Malgré ses blessures, Petry n’a jamais douté qu’il allait jouer mercredi

Jeff Petry (à gauche) était de retour au jeu pour le Canadien, mercredi, après avoir raté deux matchs en raison de ce qui semblait être une blessure à la main droite.
Photo: Sam Morris Getty Images via Agence France-Presse Jeff Petry (à gauche) était de retour au jeu pour le Canadien, mercredi, après avoir raté deux matchs en raison de ce qui semblait être une blessure à la main droite.

Certes, l’entrée des joueurs des Golden Knights de Vegas sur leur patinoire à travers d’un casque qui lance des lasers peut paraître impressionnante. Mais le Canadien de Montréal n’est pas en reste. Avez-vous vu les yeux du défenseur du Tricolore Jeff Petry dernièrement ?

Le joueur américain affichait un look particulièrement intimidant lors du match no 2 mercredi soir, ses yeux étant ensanglantés. Selon le réseau Sportsnet, Petry souffrait d’hémorragies sous-conjonctivales.

Au lendemain du gain de 3-2 du Canadien, Petry a refusé de confirmer la nature de ce phénomène et sa cause — qui remonterait à une semaine. Il a toutefois admis que cette situation lui avait causé bien des soucis, notamment auprès de ses trois jeunes fils.

« Tout est relié à l’incident qui s’est produit donc… Je ne m’avancerai pas là-dessus, a d’abord déclaré Petry en visioconférence au sujet de ses yeux. Mais quand mes enfants sont rentrés de l’école un soir, ma femme les a prévenus que j’allais avoir un regard différent. Elle leur a dit que j’allais jouer le rôle du méchant et qu’eux seraient les super héros. Donc, on a joué ensemble et ils se sont rapidement habitués à ça. »

Ce n’est pas la première tuile à tomber sur la tête de Petry depuis le début des séries éliminatoires. Il était de retour au jeu pour le Canadien après avoir raté deux matchs en raison de ce qui semblait être une blessure à la main droite — certains observateurs ont d’ailleurs remarqué qu’il jouait avec un gant à quatre doigts mercredi soir.

« Un de nos thérapeutes est un ingénieur en équipement. On lui dit ce dont on a besoin et il le fabrique. Ça ne lui a pas pris beaucoup de temps pour produire cette pièce d’équipement. Nous avons essayé diverses versions avant de trouver celle qui me procurait la meilleure prise de bâton. Je dois le remercier d’être parvenu à développer ça aussi rapidement », a noté le vétéran âgé de 33 ans.

Petry avait été peu actif pendant la période d’échauffement et son nom avait d’abord été rayé de la feuille de match par les responsables de la LNH. Interrogé sur le fait de savoir s’il s’agissait d’une espèce de guerre psychologique avec les Golden Knights, l’entraîneur-chef par intérim Dominique Ducharme a balayé cette suggestion du revers de la main.

« Il avait la certitude qu’il allait jouer, mais il fallait qu’on discute avec les médecins pour nous assurer d’avoir leur feu vert. Et après la séance d’échauffement matinale, ils voulaient s’assurer que tout allait bien avec lui. Il n’y avait pas de jeu [psychologique] là-dedans », a évoqué Ducharme, avant d’ajouter que Petry aurait voulu disputer le match no 1, mais que les médecins devaient d’abord s’assurer qu’il ne puisse aggraver sa blessure à la main.

Le nom de Petry a été ajouté au dernier moment, et le no 26 a finalement joué pendant plus de 20 minutes, en plus de récolter une aide dans la victoire du Canadien. Malgré cette charge de travail, Petry a assuré qu’il va bien — même s’il a laissé sous-entendre que si le match de mercredi soir avait eu lieu pendant la saison ordinaire, il aurait probablement pris une soirée de congé.

« Ç’a bien répondu après la rencontre. J’ai dû éviter les luttes pendant les entraînements et mettre ma main à l’épreuve pour voir ce qui fonctionnait ou pas. Mais je me suis bien senti [pendant le match]. J’ai dû miser sur ma vitesse, délaisser un peu le jeu physique, et utiliser mon bâton davantage pour disputer la rencontre », a-t-il expliqué.

Dévouement

Petry n’était pas le seul à être de retour au jeu lors du deuxième match. Le Canadien comptait aussi sur le retour du défenseur Jon Merrill, qui avait raté les sept dernières rencontres. Ce dernier s’est dit particulièrement impressionné par le dévouement de ses coéquipiers, malgré les embûches sur leur route. « Cette équipe est dévouée, et véritablement soudée. Ç’a été une belle victoire [mercredi]. Nous voudrons bâtir là-dessus à l’approche du match no 3 », a-t-il noté.

C’est d’ailleurs le message qu’a voulu transmettre Ducharme, visiblement déterminé, pour la suite de cette série.

Cette équipe est dévouée, et véritablement soudée. Ç’a été une belle victoire [mercredi].

 

« On avait perdu le premier match, et on voulait s’assurer qu’on pouvait rebondir. Nous sommes dans une bonne position, mais il reste des choses à travailler. Cela dit, on s’en vient chez nous, et ce sera bien d’avoir un peu plus de spectateurs au Centre Bell », a-t-il confié, en référence aux 3500 amateurs qui seront présents au Centre Bell vendredi soir.

« Nous voulons jouer un match parfait. C’est très important dans une série comme celle-ci de bâtir ton jeu, et d’être meilleur de match en match. Ç’a été le cas contre Toronto, puis contre Winnipeg, et nous voulons maintenant le faire contre eux [les Golden Knights] lors des prochains matchs », a conclu Ducharme.

 

Bergevin en lice à titre de dg de l’année

Marc Bergevin du Canadien de Montréal est l’un des trois finalistes pour l’obtention du trophée Jim-Gregory, remis au directeur général de l’année dans la Ligue nationale de hockey. La LNH en a fait l’annonce jeudi matin. Les deux autres finalistes sont Lou Lamoriello, des Islanders de New York, lauréat l’an dernier, et Bill Zito, des Panthers de la Floride. L’identité du lauréat sera dévoilée le lundi 21 juin avant la tenue du cinquième match de la série entre les Islanders de New York et le Lightning de Tampa Bay. Depuis son arrivée avec le Tricolore en mai 2012, c’est la troisième fois que Bergevin se classe parmi les trois finalistes. Il avait terminé troisième au scrutin en 2013 et deuxième en 2014.


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