Corey Perry candidat du CH pour le trophée Bill-Masterton

Perry a reçu sept votes de première place et un vote de deuxième place pour accumuler 23 points lors du scrutin.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Perry a reçu sept votes de première place et un vote de deuxième place pour accumuler 23 points lors du scrutin.

À la mi-trentaine, avec une production et un temps de jeu moyen à la baisse, Corey Perry aurait pu accrocher ses patins l’automne dernier, après une défaite en finale de la Coupe Stanley avec les Stars de Dallas. Mais ce n’est pas parce qu’il a déjà tout gagné au cours de sa carrière qu’il n’a plus la même passion pour son métier.

Au cours de sa carrière, Perry a remporté la coupe Memorial, le Mondial junior, le Mondial senior, la Coupe du monde, l’or olympique et la coupe Stanley en 2007 avec les Ducks d’Anaheim.

« Quand vous gagnez une fois, vous voulez le faire à nouveau, a dit Perry en visioconférence ce week-end. Je suis passé près l’an dernier et ç’a fait mal. C’est ce qui me motive. »

C’est notamment en raison de cette passion que Perry a été élu candidat du Canadien pour le trophée Bill-Masterton par la section montréalaise de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel (PHWA). Le trophée Bill-Masterton est remis annuellement à un joueur de la LNH ayant fait preuve de persévérance, d’esprit sportif et de dévouement au hockey.

Perry a reçu sept votes de première place et un vote de deuxième place pour accumuler 23 points lors du scrutin. Josh Anderson a terminé au deuxième rang avec 16 points et Paul Byron au troisième avec 14 points.

Chaque équipe de la LNH nomme un candidat et les membres de la PHWA élisent ensuite le lauréat.

Perry a accepté un contrat d’une saison au salaire minimum de 750 000 $ US avec le Canadien, le 28 décembre. Il s’était dit encouragé par le parcours du Tricolore dans la bulle de la LNH l’été dernier, quand l’équipe montréalaise avait surpris les Penguins de Pittsburgh en ronde de qualification.

Après avoir commencé la saison au sein de l’équipe de réserve, Perry a finalement été inséré dans la formation du Canadien lors du sixième match. Il a été laissé de côté seulement deux fois par la suite, devenant un rouage important du Tricolore.

En 47 matchs avant celui de lundi contre les Oilers d’Edmonton, Perry a inscrit neuf buts et 12 aides dans un rôle de soutien.

« Il relève son jeu d’un cran dans les moments importants », a souligné l’entraîneur-chef par intérim Dominique Ducharme.

« Dans le vestiaire, sur le banc, il a sa façon de communiquer avec les joueurs, par son calme, par les mots qu’il choisit, sans trop en dire. Il n’est pas une "cheeleader" non plus. Mais quand les gars entendent Corey parler, c’est important et c’est toujours approprié. »

Amour du jeu et savoir-faire

Perry communique son savoir-faire, mais aussi son amour pour le hockey. Et cet amour, il l’a depuis longtemps.

« J’ai dit à mes parents quand j’étais âgé de trois ou quatre ans que j’allais jouer pour eux à la télévision. C’est un rêve devenu réalité et je veux continuer à vivre ce rêve, a raconté Perry. Je veux aller à la guerre avec mes coéquipiers. Cette camaraderie, c’est ce qui va me manquer quand ce sera terminé. »

Perry, qui célébrera son 36e anniversaire de naissance le 16 mai, a toutefois affirmé qu’il avait l’intention de poursuivre sa carrière la saison prochaine.

Il est l’un des 19 joueurs sélectionnés lors du repêchage de 2003 toujours actifs dans la LNH. Et même s’il a reconnu que ses rivaux étaient « plus forts, plus rapides et plus gros » qu’à ses débuts en 2005, il croit pouvoir continuer à contribuer aux succès de son équipe.

« Je me souviens à ma première saison avec les Ducks d’Anaheim, Teemu Selanne revenait d’une opération majeure à un genou et plusieurs remettaient son avenir en question, a raconté Perry. Il avait finalement récolté 90 points et marqué 40 buts.

« Ça m’a prouvé que si vous vous donnez corps et âme à votre travail, tout est possible », a-t-il conclu.

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