Paul Maurice se porte à la défense de l’attaquant Mark Scheifele

La mise en échec de Mark Scheifele sur Jake Evans était «un coup violent, mais c’était un coup légal», affirme l’entraîneur-chef des Jets de Winnipeg.
Photo: John Woods La Presse canadienne La mise en échec de Mark Scheifele sur Jake Evans était «un coup violent, mais c’était un coup légal», affirme l’entraîneur-chef des Jets de Winnipeg.

L’entraîneur-chef des Jets de Winnipeg Paul Maurice s’est porté à la défense de l’attaquant Mark Scheifele, au lendemain de sa mise en échec vicieuse en fin de match aux dépens de l’attaquant du Canadien de Montréal Jake Evans.

« Tu dois faire tout ce que tu peux pour empêcher l’adversaire de marquer. C’était un coup violent, mais c’était un coup légal », a déclaré Maurice en visioconférence, jeudi.

Maurice a ajouté que selon lui, « ses patins [de Scheifele] sont restés sur la patinoire et ses bras étaient serrés contre son corps, donc c’était une mise en échec légale ».

Que ce contact soit légitime ou non, l’attaquant des Jets aura un entretien téléphonique pour assaut devant le Département de la sécurité des joueurs de la LNH un peu plus tard aujourd’hui.

Cette annonce signifie que Scheifele pourrait écoper d’une suspension maximale de 5 matchs ou d’une amende de plus de 5000 $ pour son coup aux dépens d’Evans, mercredi, dans la victoire de 5-3 du Canadien lors du match no 1 de la série finale de la section Nord.

Evans est resté étendu sur la glace pendant de longs moments après avoir encaissé une violente mise en échec de Scheifele pour marquer dans un filet désert avec 56,9 secondes à écouler.

L’attaquant des Jets a écopé une punition majeure pour assaut et une inconduite de partie pour son geste. Evans a quitté la patinoire sur une civière. L’attaquant était conscient et a été aperçu en mesure de bouger ses bras.

Dans le vestiaire des Jets, les joueurs ont indiqué qu’ils devront se serrer les coudes si jamais Scheifele est suspendu.

« Nous pourrions être privés de notre meilleur joueur pour un certain temps — nous avions vécu le même genre de situation dans la bulle à Toronto l’an dernier —, mais je crois que nous sommes beaucoup mieux équipés aujourd’hui pour faire face à ce genre de situation. Les gars devront élever leur niveau de jeu d’un cran [s’il est suspendu]. Il faudra rebondir et trouver une façon de gagner le prochain match. Ce sera un putain de gros match pour nous », a évoqué l’attaquant des Jets Andrew Copp.

Les Manitobains ont aussi tout fait afin d’éviter de s’aventurer dans une guerre de mots avec le Canadien, après que le défenseur Joel Edmundson ait prévenu que si Scheifele effectuait un retour dans la série, alors « nous ferons tout pour lui rendre la vie misérable ».

« Nous sommes simplement heureux qu’il (Evans) aille bien. Nous ne pouvons pas nous préoccuper de ce qu’ils peuvent dire ; nous devons simplement nous concentrer sur le prochain match », a noté Copp.

« Il faut qu’on tourne la page et qu’on se concentre sur le prochain match, car les séries éliminatoires sont en quelque sorte comme une partie d’échecs ; il faut constamment s’adapter », a renchéri le défenseur des Jets Josh Morrissey.

Alors qu’il attendait le verdict du Département de la sécurité des joueurs de la LNH, Scheifele a été observé vers la fin de l’entraînement des Jets en train de discuter avec Maurice, au centre de la patinoire. L’entraînement était optionnel, et plusieurs vétérans manquaient à l’appel, dont Paul Stastny, qui n’a pas pris part au match no 1.

Le match no 2 de la série aura lieu vendredi soir au Bell MTS Centre.

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