokovic encore et toujours, Barty enfin

«J’aimerais que ce court devienne ma maison parce que c’est le court le plus sacré. J’y ai toujours la chair de poule», a confié Novak Djokovic en entrevue.
Photo: Kirsty Wigglesworth Associated Press «J’aimerais que ce court devienne ma maison parce que c’est le court le plus sacré. J’y ai toujours la chair de poule», a confié Novak Djokovic en entrevue.

Pas de grande excentricité pour le dernier Manic Monday de Wimbledon : ce lundi qui regroupe l’ensemble des huitièmes de finale des femmes et des hommes a surtout confirmé les ambitions de Novak Djokovic, en quarts de finale pour la 11e fois, et d’Ashleigh Barty qui parvient pour la première fois à ce stade du Majeur sur gazon.

« Mon niveau de confiance est très haut. Gagner Roland-Garros m’a donné des ailes. Alors il me faut du temps pour adapter mon jeu de la terre battue au gazon, mais plus le tournoi avance et mieux je me sens », a prévenu Djokovic après sa victoire 6-2, 6-4, 6-2 contre Cristian Garin (20e mondial).

Le double tenant du titre est plus que jamais lancé vers un sixième sacre sur le gazon de Wimbledon où il a enchaîné une 18e victoire d’affilée. La prochaine, il faudra la décrocher aux dépens du Hongrois Marton Fucsovics (48e) qui a fini par se défaire du Russe Andrey Rublev (7e) 6-3, 4-6, 4-6, 6-0, 6-3.

« Je suis très heureux, a confié le Serbe avant de quitter le Centre Court. J’aimerais que ce court devienne ma maison parce que c’est le court le plus sacré. J’y ai toujours la chair de poule ».

Pour le moment, ce court reste encore le jardin de Roger Federer qui est là pour y décrocher un 9e sacre et ainsi repousser à 21 le record de titres majeurs. Pour cela, il devait commencer par passer l’obstacle Lorenzo Sonego (27e) lundi.

À grands coups

 

Face aux deux monuments du tennis, les jeunes jouent des coudes et mordent pour se faire une place.

À commencer par l’Italien Matteo Berrettini (9e) qui continue de défricher sa route à grands coups de raquette. Le vainqueur du Queen’s jouera son premier quart à Wimbledon après avoir effacé du tableau le Bélarusse Ilya Ivashka (79e) 6-4, 6-3, 6-1 en 1 h 47.

« Je suis assez content de mon niveau, de mon intensité, de mon état d’esprit. J’étais bien concentré. Il y a bien eu un jeu où je n’ai pas très bien servi, mais je suis content », a commenté le joueur de 25 ans.

« J’ai l’impression de ne pas dépenser trop d’énergie parce que j’ai gagné la plupart de mes matches en trois manches. C’est très bien pour moi si je regarde sur le long terme », a-t-il souligné. En quatre tours désormais, il n’a perdu qu’un set, lors de son entrée en lice face à Guido Pella (59e mondial).

Denis Shapovalov (12e), qui n’a pas laissé espoir à Roberto Bautista (10e) 6-1, 6-3, 7-5, et Karen Khachanov (29e) qui s’est débattu pour écarter Sebastian Korda (50e) 3-6, 6-4, 6-3, 5-7, 10-8, se disputeront une place en demies finales.

Vers une demi-finale Barty-Kerber

 

Dans le tableau féminin, la no.1 mondiale Ashleigh Barty s’est hissée pour la première fois en quarts aux dépens de la dernière lauréate de Roland-Garros, la Tchèque Barbora Krejcikova (17e) qu’elle a écartée 7-5, 6-3.

Depuis son abandon au 2e tour à Roland-Garros en raison d’une blessure à la hanche, l’Australienne de 25 ans n’a plus joué, mais ne s’en inquiète pas.

« Je ne manque absolument pas de préparation. C’est juste que ma préparation a été différente, unique », a-t-elle affirmé.

Si bien que la blessure semble oubliée et que Barty, qui ne compte qu’un titre du Grand Chelem à son palmarès (Roland-Garros 2019), croit en ses chances dur comme fer.

« La récupération entre Paris et Wimbledon a été aussi bonne que possible. Je me sens très bien. Chaque jour qui passe, je continue de faire ce qu’il faut pour me rétablir et me préparer comme il faut pour me donner les meilleures chances d’entrer sur le court pour jouer à 100 % », a-t-elle souligné.

Elle pourrait retrouver en demi finale une ancienne no.1 mondiale et lauréate à Wimbledon en 2018, l’Allemande Angelique Kerber.

À 33 ans, Kerber, redescendue au 28e rang mondial, a bâillonné l’Américaine Coco Gauff, 23e mondiale à 17 ans, 6-4, 6-4.

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