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L'aéroport de la capitale grecque se prépare aux JO - Séparer le blé olympique de l'ivraie touristique

Athènes — L'aéroport international d'Athènes (DAA) Elefthérios Vénizélos s'est mis en ordre de marche olympique hier, en adoptant pour des raisons de sécurité une stricte séparation entre ses passagers, d'un côté, et la famille olympique et les officiels, de l'autre.

«Le principe est que la famille olympique n'entre pas en contact avec les passagers "non propres"», relève Ioannis Parashis, directeur adjoint de l'aéroport. La règle sera évidemment aussi appliquée pour les chefs d'État et de gouvernement, accueillis dans une salle flambant neuve, inaugurée dimanche, à l'écart du terminal principal. Une trentaine d'entre eux sont attendus pour la cérémonie d'ouverture le 13 août, ont précisé les responsables de l'aéroport.

Cette séparation doit permettre que «tout se passe bien» et rendra aussi possible, en cas de coup dur, une évacuation «très rapide» des officiels, a souligné auprès de l'AFP un expert pour les questions de sécurité. «Nous sommes confiants mais ne relâchons pas notre vigilance», a-t-il affirmé.

Les quelque 70 000 membres de la famille olympique seront eux pris en charge dès leur arrivée dans une zone du terminal central dite «stérilisée», où ils pourront activer leurs accréditations dans trois centres, dotés d'un total de 50 terminaux, explique l'officier de police responsable du dispositif, Dimitris Tzouvaras.

Un casse-tête sur tous les plans

Quelque 2800 athlètes, entraîneurs, journalistes et parraineurs sont déjà arrivés depuis le 12 juillet, à des rythmes variables: 650 dimanche, et environ 150 attendus hier, dans l'attente du jour de pointe du 12 août, la veille de la cérémonie d'ouverture, avec entre 3000 et 4000 arrivées prévues.

Les arrivants seront ensuite dirigés vers des autobus spéciaux qui les conduiront à leur résidence et qui auront été contrôlés une dernière fois avant de les embarquer. Au total, quelque 500 employés et volontaires du comité organisateur (Athoc) sont chargés de cet accueil. Un millier de policiers ont été déployés à l'aéroport ces derniers jours pour sécuriser l'ensemble du dispositif, auxquels s'ajoutent 700 gardes non armés de l'aéroport chargés du contrôle des bagages, des passagers mais aussi de l'ensemble du site.

Le principal casse-tête des responsables a toutefois été de régler les départs, qui devraient se concentrer sur deux périodes de pointe, le 21 août, au milieu des Jeux, et surtout les 30 et 31 août, après la cérémonie de clôture, où de 8000 à 10 000 départs sont attendus. Pour satisfaire aux «exigences de plusieurs délégations» l'aéroport a mis en place une salle de «desserte expresse», à l'écart du terminal central, par où passera 90 % à 93 % de toute la famille olympique, dont «très probablement les Américains», relève M. Parashis.

Encore en travaux, cette salle préfabriquée compte 14 comptoirs, soit de quoi écouler 1000 départs par heure.

«Les arrivées se répartissent sur une quinzaine de jours, les départs se feront en deux ou trois, cela ne sera pas facile», même si les partants auront fait un «pré-enregistrement» la veille aux Village olympique, a souligné le même expert sécuritaire. Les bagages de la famille olympique seront également contrôlés la veille du départ. Au delà des impératifs sécuritaires, la direction de l'aéroport compte aussi avec cette organisation «minimiser le plus possible les retombées des Jeux sur le gros des passagers», alors que «la famille olympique représente moins de 10 % des quelque 1,7-1,8 million de voyageurs attendus en août», souligne M. Parashis.

Dans tous les cas, un terminal annexe a été aménagé en cas de surchauffe, avec huit comptoirs d'enregistrement.

Au total, 818 vols, dont 160 d'officiels et de personnalités, sont attendus le 12 août, soit quelque 72 000 passagers, et 854 le 30 août, soit 78 000 passagers. Pour tout le mois, le nombre de vols devrait s'élever à 21 500.