Brad Richards tient à sa réputation

Summerside, I.-P.-E. — Brad Richards du Lightning de Tampa Bay est en guerre ouverte avec un journal de sa province natale de l'Ile-du-Prince-Edouard après qu'il eut été écorché par un éditorial.

Le quotidien Summerside Journal-Pioneer a vilipendé Richards qui n'a pas signé d'autographes lors d'un défilé tenu cette semaine en son honneur. Le franc-tireur, lauréat du trophée Conn Smythe, a précisé qu'il n'accordrait plus d'interviews au petit quotidien, à moins que les dirigeants de ce dernier fassent des excuses. «C'est la pire chose que l'on ait écrite à mon sujet au plan personnel», a déclaré le joueur âgé de 24 ans, hier, lors d'un entretien téléphonique depuis la ville de Québec où il participait à un tournoi de golf pour une oeuvre de bienfaisance. «Ce n'est rien de moins qu'un coup de poignard dans le dos», a-t-il révélé.

L'éditorial du Journal-Pioneer s'est retrouvé dans les pages du quotidien mardi, lorsque se tenait la journée «Brad Richards» dans sa ville natale de Murray Harbour. Le journal reprochait la «conduite anti-sportive» de Richards qui n'a pas signé un seul autographe durant le défilé et la cérémonie qui a suivi lors de son passage dans sa province avec la coupe Stanley.

«C'est un geste qui a déçu des légions d'amateurs, fous de hockey», souligne le journal.

Selon Richards, ce dernier n'a pas signé d'autographes parce qu'il y avait trop de monde au défilé. «Il y avait 15 000 personnes, dit-il. Je ne peux signer 1000 autographes et dire aux autres personnes que je ne peux pas signer le leur. Partout ailleurs, je signe des autographes.»