L'Impact pourrait augmenter son avance au sommet du classement

Montréal — Seul au premier rang de l'Association de l'Est à la suite des matchs du week-end, l'Impact de Montréal aura une chance d'augmenter son avance au classement cette semaine puisqu'il disputera deux matchs à domicile en trois soirs.

C'est ainsi que les Islanders de Porto Rico seront les visiteurs au Complexe sportif Claude Robillard, aujourd'hui, et que les Whitecaps de Vancouver suivront vendredi.

L'attaquant Eduardo Sebrango, qui avait marqué le but gagnant lors du match inaugural à Porto Rico, le 25 avril dernier, dans un gain de 2-0, semble avoir retrouvé la forme, ayant trouvé le fond du filet dans quatre des cinq plus récents matchs de l'Impact.

Après avoir marqué 18 buts en 2002, un record d'équipe, la saison de Sebrango avait pris fin le 23 juillet l'an dernier à cause d'une déchirure au ligament croisé du genou droit. Cette année, l'attaquant d'origine cubaine a un total de six buts et deux aides. Il est deuxième chez les marqueurs de l'équipe avec 14 points, un de moins que Fred Commodore.

«Maintenant je pense au premier rang, dit Sebrango en riant lorsqu'on lui demande s'il aspire à coiffer le classement des marqueurs de l'Impact, comme il l'avait fait en 2002. Mais je me rends compte avec l'expérience et avec ce que j'ai vécu l'an dernier que le soccer est avant tout un sport d'équipe. Oui, je veux marquer beaucoup de buts. Mais à mes yeux, c'est plus important que l'équipe connaisse une solide fin de saison, et que je continue avant tout de trouver des moyens d'améliorer certaines facettes de mon jeu.»

Pas facile

Même si son opération au genou remonte au 15 août dernier et qu'il s'est rétabli à temps pour le début de la présente saison, Sebrango admet que son retour au jeu n'a pas été facile.

«Au début, je ne jouais pas comme je le voulais, reconnaît Sebrango. Je n'étais pas à 100 %, ma cuisse me causait des problèmes. C'était frustrant et il a fallu du temps pour trouver ce qui n'allait pas. C'était un effet secondaire de l'opération.

«Ronny Varga, le physio de l'équipe, m'avait dit que je devais me considérer chanceux de jouer après ce que j'ai vécu, mais que si je continuais de travailler, ça finirait par se replacer. Et aujourd'hui je me sens bien. Je me suis dit que le passé était le passé, que je ne pouvais rien y changer. La chose la plus importante pour moi, c'était de retrouver la forme à temps pour les séries.»

Même si les Islanders forment une équipe d'expansion, ils ne seront pas à prendre à la légère. Après un début de saison où ils ont présenté un dossier de 0-6-2, ils ont remplacé Vitor Hugo Barros par Hugo Maradona, le frère de Diego, au poste d'entraîneur. Depuis, l'équipe présente une fiche améliorée de 5-7-4, en partie grâce à la prestation de l'ancien gardien de l'Impact Michael Ueltschey, qui a sept blanchissages en 12 départs et une moyenne de 1,35.

L'Impact sera par ailleurs privé du milieu Zé Roberto, suspendu pour les deux prochains matchs à cause d'une accumulation de cartons jaunes.