Jake Evans a subi une commotion cérébrale

Jake Evans a quitté la patinoire sur une civière à la suite d'une violente mise en échec de l'attaquant Mark Scheifele.
Photo: John Woods La Presse canadienne Jake Evans a quitté la patinoire sur une civière à la suite d'une violente mise en échec de l'attaquant Mark Scheifele.

Peu importe la sanction qui sera attribuée à l’attaquant des Jets de Winnipeg Mark Scheifele pour son geste vicieux aux dépens de Jake Evans, les joueurs du Canadien de Montréal n’appliqueront pas la loi du talion contre lui.

C’est ce qu’a affirmé l’entraîneur-chef par intérim Dominique Ducharme, après avoir révélé en visioconférence jeudi qu’Evans a subi une commotion cérébrale et qu’il sera à l’écart du jeu pour une période indéterminée.

« Il va mieux… Nous avons deux médecins avec nous, donc ils ont pris soin de lui [mercredi] soir et n’ont pas senti le besoin de l’amener à l’hôpital — ce qui est une bonne nouvelle. Il va très certainement manquer du temps, beaucoup de temps, mais c’est difficile à juger présentement », a-t-il mentionné.

Evans est resté étendu sur la glace pendant de longs moments après avoir encaissé une violente mise en échec de Scheifele pour marquer dans un filet désert avec 56,9 secondes à écouler au match qui s’est soldé 5-3 en faveur du Tricolore.

Evans a quitté la patinoire sur une civière. L’attaquant était conscient et a été aperçu en mesure de bouger ses bras. Pour sa part, l’attaquant des Jets a écopé une punition majeure pour assaut et une inconduite de partie pour son geste.

Ducharme a profité de l’occasion pour tenter de clarifier les propos menaçants du défenseur Joel Edmundson formulés la veille selon lesquels si Scheifele effectuait un retour dans la série, alors ses coéquipiers et lui allaient « lui rendre la vie misérable ».

« Le jour où il va mettre le pied sur la patinoire, ce que Joel voulait dire, c’est qu’on va être dans sa face, qu’on va être durs envers lui, mais à l’intérieur des règles. Nous sommes ici pour gagner une série », a déclaré Ducharme, qui a salué par la même occasion l’intervention de l’attaquant des Jets Nikolaj Ehlers — un joueur qu’il a dirigé chez les Mooseheads de Halifax, dans la LHJMQ — pour protéger Evans, étendu sur la patinoire.

« J’ai déjà dit que c’est difficile de retrouver nos émotions après avoir traversé une série de sept matchs, mais là, avec ça, ils viennent de nous allumer encore plus », a-t-il renchéri.

Les joueurs du Canadien ont ainsi tenu à dire que plutôt que de se laisser distraire par ce malheureux événement, ils s’en serviront pour faire payer les Jets autrement.

« Nous avons tous vu ce qui s’est produit [mercredi soir], et la meilleure façon de le venger [Evans] c’est de gagner cette série. Nous voulons donc nous assurer de jouer comme nous l’avons fait au cours des trois derniers matchs pour les faire payer », a ajouté le défenseur Jeff Petry.

« Je ne connais pas Mark [Scheifele] personnellement. Je le connais comme joueur. Les émotions sont vives en séries éliminatoires, et je sais qu’il voulait terminer sa mise en échec. Sa réaction immédiate a été de prendre conscience qu’il avait commis une erreur. C’est une mauvaise mise en échec. […] Tu ne peux pas frapper un autre joueur comme ça », a dit pour sa part Paul Byron, le représentant du Canadien à l’Association des joueurs de la LNH.

L’absence prolongée d’Evans signifie aussi qu’un joueur fera son entrée dans la formation lors du match no 2 de la série, qui aura lieu vendredi soir. Sans vouloir préciser ce qu’il fera, Ducharme a laissé entendre qu’Artturi Lehkonen est disponible, et qu’« il pourrait être là demain ».

Quatre matchs de suspension

L’attaquant Mark Scheifele a écopé d’une suspension de quatre parties pour son geste aux dépens de Jake Evans, a annoncé Département de la sécurité des joueurs de la LNH jeudi soir. Cette décision a été prise à l’issue d’un entretien téléphonique pour assaut devant les responsables du département. Plus tôt dans la journée, l’entraîneur-chef des Jets, Paul Maurice, s’était porté à la défense de son attaquant au lendemain de sa mise en échec vicieuse. « Tu dois faire tout ce que tu peux pour empêcher l’adversaire de marquer. C’était un coup violent, mais c’était un coup légal », a déclaré Maurice en visioconférence, jeudi. Maurice a ajouté que selon lui, « ses patins [de Scheifele] sont restés sur la patinoire et ses bras étaient serrés contre son corps, donc c’était une mise en échec légale ».

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