Tour de France - Virenque entre vdans l'histoire

Paris — Pour l'histoire du Tour de France et ses partisans toujours plus nombreux au bord des routes, il n'aura porté qu'un seul maillot dans sa carrière: le blanc à pois rouge du meilleur grimpeur du Tour.

Dix ans après avoir enfilé sa première tunique de meilleur grimpeur, Richard Virenque est entré de plain-pied dans l'histoire du Tour de France, hier, en remportant pour la septième fois la tunique reconnaissable entre mille. Une septième fois qui pourrait aussi être sa dernière.

C'est jeudi dernier, sur les pentes des cols du Glandon et de la Madeleine, que l'enfant chéri de la Grande Boucle a définitivement conquis «son» maillot, dépassant ainsi au palmarès du Grand Prix de la montagne les sextuples vainqueurs Lucien Van Impe et Federico Bahamontes. Il l'avait récupéré le 14 juillet, après sa victoire à Saint-Flour marquée au sceau du panache. «Je sais de quoi ça parle le panache, je suis fait de ça», a confié le Varois de 34 ans à l'arrivée du Tour de France hier sur les Champs-Elysées.

En plus du titre de meilleur grimpeur du Tour de France 2004 (qu'il avait déjà remporté en 1994, 1995, 1996, 1997, 1999 et 2003), Virenque a également été distingué comme le «super combatif» du Tour cette année, grâce notamment à ses 422 kilomètres d'échappée. Mais ce qui le touche bien sûr le plus, c'est sa deuxième peau, le maillot à pois. «C'est la récompense de mon omniprésence dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Alpes, a déclaré Virenque. C'était une mission très difficile. Mais j'ai eu la chance d'être dans une très bonne condition physique sur ce Tour.»

Virenque est donc une nouvelle fois le meilleur grimpeur du Tour. Mais ce pourrait bien être la dernière. Sur les Champs-Elysées hier, Virenque a en effet répondu d'un très grave «ce n'est pas sûr» à la question de savoir s'il serait présent à nouveau sur les routes du Tour en 2005. Un peu plus tôt cette semaine, il avait affirmé: «On ne fait qu'un temps dans le vélo; j'ai marqué mon empreinte dans le Tour, c'est ce que je voulais».