Rien n’est encore réglé pour la présentation du ​Grand Prix du Canada

Le Grand Prix du Canada est prévu le 13 juin sur le circuit Gilles-Villeneuve, sur l’île Notre-Dame. L’option d’un report à une date ultérieure n’est pas envisagée, puisque le calendrier compressé de la F1 cette année compte déjà un nombre record de 23 courses. 
Photo: Mazen Mahdi Agence France-Presse Le Grand Prix du Canada est prévu le 13 juin sur le circuit Gilles-Villeneuve, sur l’île Notre-Dame. L’option d’un report à une date ultérieure n’est pas envisagée, puisque le calendrier compressé de la F1 cette année compte déjà un nombre record de 23 courses. 

L’incertitude demeure sur la tenue du Grand Prix du Canada de Formule 1 en juin prochain. La F1 a sollicité les différents ordres de gouvernement afin d’obtenir 6 millions de dollars pour compenser les frais du promoteur local, obligé de présenter l’événement sans spectateur dans la foulée de la pandémie de COVID-19.

Ce dossier donne l’impression d’être une épine au pied des politiciens, qui en ont déjà plein les bras avec la gestion de la troisième vague du virus sans avoir à gérer cette nouvelle menace qui pèse sur l’avenir de la course montréalaise.

Legault est circonspect

Après la mairesse de Montréal, la veille, qui a dit n’avoir aucune marge de manœuvre pour allonger de l’argent, le premier ministre du Québec, François Legault, s’est montré circonspect dans ses commentaires. « Rien n’est réglé avec le Grand Prix de la F1, a-t-il dit lors de son point de presse, mardi. On nous dit que parce qu’il n’y aura pas de spectateur, il faudrait une compensation du gouvernement, alors que nous avons déjà beaucoup donné.

« Notre inquiétude, c’est que si nous n’avons pas le Grand Prix en 2021, qu’arrive-t-il de notre entente 2022-2029 ? Car n’oublions pas que le Grand Prix est l’événement qui a le plus de vraies retombées économiques. C’est de l’argent qui vient de l’étranger qui est dépensé ici. Et on s’assure toujours que l’aide donnée est inférieure aux vraies retombées. C’est tout ça qui fait l’objet des discussions en ce moment. »

M. Legault a plus tard reconnu que si ce n’était du danger de remettre en question la pérennité de l’entente, « je ne vois pas pourquoi on a besoin de ça — le Grand Prix — cette année ».

Trudeau reste vague

Plus tôt en matinée, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est pour sa part demeuré vague sur le sujet. « Je sais que des pourparlers sont en cours présentement, mais à chaque étape, notre priorité est la santé des Canadiens. Et c’est sur cette base que nous allons prendre les décisions. »

Sécuritaire ?

L’autre question soulevée est de déterminer s’il est sage de tenir l’événement dans le contexte des restrictions sanitaires actuelles. Même présenté à huis clos, le Grand Prix entraînera l’arrivée au pays de centaines de membres des équipes et de la F1, qui n’auront pas le temps de se soumettre à une quarantaine puisque le championnat tient une course le week-end précédent à Bakou, en Azerbaïdjan.

Questionné à ce sujet, le directeur national de santé publique du Québec s’est fait rassurant.

« Pour ce qui est de la tenue de l’événement à huis clos, il y aurait moyen de tenir la F1 sans porter préjudice à la santé publique », a affirmé le Dr Horacio Arruda.

« Pour ce qui est du risque d’importation du virus par des gens venus de l’extérieur sans quarantaine, ce sont des discussions en cours entre le Québec et le Canada, responsable de la mise en place de la quarantaine. Il va y avoir des évaluations faites pour être capable de faire l’analyse du risque. »

Le Grand Prix du Canada est prévu le 13 juin sur le circuit Gilles-Villeneuve, sur l’île Notre-Dame. L’option d’un report à une date ultérieure n’est pas envisagée, puisque le calendrier compressé de la F1 cette année compte déjà un nombre record de 23 courses.

Si Montréal doit passer la main, la F1 aurait déjà prévu un site de remplacement et la ville d’Istanbul, en Turquie, accueillerait l’épreuve.

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