Auger-Aliassime s’est découvert une passion pour le gazon

Auger-Aliassime tentera d’améliorer sa précédente performance à Wimbledon, une défaite au troisième tour face à Ugo Humbert en 2019.
Photo: Friso Gentsch Associated Press Auger-Aliassime tentera d’améliorer sa précédente performance à Wimbledon, une défaite au troisième tour face à Ugo Humbert en 2019.

La carrière professionnelle du tennisman québécois Félix Auger-Aliassime n’est vieille que de deux ans mais, déjà, le gazon semble être sa surface de prédilection.

Depuis 2019, il a disputé deux fois la finale du tournoi de Stuttgart (2019 et 2021), les demi-finales du Queen’s Club (2019) et de Halle (2021), en plus d’atteindre le troisième tour à Wimbledon — où il commencera son parcours face au Brésilien Thiago Monteiro — en 2019.

« Je ne sais pas : est-ce que déjà, après deux ans, je peux la qualifier de ma surface favorite ? C’est une surface qui me plaît ; j’aime le feeling. En fait, chaque fois qu’on a un tournoi sur gazon, c’est tellement rare que c’en est un privilège, a-t-il affirmé au cours d’un entretien avec La Presse canadienne en début de semaine. Il y a peu de tournois sur gazon, on ne s’entraîne jamais sur gazon, donc, c’est comme d’avoir quelque chose d’unique pendant trois ou quatre semaines par année.

« Après, c’est vrai qu’aux niveaux technique et tactique, mon jeu s’adapte bien à cette surface. […] J’ai la capacité de bien bouger, de venir au filet, d’enchaîner et de varier mes coups. Tout ça fait en sorte que déjà, j’ai connu de bons résultats sur gazon et que dans l’avenir, je pourrais en connaître encore de meilleurs. »

Pas qu’Auger-Aliassime, 16e tête de série du tournoi londonien, soit surpris de ses succès sur gazon. Mais il s’agit d’une surface sur laquelle les jeunes joueurs n’ont pas de référence.

« La première fois où j’ai enfilé les chaussures de gazon et que j’ai eu l’occasion de jouer cette surface, c’est dans le tableau des garçons de Wimbledon, ce qui est un peu la norme pour tous les jeunes joueurs : quand tu es jeune, il n’y a pas de tournoi sur gazon. Ça m’a plu dès la première fois ! C’est vrai qu’il y a une adaptation, comme pour toutes les autres surfaces, mais dès mes débuts professionnels, j’ai eu l’impression que les choses étaient un peu plus faciles pour moi sur gazon. »

Leçon privée

Et il a récemment reçu une leçon privée sur la gestion de match — sur gazon ou ailleurs — de l’un des maîtres en la matière.

« Après avoir affronté [Roger] Federer [à Halle, il y a deux semaines], je vais retenir que je dois conserver mon identité en tant que joueur. Je ne dois pas avoir d’hésitation sur la façon dont je veux faire les choses. […] Même s’il n’a pas joué son meilleur tennis, notamment dans le troisième set, il est resté calme, serein et fidèle à lui-même. Je n’ai jamais senti qu’il a voulu dévier de la façon dont il joue. C’est une grande force : plusieurs joueurs vont commencer à se poser des questions, à mettre en doute leur jeu. Pour lui, il n’y avait rien à changer avec Wimbledon ensuite et à la longue, je pense que c’est comme ça qu’il faut faire.

« C’est de cette façon que j’ai abordé le match, voire le tournoi et les dernières semaines. Je me suis dit : “Joue de la façon dont tu veux jouer et on verra les résultats.” Mais je voulais être libre de mes choix, pouvoir être audacieux. C’est ce que j’ai fait contre Federer et ça a fonctionné. C’est un bel apprentissage, ça aussi. »

« Après, ça ne veut pas dire que ça va fonctionner chaque fois, mais je pense que ça m’a donné confiance que je faisais les bonnes choses, que j’allais dans la bonne direction. »

J’ai la capacité de bien bouger, de venir au filet, d’enchaîner et de varier mes coups. Tout ça fait en sorte que déjà, j’ai connu de bons résultats sur gazon et que dans l’avenir, je pourrais en connaître encore de meilleurs.

Auger-Aliassime tentera d’améliorer sa précédente performance à Wimbledon, une défaite au troisième tour face à Ugo Humbert en 2019. Son coéquipier Denis Shapovalov, 10e tête de série, a pour sa part rendez-vous au premier tour avec l’Allemand Philipp Kohlschreiber. Le Vancouvérois Vasek Pospisil, lui, affrontera l’Espagnol Carballés Baena.

Chez les dames, Bianca Andreescu aura l’occasion de prendre sa revanche sur la Française Alizé Cornet étant donné qu’elles s’affronteront au premier tour du tableau féminin.

Cornet, classée 56e au monde, a défait Andreescu en deux manches au deuxième tour à Berlin la semaine dernière.

Andreescu a perdu trois de ses quatre derniers matchs, dont une élimination dès le premier tour à Roland Garros.

La Lavalloise Leylah Annie Fernandez fera face à la Lettone Jelena Ostapenko au premier tour.

Le tableau principal du tournoi commence lundi.

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