Les Maple Leafs ne feront pas de cadeau au Canadien

Si les Leafs parviennent à l’emporter samedi, alors ils gagneraient leur première série éliminatoire depuis 2004 — à l’époque où Mats Sundin portait encore la feuille d’érable.
Photo: Frank Gunn La Presse canadienne Si les Leafs parviennent à l’emporter samedi, alors ils gagneraient leur première série éliminatoire depuis 2004 — à l’époque où Mats Sundin portait encore la feuille d’érable.

Les Maple Leafs de Toronto veulent aborder le match numéro 6 de leur série de premier tour contre le Canadien de Montréal comme s’il s’agissait d’un proverbial « match sans lendemain ».

C’est du moins ce qu’ont déclaré l’attaquant Jason Spezza et le défenseur Zach Bogosian vendredi, au lendemain d’une défaite crève-cœur de 4-3 en prolongation qui a réduit l’écart à 3-2 dans la série en faveur des Torontois.

« Il faut qu’on joue avec la même énergie du désespoir qu’eux. C’est la clé. Ils savent que s’ils perdent, alors ils sont éliminés. Il faut jouer avec la même intensité qu’eux, et même plus encore. C’est la même mentalité que celle qu’il faut avoir lors d’un match numéro 7. Ce sera un match très important pour nous », a confié Spezza en visioconférence.

Les médias torontois ont toutefois rappelé à Spezza la fâcheuse habitude qu’ont les Leafs de décevoir dans les moments cruciaux. Après tout, depuis le printemps 2013, l’équipe a perdu ses six matchs à l’occasion de remporter une série.

Spezza croit néanmoins que son équipe a fait la démonstration qu’elle a « l’instinct du tueur ». « Nous l’avons montré hier [jeudi], après avoir tiré de l’arrière 0-3 dans le match. Nous avons refusé de baisser les bras, ce qui démontre la volonté de cette équipe. C’est ce qui a été transmis dans ce vestiaire cette saison : notre volonté de gagner, de freiner des séries de défaites. C’est de là que vient notre confiance », a résumé l’attaquant.

« Plein potentiel »

Un autre vétéran des Leafs, le défenseur Zach Bogosian, a vécu des situations semblables l’an dernier avec le Lightning de Tampa Bay, en route vers la conquête de la Coupe Stanley. Il compte d’ailleurs se servir des leçons de 2020 afin d’aider son équipe à progresser en séries.

« Il y a toujours des hauts et des bas en séries. Nous avons contrôlé une bonne partie de cette série, mais ils ont bien réagi hier [jeudi]. C’est la beauté des séries, et tu ne fais pas la bonne chose si tu ne ressens pas la pression de connaître du succès », a confié le vétéran âgé de 30 ans.

« Il [le Canadien] a joué avec l’énergie du désespoir, surtout en première période, et pour une raison ou une autre, nous sommes plutôt sortis à plat. […] Ils donneront tout ce qu’ils ont pour le reste de la série, donc il faudra nous rendre à Montréal demain [samedi] et jouer notre match numéro 6 comme s’il s’agissait d’un match numéro 7 », a-t-il renchéri.

L’entraîneur-chef des Leafs, Sheldon Keefe, avait toutefois un autre avis quant à la manière d’aborder le match de samedi au Centre Bell, devant 2500 spectateurs. « Il faut qu’on joue à notre plein potentiel — c’est ce qu’on a fait pendant la majeure partie de cette série. Il ne faut pas aborder ce match comme si c’était un match numéro 7, ni changer notre approche. Il faut qu’on se concentre sur notre jeu, pour atteindre notre plein potentiel. »

« Nous luttons pour prolonger notre saison. Nous voulons poursuivre notre route et atteindre la prochaine étape. C’est notre source de motivation, et la pression qui vient avec. C’est difficile de gagner une série, d’éliminer une équipe. […] Nous retournons maintenant sur la route, et il faudra profiter de l’occasion qui se présente à nous », a-t-il conclu.

Si les Leafs parviennent à l’emporter samedi, alors ils gagneraient leur première série éliminatoire depuis 2004 — à l’époque où Mats Sundin portait encore la feuille d’érable.

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